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samedi 16 janvier 2016

Ecrire - Chronique de la gestation d'un univers

Bon, il faut que je vous dise quelque chose.
L'heure est grave.
(matinale surtout en ce qui me concerne. )

Serious business is serious.

Voilà, j'avoue tout, j'écrit un livre.

"Han mais comme tout le monde, genre TOUT LE MONDE écrit un livre, quoi. Tu savais que un français sur deux a un manuscrit inachevé dans ses tiroirs? Genre t'écris un livre, quoi. Tu vas quoi, faire deux trois chapitres et c'est fini? Non mais je te dis, tout le monde..." 

Chut.
Je t'entend penser, là, toi, devant ton écran.
Et dans mes tiroirs il y a surtout des legos et du lubrifiant.
(dans des tiroirs séparés et pas dans la même pièce, mais imaginez ce que vous voulez, petit dégoûtants, va, vous devriez avoir honte. )
Alors:
Même si je n'ai jamais atteint le saint Graal de la publication, et bien... Des livres, des romans, des "plus de 150 pages", j'en ai déjà écrit deux, ainsi que cinq nouvelles qui comptent plus ou moins comme sides stories de mes autres travaux.

Donc je sais ce que c'est qu'un travail de longue haleine, et un travail relativement fini.
Relativement pourquoi?
Parce que mes deux premiers romans ne sont à mes yeux pas assez "mûrs" pour que je les envoie à la publications (comprendre : que j'imprime ça en 15 exemplaires en hypothéquant mes reins et que je l'envoie à des éditeurs en priant les dieux des comités de lecture). Ils ont été écris à mes 17 et 20 ans, à peu près, et il y avait des tas de choses que je ne maîtrisait pas dans la méthode d'écriture et dans la manière d'agencer mes idées, sans parler de la fluidité d'écriture.

(ah, oui, et sinon, je connais les techniques à base de "il faut écrire un chapitre puis un résumé de ton livre", et les éditeurs que j'ai rencontré m'ont assuré qu'en France, c'était la mauvaise idée, ça se fait pas. En plus, travailler à postériorit comme ça, ça me fait flipper.)

Donc, bref, ceci étant précisé :

J'écris un livre.

Moi dans mes fantasmes.
En un poil plus Rimbaud.
Et j'avais envie de vous parler un peu de ma méthode d'écriture et de mon histoire littéraire.
(j'aime parler de moi. )
(mais c'est mon blog. )
(donc globalement de l’autosatisfaction en boite. )
(alors j'ai le droit. )
(et de mettre plein de parenthèses aussi, j'aime ça ajoute du suspense. )
(rassurez vous je n'écrit pas comme ça dans mes livres. )
(j'ai fini. )

Comme souvent dans ma vie, tout a commencé avec le Seigneur des anneaux.
De toute façon j'ai deux dates clés : 11 ans, Seigneurs des Anneaux, 13 ans, Bowie/Placebo.
Sorti de là, c'est tout.

Donc, Après le Seigneur des anneaux, j'ai décidé que je voulais être Tolkien et bosser pour Peter Jackson. Parce que, je le rappelle, j'avais 11 ans.
Bosser pour Peter Jackson, comme motivation, ça m'a demandé de me mettre à balle au dessin. Et ce fut un succès.
Etre Tolkien, c'était plus difficile.
Il fallait écrire. 
La brillance de cette déduction me stupéfie rétroactivement.
J'étais déjà un génie X3 

Bref.
J'ai donc commencé à écrire une saga de science fiction.
Ouaih, à 11 ans, à la fraîche.
Parce que j'aimais bien Star Wars et que je pensais que faire de la fantasy dans l'espace c'était cool.
(j'avais plus ou moins raison, cela dit. )

Mais malheureusement pour moi, je me suis rendu compte d'un truc:
Autant les cent cinquante mille contraintes imposées par la rigoureuse écriture d'un bouquin de med-fan (en vrac : les peuples, leurs physiologies, leurs langues, cultures, écritures, tenir compte des cartes, des latitudes, etc, etc...) ne me dérangent pas, surtout que, en fan de Tolkien qui se respecte je suis plus du côté des "recherches, cartes et linguistique" que "yolo ça passe, les elfes c'est tout pareil tfaçon".
Autant, à écrire, les contraintes de la SF ça me fait chier. Mais genre: CHIER.
Imaginer les vaisseaux, les développements d'énergies, les voyages spatiaux, twister la science pour que "ça passe en mode suspension d'incrédulité", gérer les déplacements, les éventuelles batailles spatiales... Et bien ça me gave.
J'ai pas le niveau scientifique pour écrire de la hard SF, et le space opéra (je schématise, ne me frappez pas les puristes) ça me demande de jeter à la poubelles les heures et les heures passées à écouter un grand père physicien me parler d'espace et des lois physiques de l'univers.

Et c'était pas assez bucolique pour moi.
La linguistique ça s'efface vite devant des gros vaisseaux chromés.
Un jour peut-être que j'arriverais à trouver cet équilibre, mais bon, j'avais 11 ans.

Donc, j'ai prit mes personnages, et je les ai transféré joliment dans un univers de Fantasy.

Moi tel que je me voyais à l'époque.
J'écrivais tout à la main.
Dans des cahiers bleus 96 pages.
J'en ai noirci une bonne demie douzaine mine de rien.


Je m'y suis beaucoup plus épanoui.
Et j'ai commencé un travail de tâcheron que je trouve encore incroyable de m'être imposé à l'époque.

J'ai créé une dizaine de peuples, leur caractéristiques physiques selon leurs environnements et zones géographiques, j'ai dessiné des cartes, inventé des alphabet et des grammaires...
J'ai encore tout très précieusement, ce travail est la base de tout mes autres travaux, et même si c'était un peu (un peu, hein) ambitieux pour un aspirant Tolkienniste de 11 ans, c'était un putain de travail ta mère.
Et surtout, c'était l'idéal pour moi:
Je pouvais dessiner mes personnages. Et finalement je m'appuyais autant sur le dessin pour écrire que l'inverse.
Ce tic, je l'ai gardé. Tout mes personnages de toutes mes histoires sont dessinés, au moins une fois, ou du moins, s'ils ne le sont pas, je peux le faire. Si je n'ai pas dans la tête le modèle 3D d'un perso, de la forme de son nez à ses expressions faciales en passant par la taille de ses mains, je n'écris pas à son sujet. Et je vous raconte pas la déformation quand j'ai commencé à faire des story boards. Toutes mes batailles sont écrites selon story board.
... je travaille beaucoup.
Et j'ai probablement besoin d'un médecin pour régler mes problèmes d'anxiété et de control freak.

Bref.
A l'époque, modeste, je prévoyais environs 1200 à 1500 pages (oui, avec les deux zéros).
Evidemment, je n'ai pas fini ce travail de fou.
(au collège, non mais ça va pas? )

Mais j'avais prit le virus.
Créer des mondes. C'était devenu une drogue.
Une putain de drogue dure. 

Writing writing writing writing yeay

C'était plus la satisfactions de vivre totalement des aventures avec mes personnages que d'écrire.
Je n'écrivais pas pour montrer ce que j'écrivais, mais surtout pour transférer mes émotions et les canaliser.
Mes frustrations, mes joies, mes soucis, mes rêves, toutes ces choses que je n'arrivais pas à dire, je les transformait en personnages. Et je leur faisait vivre des histoires.
Awesomes de préférence.

Etant donné que de mes 8 à mes 13 ans et de mes 17 à 21 ans j'étais dans deux cycles de dépression sévères, j'ai tué énormément de personnages.
(RIP les mecs. )

A l'époque des Chroniques (le pavé dantesque de mes 11 ans) mes techniques de boulot c'était un peu genre "oui alors je vais faire un énorme travail de construction d'Univers, et je vois à peu près où je vais dans le scénario, de toute façon c'est un voyage initiatique alors le scénar va juste suivre la carte, ça passe. "
Inutile de dire que comme première expérience, sans filet et tout, c'était excessivement foireux comme approche.
Surtout avec une compagnie de onze personnages. ONZE. OUI.

Bref.
J'ai laissé tomber, réaliste.

Puis je suis arrivé au lycée.
You-Pi.
Moi me souvenant du Lycée.
(pour faire vrai il faudrait aussi un gif ou je hurle de manière
frénétique, mais j'ai une dignité. ) 

Donc, le lycée.

J'ai rencontré des gens très bien.Voilà. C'était pour le point positif.

Sinon comme j'ai fait là bas la pire période de dépression de ma vie, en mode je mangeais pas et toutes les nuits je me demandais si en espérant assez fort je pourrais sortir de mon corps pour ne jamais en revenir, en osant pas me suicider de peur que si jamais je me loupe et que par chance je sorte de cet enfer un jour je garde des séquelles de ces conneries, mais qu'à choisir je prendrais plutôt les médocs.... Bref...
Un aperçu de ce qui tournait dans ma tête toute la journée.
Et j'ai même pas viré ado émo pendant cette période. Je m'habillais tout en noir, mais le plus osé que j'ai fait jusqu'à mes vingt ans ça a été des mitaines. Mes photos d'adolescence sont des photos de la dignité, ouf.
Je ressemblait vaguement à un bassiste de métal, avec des cheveux très longs noirs et mince comme un haricot vert sec. (l'air malade livré avec. )

Je peux sans trop m'avancer dire que si je n'avais pas eu l'écriture (et la musique) à cette époque, j'aurais sans doute fini à l'hôpital en nervous breakdown.
C'est là que j'ai écrit mon premier roman.
Ca parlait de passage à l'âge adulte, de drogue, de meurtre, de repentir, etc...
Pas dans une optique "ado en pleurs écrit son premier roman gothique lol Marilyn Manson". Et j'y ai rejeté un œil avant d'affirmer ça.
C'était quatre histoires de jeunes adultes, dans les 19-25 ans, qui vivaient chacun des histoires violentes les mettant face à des choix difficiles. Le jeune truand qui regrettait d'avoir sombré si loin dans la violence, le petit mec qui fuyait une famille dangereuse, la femme qui retrouvait son unique amour tombé dans la drogue, etc...
La joie, donc.

J'étais plus dans l'exploration de la psyché humaine que dans l'auto-flagellation.
Ecrire me permettait de m'évader.
Je prenais des personnages avec des histoires de merde, et je les faisait s'en sortir, tendre vers le meilleur.
(et j'avais fait énormément de recherches sur les milieux dont je parlais dans mes histoires, allant jusqu'à me farcir des dossiers médicaux entier sur les psychotropes et leurs effets, ce qui a été une prévention des plus efficaces, je n'ai jamais touché à rien. )

...
Et puis comme j'avais moi-même peu d'espoir de m'en sortir à cette époque ils mourraient évidemment tous à la fin dans un fatalisme assez désespérant.
(mais y'a un plot twist, cela dit. )

Voilà.
Le bonheur incarné. 

Moi dans mes oeuvres, année 2007. 

Sur ces heureuses entrefaites et ayant jugé que mon boulot qui fut fini au bout de pas mal de pages (que j'avais commencé à écrire à la main, mais au milieu j'avais abdiqué, passé des soirées entière à tout retranscrire sur ordinateur et fini d'écrire de la même façon) était pas vraiment bon à mes yeux, j'ai tout entreposé, feuilles manuscrites comprises, dans un dossier à côté de mes travaux de collège.
Mes impôts sont en vrac dans un carton, mais mon boulot d'écriture est annoté et classifié par année, et ouaih.
Sens des priorités, tout ça.
(et vu qu'à l'époque je tapais mes textes sous windows 98, j'imprimais tout tellement je flippais ma race de tout perdre. )
(j'ai eu raison. )
(bénie soit la technologie usb. )

Puis je suis arrivé à la fac.
Là j'avais plus vraiment de projet d'écriture, vu que mon projet de vie de ce moment là c'était plutôt "aller zoner avec ma meilleure pote entre son appart et les quais de Dobor en attendant d'avoir l'âge de rentrer en école d'art".
(rapport au projet de vie Peter Jackson qui suivait tranquillement son cours. )

Un jour on a eu une amie qui est entré en hôpital psy.
Alice, elle s'appelait.
Avec ma meilleure amie, on a décidé d'écrire une histoire pour elle, une petite nouvelle.
Pour faire court, ma meilleure amie a pas vraiment eu le temps d'écrire beaucoup, mais moi je suis mis à fond dedans.
L'histoire me passionnait.
J'ai écrit la nouvelle d'une trentaine de pages en quelques jours.

Puis ça a été la frénésie.
De cette histoire j'en ai brodé une suite, puis une secondes partie, puis un épilogue.
J'ai créé des personnages, je leur ai inventé des décors, et ce pendant deux ans entier de ma vie. J'ai été totalement dévoué à cette histoire.
Prologue, Partie un, partie deux. Epilogue.

Ca a été l'expérience d'écriture la plus formatrice de ma vie.

ouaih, pareil.

Il a fallut que j'affine mes techniques.
Je ne pouvais plus vraiment me lancer à l'aveugle "tout va bien je sais où je vais". Les personnages devenant trop consistants, trop développés.
Ils se mettaient à avoir dans leurs interactions et dans leurs comportements des réactions trop complexes pour que je puisse écrire sans autre repère que "la fin ça doit être ça".
J'ai du faire des courbes d'histoires, des chronologies, des arcs narratifs, et me mettre des points de repère.

C'était vraiment, vraiment formateur.
J'ai d'abord écrit le prologue (oui.) puis le début de la partie un. Ensuite, l'épilogue, pour avoir un point de chute défini. (dans cet histoire vu que tout tournait autours des réactions des personnages dans cette séquence, le but c'était que le cheminement soit cohérent jusqu'à cette partie, donc je l'ai écrite pour qu'elle me serve de mètre étalon en quelque sorte).
J'ai fini la partie un.
Et puis j'ai écrit la partie deux.
(pour être honnête il doit me manquer dix pages en tout après réécriture pour faire un lien propre entre tout ça, mais c'est juste du retravail. )

L'Histoire commençait avec un déclencheur fantastique (et pas fantasy) qui n'intervenait qu'au début et à la fin, le reste étant une histoire "normale".
Ca parle de la vie d'un musicien. De son départ en tant que petit con borné jusqu’à ce qu'il se décide à se prendre en main et qu'il finisse en génie de la musique, et fasse un choix assez radical.
Le livre parle de ça.
De la conséquence des choix, de la grandeur et de la chute.
D'ados persuadés d'avoir raison et qui se retrouvent adultes sans trop savoir comment.

Et j'en suis vachement fier.
Ouaih.

La fierté.
(ou une choré just dance)
(au choix. ) 

Disons que c'est plus dans la forme que dans le fond que je manque de satisfaction pour ce travail.
C'est mon écriture que je trouve trop immature pour la gravité des sujets abordés.
Ma manière de dire les phrases, plus que les phrases que j'ai écrit.
(si c'est pas clair, je suis en pleine nuit blanche et j'ai froid. donc na. )

Ce roman m'a permit d'aborder ce qui est et reste mon grand projet.
(je ne parle pas plus que ça, et volontairement de ce qui est dans mes livres ou de mes personnages. parce que tout est lié à ce projet, qui est en quelque sorte la clé de voûte de toutes mes histoires. )
Une trentaine de personnages, une dizaine de nouvelles, une histoire en 5 parties (je ne raisonne pas en volume puisque qu'éditeur c'est pas mon boulot), des recherches graphiques dans trois cartons à dessins qui dégueulent, un cahier rien que pour les trames historiques et détails importants de l'histoire.
Bref.
Un très gros morceau.

Ce qui me manque c'est le temps.
J'ai tout, du début à la fin, même les schémas techniques des batailles, et le découpage ('plus ou moins faut que je revoit ça) par chapitres.
Mais j'ai pas le temps de le travailler, et surtout, je pense pas que commencer à se jeter à corps perdu dans une histoire gargantuesque comme celle là sans avoir rien publié d'abord soit foncièrement une bonne idée.

Parce qu'à force, on m'a fait comprendre (ma famille, mes potes qui m'ont menacé (sans rire) pour lire "le truc sur lequel tu passes toute ta vie, avec des pans entiers de murs recouverts de recherches et de chronologies là, tu fais lire ou je fume ton pc", et les gens des trucs auquel j'ai envoyé quelques nouvelles pour des concours histoire d'écrire autre chose de temps en temps) que ce serait PAS MAL que je publie un truc.

"-non mais j'écrit pour moi."
"-va crever t'as du talent, publie, pute. "
"-non mais euh... j'ai pas fini, mes autres projets sont vieux, et puis..."
"-ben écrit autre chose. et envoie le. fait pas chier. "
"-mais attend je..."
"-tcht. Exécution." 





Et puis j'ai rencontré un éditeur d'une moyenne maison d'édition, qui m'a un peu mit le pied à l'étrier (sans rien me promettre, faut pas déconner) et je me suis dit qu'avec les bons retours que j'avais eu (j'ai gagné quelques concours, trucs comme ça, rien de transcendant, mais bon... ) et ça, bah...
J'allais m'y mettre.

Et depuis octobre, j'y suis.
J'ai reprit une nouvelle qui me titillait depuis plusieurs années, et j'ai écrit la suite.

Comprendre :
J'ai un carnet avec quarante pages de déroulés, chapitres par chapitres, des annotations sur les persos, des recherches graphiques, et des pages de mythologie.
Après trois semaines de recherches, je m'y suis lancé.

J'y travaille (sans compter les fêtes parce que pas glop) entre six et huit heures par jour environs trois jours par semaine, dès que je peux.
Pour l'Histoire, ça reste du fantastico-fantasy ("ish" ) et ça parle d'un bibliothécaire ranci qui se retrouve face à un être sorti d'un livre et embarqué dans un voyage pas banal pour affronter les Dieux.
(Jean-Michel 4ème-de-couv', c'est moi! )

J'ai une méthode de travail bien rodée maintenant. Propre. Et pour l'instant, sur 23 chapitres, j'en suis à 14.
J'écrit entre 5 et 7 pages par session, en sachant que mes chapitres font une dizaine de pages (word en times 11) (pour ceux à qui ça parle une page de ça doit faire 3 pages de Twilight) (ou quatre pages de Nuances de Grey) *vomissements* et que je relis et retouche les pages de la veille avant chaque session pour me remettre dans le bain.


Voilà...
J'écris un livre...
C'est mon bébé.

J'ai prit l'habitude de dire qu'écrire un livre, c'est être enceinte d'un univers.
Et c'est vraiment comme ça que je le sens.
Cette histoire a remplit ma vie.
Je connais les personnages, je les sens, je vis leurs aventures avec eux.
Et c'est un bonheur sans fin.

C'est le premier livre que j'affine autant dès le départ, c'est le premier livre que j'écrit qui est uniquement destiné, en plus de mon plaisir personnel, à la publication.
J'essaie de faire de mon mieux.

Et je dois vous dire que pour le moment, je suis assez fier de moi...
Je vous dirais quand je l'aurais fini.
Et sans spoil, moi aussi j'ai grandit, et je ne tue plus tout mes personnages.

A bientôt.
Et si vous écrivez, persévérez, écrivez, même pour vous, ça fait du bien à l'âme.
Je vous embrasse. 



vendredi 16 octobre 2015

De l'identité et du renouveau, genre et coolness.

Cela va maintenant faire plusieurs éternités que je n'ai pas écrit sur ce blog.

J'ai écrit des articles, mais pas publié.
Parce que mon matos est éparpillé aux quatre coins de la galaxies (mon appart, mais ça sonne plus awesome) et que mes gifs ne sont pas sur le même PC que le reste de ma vie.
Un de mes PCs est mort, c'était mon outil de travail, et depuis, la vie est DIFFICILE.

Néanmoins je remercie les gens qui viennent encore alimenter mon traffic.
(qui diable êtes vous? je vous aime. )

Entre temps des choses se sont passée.
Je vais me marier. Ouaih.
J'ai changé de taff. Deux fois. Parce que j'ai besoin d'argent.
J'ai fait beaucoup de photo, un court métrage est en préparation.

Et j'avais surtout besoin de temps pour moi.
Je n'avais rien de constructif à dire ici parce que j'étais prit dans trois milliards de projets absolument dantesque, et que passer des heures à écrire des articles rognait juste sur du sommeil qui me manquait.

Et puis il me fallait réfléchir.
A plein de choses.
A mon malaise avec mon corps, notamment. A plein de choses liées à ma féminité qui me dérangeaient énormément. D'autant plus que je prenait de plus en plus l'habitude de sortir dans la rue avec des habits masculins.
Et plein de souvenirs qui me dérangeaient.
Mes crises de larmes au lycée quand j'ai comprit que j'étais enfermé dans un corps genré, que ma seule option n'étais pas d'être David Bowie mais une de ses groupies (bon j'exagère mais quand on a 16 ans, on dramatise un poil. )

Cette année j'ai fait ma rencontre avec mon binder, qui sert à gommer les seins chez une femme, et à sortir dans la rue en tant qu'homme.
Et la paix d'être masculin.
De ne pas se faire harceler constamment. Ni siffler. Ni toucher.
...
Forcément un mec d'un mètre quatre-vingt-cinq plutôt musclé avec une crête, tu lui casses moins les roudoudous qu'une grande nana aux cheveux rasés avec un mini short.
(ah oui, la crête en tant que femme ça semble avoir sonné l'ouverture de l'open bar du tripotage. tout le monde me touche. c'est quoi votre putain de problème?? )

Mettre une robe avec un binder a été l'expérience la plus jouissive du monde, en ce qui me concerne.

J'ai toujours été fasciné par la différence qu'on assigne aux hommes et aux femmes.
Surtout qu'avec ma taille, j'obtient toujours un statu de "femme grande" avec des "oui mais toi t'es comme un mec, je veux dire, t'es pas vraiment une femme tu peux faire des trucs comme nous."
...
Comme de se gratter les couilles en jouant à fifa? Non mais tant qu'on est dans le cliché.
En réalité ces gens parlent de travaux physiques mais avec ma musculature de poisson mort (et pas le fier espadon, non, la frêle ablette plutôt.) et mon montage en kit leader price, j'ai la capacité physique de deux enfants de maternelle au maximum.
Virilité de façade, et féminité reniée par ma taille, tu parles d'un cadeau.

Mais y'aura toujours un connard pour me rappeller que je fais du bonnet D.
Que je suis pas une meuf mais que mes nichons feraient un super sex toy autours de sa bite.
...
Que de flatteries.

Quand je rêve, je suis toujours un homme.
Toujours.
Ou alors un entre-deux.
Mais je ne suis jamais une femme. Jamais.

Je ne me sens pas à l'aise dans l'unilatéralité de ce qu'on demande à une femme, et dans le cliché d'être un homme, j'ai un peu envie de vomir.
Le Roi avec qui je vis s'en débrouille pas mal. Et je suis très fier de lui.

Néanmoins en prenant, en clamant totalement ma féminité c'est quelque chose que j'ai l'impression d'usurper.
Je ne me sens pas 100% femme.
Et je ne me sens pas homme.

Il y a énormément de négativité et d’agressivité dans le milieu LGBT, ou les trans et les autres se tirent dans les pattes et ont des clichés absolus les uns envers les autres. Ou envers les sexes, et ce qui leur est demandé dans tel ou tel rôle.

Je ne me sens pas comme ça.
Je me sens calme dans mon refus d'une assignation.
Je me fiche qu'on m'appelle madame et ça me fait plaisir qu'on m'appelle monsieur.
Je préfère écrire au "masculin neutre" parce que je me sens plus légitime comme ça, mais je jouerais toujours une fille sur Fable 3.

Je me désigne comme agenré. Ou Genderfluid.
Honnètement je m'en tape.
J'ai des jours où je vais pleurer de bonheur devant une robe et des jours ou je vais sortir en punk dégueulasse avec des vêtements d'hommes.
Ou parfois en habits d'homme le matin et en pin up le soir.

Je n'ai aucun soucis avec ça.
Depuis des années en fait.
C'est juste les mots qui me manquaient.


Je vais bien avec moi-même, j'allais mal avec des assignations qui me mettaient mal à l'aise.
Je me perdais pas mal dans une apparence schizophrénique qui me faisait me poser des questions sur plein de choses. Mais au final j'ai résolu les questions et gardé l'apparence qui me fait me sentir un chouette être humain.
Je ne vais pas aller le crier sur tous les toits (quoique faire un article... ) mais je ne vais pas le cacher parce que ça me gonfle.

Je me sens bien.
Et je m'en fiche maintenant, j'ai mit des mots sur mes interrogations.
Et je peux me rouler dans des jeans oversized de mec avec un haut à paillette. Et je trouve ça trop cool.
(j'ai du même coup comprit d'où me venaient mes lubies d'écriture et tout va bien. )

\o/
Pour cette rentrée du blog:
Be awesome, and love yourself.


(article en vrac parce que je voulais tout ça spontané, et le retour des gifs fous quand j'aurais fait mes transferts de pc. )

vendredi 13 février 2015

Mon amour


Mon amour.

Mon amour aujourd'hui c'est la Saint Valentin, et nous n'allons rient faire de plus que les autres jours car c'est une journée comme les autres dans notre histoire qui dure depuis un petit bout de temps. Un jour comme les autres avec toi c'est tout sauf un jour ordinaire.
On m'objectera que écrire un article pour étaler notre relation à la face du monde est excessivement putassier mais je n'en ai cure. C'est parfois dans la démonstration publique qu'on peut rendre justice correctement à une belle histoire. Et à mes yeux la notre peut tout à fait être lancée comme une bouteille à la mer sur l'océan vaste d'internet, j'irais la hurler au monde entier pour que tout le monde sache que je t'aime et que c'est beau et que c'est vrai.

Ca fait maintenant un peux plus de deux ans que je me suis rendue compte que j'étais amoureuse de toi, un peu plus de deux ans qu'on s'est mit ensemble, bientôt deux ans qu'on habite sous le même toit, et quelques mois qu'on est pacsés.

Deux ans que les gens accolent nos deux noms comme si notre histoire allait de soi.
Est-ce que notre histoire allait de soi?
...
Oui et non.

Oui parce que on le sait toi et moi nos âmes se sont cherchées de vies en vies et nous continuerons à nous aimer après notre mort. Parce que c'est toi, parce que c'est moi et parce que dans l'univers des possibles le lien entre nous brillait plus fort que tout les autres.

Non parce que je suis une sale malade mentale et toi un adolescent blessé au coeur fragile. Parce que les angoisses de nos âmes d'enfants assoiffés peuvent parfois renverser toute notre raison.

Oui parce qu'on est calmes et trop vieux, trop fatigués déjà, et qu'on ne veut pas perdre cette oasis de paix dans un monde dégénéré, oui parce qu'on est pas fous.

Non parce que la passion et l'amour nous rendent fous, et peuvent nous faire perdre toute la raison patiemment construites. Non parce que cette histoire a parfois été trop forte pour nous quitte à nous faire perdre les pédales pour pas grand chose.

Oui parce qu'on s'aime tellement.
Non parce qu'on s'aime trop.

Finalement, c'est la parole qui nous a uni et c'est la parole qui nous a sauvé.
Ce n'est pas de ton corps dont je suis tombée amoureuse c'est de tes mots et de ta gentillesse. C'est des heures et des heures à parler avec toi, des conversations sans fin, presque trois ans maintenant de discussions et d'attentions l'un envers l'autre. Tu as été celui qui m'a sorti de l'obscurité, et je sais maintenant que je peux prétendre avoir fait la même chose pour toi.
A une époque les mots ont tissés le lien qui nous unit maintenant, et ton existence, ta parole, tes pensées, sont devenues pour moi ce qui était le plus important sur cette terre.
Et quand on a failli se perdre, ces rares fois où on a perdu pied, perdu de vue la valeur de cette histoire, c'est la parole qui nous a réuni. Parler, parler, expliquer, s'écouter.
Je sais qu'on a survécu grâce à cette empathie et cette capacité à s'écouter l'un l'autre.
Je ne veux jamais cesser de te parler, jamais cesser de t'écouter.

Tu es un univers entier s'accrochant au mien et je veux continuer à te découvrir.

Nous avons cette chance rare de posséder un amour qui nous fait chacun mettre la vie de l'autre et son bonheur au dessus du nôtre, et notre bonheur est un fragile équilibre qu'il nous faut quotidiennement apprivoiser.
Mais quand je nous voit prendre soin l'un de l'autre, arriver à mettre nos orgueils, nos égos de côtés pour mieux construire cette histoire, je me dis qu'on va y arriver de mieux en mieux.
Nos folies respectives nous permettrons de ne pas nous lasser.

C'est de la chance oui. Une chance démentielle que nous avons et je sais que nous en avons conscience.
Je sais que chaque fois qu'on se dit "je t'aime", on le pense. Ce n'est pas un réflexe, pas un "moi aussi" lancé dans le vide par automatisme.
J'ai confiance en toi. Je t'ai confié ma vie. Je t'ai confié mes chats, mes petits, et je t'ai confié mes secrets. Tu as confiance en moi, et je le sais, et je protège cette confiance.

Tu es la personne avec qui vieillir peut-être intéressant, avec qui la vie peut-être passionnante, avec qui je sais que je pourrais faire un bébé licorne et être une maman tout en restant ton amoureuse et avec qui je pourrais aller vivre quelque part ailleurs dans le monde et fonder notre royaume d'os, d'épine et de chats.
Tu es mon Roi

Et je t'aime.
Je voulais te le dire.
Te remercier d'être l'être exceptionnel que tu es, si gentil et doux et fort et drôle. De veiller sur moi comme j'essaie de veiller sur toi.

Bonne fête des amoureux.
Parce que je n'arrivais plus à écrire sur ce blog tellement le monde est fou et me dégoûte et que finalement la seule chose que je peux y mettre c'est tout cet amour que j'ai pour toi, histoire de laver un peu cette haine que je vois partout.


PS : merci beaucoup aux très gentilles personnes qui m'ont msi des commentaires, c'est adorable, vous êtes super :) je ne viens pas beaucoup sur la plateforme quand je n'écrit pas mais je voulais vous remercier quand même.

jeudi 25 septembre 2014

Le Pacs, l'amour pour les nuls, le bordel.


Hey.


Avant de commencer cet article je voudrais faire un petit aparté.

A la personne qui m'a laissé une demi douzaine de commentaires sur mes articles il y a peu (et à qui j'ai d'ailleurs répondu.) :

Que tu  apprécies mon blog est une chose, mais me définir par ce que je raconte sur mon ici= ahah. 
Je veux bien ton opinion, mais ne te permet en aucun cas de me juger comme si on était potes irl et de me sermonner comme si j'étais ta nièce de 12 ans. Bien à toi.

Et aussi

Je met des gifs à la con si je veux.
Rien que pour toi : chicken dance.


:
Bien.Contrairement à ces débuts un peu froids, nous allons ici parler d'amûûûûûr.
(je sais que je fais régulièrement des apartés pour les gens qui commentent mais sinon j'ai aucune certitude que ça soit lu. Voila. des bisous je vous aime.)

Donc, je me suis pacsée il y a quelques jours.
(une semaine en fait je crois. je ne sais plus. Dieux que les jours s'écoulent vite quand on s'amuse.)
(ou quand on soigne son trop plein de fatigue à glander devant Arte.)
(je regarde Arte, ouaih, je vous emmerde. En replay même. TV is for movies. )

Et c'était...
Hum...
C'était...

RAH putain c'était fatiguant, et si je compte la dose d'épuisement d'un Pacs fait à l'arrache je veux même pas savoir pour un mariage préparé des mois à l'avance...

Voila.
Nous après le Pacs.
Meh.

Alors.
Le jour dit (un vendredi il me semble), tout guillerets, voila t'y pas qu'on se lève, avec la tête un peu dans l'cul vu qu'on avait pas dormir de la nuit à cause de l'anticipation.
(n'ayant aucune confiance dans les institutions juridiques, j'ai rêvé toute la nuit qu'on nous disait que c'était pas bon, et qu'il fallait rentrer chez nous refaire les papiers.)

On se lève et on met 4 plombes à s'habiller.
Parce que, tels Gomez et Morticia, on allait pas y aller habillés en ploucs.

Donc on est partis en avance pour.
Hum.
Faire des photocopies.

...
Oui non mais faire les photocopies des cartes d'identités à l'avance, c'est pour les faible, hein.
*se racle la gorge*
Bref.

On est donc partis, bras dessus et bras dessous, en faisant se poiler la race des passants.
Non parce que je suis grande et que le Roi est de taille normale. Alors je le dépasse de quelques centimètres et les gens trouvent ça hilarant.
Je devrais m'installer comme amuseur public.
(d'ailleurs une autre preuve que les gens n'ont aucune retenue, les ptit malins qui me trouvent super exotique et qui me prennent en photo dans Dobor font bien de courir vite... C'est un conseil...)

Et comme on était partis bien en avance quand même, le temps de faire tout le chemin à pied n'a rien changé, et on s'est retrouvés au tribunal avec une demi heure d'avance.

On a attendu.
On était prêts.

Ah, oui, au fait, pour les naïfs (dont certains de mes amis) qui croient avec une touchante innocence que les pacs se font à la mairie:
NON.

Ils ont lieu dans un placard, dans un placard.

Rectification:
Dans un placard au tribunal d'instance.
Qui est donc un placard administratif, planqué au fin fond de la ville.

Allez, je suis mauvaise langue, y'a quand même un portique de sécurité.
(qui sert sans doute à empêcher les mécontent d'aller braquer le placard.)
Et que je n'aime pas passer parce que je porte mon poids en métal rien que sur les mains et que donc ça sonne toujours.
Néanmoins, là, le vigile n'a pas essayé de me fouiller vu que je ne portais rien d'autre qu'une robe très courte avec des collants, à part mater dans mes boobs, y'avait peu de chance que je porte une arme. Même un couteau suisse.
Et ça s'fait ptètre pas de fouiller les gens qui vont unir leurs actes de naissance pour la vie, je ne sais...
(j'ai de drôles de notions des bienséances mais il me semble quand même que ça ne se fait pas.)

Et donc, oui, ça se fait au tribunal.
Genre, dans l'administration.
( = en enfer.)

Parce que tout ces gens là, les peydeys et les zomosessuelles du gazon, on va pas les amener à s'unir à vie à la mairie, oh!
Tu déconnes ou quoi.
Ca va se savoir sinon.
(l'es fou lui.)

Ah, et quand je dis au tribunal d'instance, c'est à dire que concrètement, même le "vrai" tribunal jugeait pas ça assez important pour installer le pacs dans ses locaux, et la personne qui t'uni avec ton/ta pacsé-e, c'est le greffier.
Voila.

Je réclame pas un haut gradé à corps et à cris pour ma petite personne, mais face au flonflon des mariages dans les mairies, tu m'étonnes que ça énerve un peu. Et franchement  quand j'ai vu OU on a été cliqués pour la vie (oui je vais y revenir très vite) je comprends UN PEU que les homosexuels aient un voulu changer parce que pas glop.

Bref.
Alors que nous appréciions dans une ambiance pas romantique pour un sou (mais on s'en foutait on était niais) le fait de s'être fait fouiller avant de se Pacser (romantiiiisme) y'a un monsieur qui est venu se plaindre pour la tutelle de sa mère.
Sordiiiiiiiiide.

Hu.
Le couple avant nous (on a croisé trois autres couples, que des hétéros, dis donc. Mort aux clichés!!) est parti avec leurs deux copains qui étaient venu faire les "témoins" (et qui n'avaient donc pas la place de tenir dans le bureau du greffier.) et ça a été à notre tour.

*émotion*


Séparti.

On est donc entré dans le bureau de la greffier, une femme au demeurant charmante.

Et donc, le bureau avait la largeur d'un bureau.
...
Le bureau (la pièce) avait la largeur d'un bureau (le meuble).
C'est à dire que concrètement, il faisait 2m50 de long sur 1m70 de large.

C'était misérable.
M'enfin la greffier était gentille, et elle nous accueilli avec le sourire.

Là on lui a donné les papiers qu'on s'était fait suer à recopier.
Puis elle a vérifié nos identités sur la base de donnée française.
Elle a cliqué.

"Voilà, vous êtes Pacsés."

Moment d'émotion mêlé de WTF.

Je m'attendais plus trop à grand chose, mais bon.
Clic, quoi.

Déception.

Enfin bref, on est ressortis contents.
On était Pacsés, et unis pour la vie que même que sur nos certificats de naissance ça se voit qu'on est ensemble.


Ouh yeah.


Puis on est rentré chez nous plein de joie et de bonheur, et comme le soir on était invités à bouffer pour fêter ça avec& la famille, je me suis couchée, et j'ai fait 3 heures de sieste.
Dans ma robe.
Yeah.

N'empêche qu'on vienne pas me rebattre les oreilles avec le mariage pour tous que "les peydeys ils peuvent se pacser qu'il nous fassent pas chier" parce que je vais leur faire visiter le placard où j'ai eu l'insigne honneur de voir mon nom uni à celui de l'homme de ma vie.
Pour voir.

C'était misérable, et c'est normal que les gens qui s'aiment aient droit à mieux.

Bref, après ma sieste, week-end épuisant à base de "je n'arrête pas de travailler et de faire des shootings photos mais je trouve le temps de me pacser et d'organiser des soirées qui se finissent à 6h du mat."
Je dodo.
Fatigue.
(bon là ça va mieux sauf que non en fait parce que j'ai fait mon site internet de mon projet photo et puis j'ai lancé les retouches photoshop, puis j'ai commencé la boutique de mes photos, et puis après j'ai travaillé encore. Et j'ai découvert Mass Effect. Aussi. Erreur fatale.)
(je veux faire des bisous à la jolie dame bleue.)

Bref.
Depuis le Pacs, concrètement, qu'est-ce qui a changé.
Rien.

On est toujours stupides.


On est heureux et amoureux.
Mais ça ça fait deux ans qu'on est niais comme ça.

On va se marier un jour.
Faire des gosses.
Déménager en Finlande.

Et on sera pareillement niais.
Et amoureux toujours.

Et je ne dis pas ça sous forme de voeux pieux.
Je dis ça parce que je sais que quoi qu'il arrive, nous serons dans cet état toute la vie. Et peut-être même après, avec un minimum de chance.

Pourquoi je le sais?

C'est là que s'ouvre mon chapitre sur "comment que ça tient bien l'amour."
Je veux bien qu'on me serine le cul sur le fait qu'on est bien mignon tout les deux mais que, olalah, c'est fou que ça tienne comme ça, patati.
Ca tient parce qu'on a fait un pacte de sang consacré par le Diable.
(non.)

Donc:
Comment que mon couple ça tient avec de l'acier trempé et comment que un couple ça peut marcher bien.
(vous êtes pas obligés de suivre mes conseils, hein, je suis pas Le Docteur de l'Amour, hein. Mais comme on me demande, moi je réponds.)
(Ces conseils sont à mon humble avis applicable dans le cadre d'un couple de 20 à environs 40 piges sans gamins.)
(je ne suis pas habilitée à filer des conseils pour une crise de la cinquantaine, avec tout ce que ça implique, ni à dire ce que doit être un couple AVEC un lardon, parce que ça me terrifie moi-même.)


Règle numéro 1 : sentir que c'est LE/LA Bon-ne.

Alors ça peut paraître débile comme conseil.
Mais c'est sans doute le plus important.

Sondez vous (pas trop profond pour ne pas endommager votre colon) et vous devez être sûr à 100% que c'est la personne avec qui vous allez finir.

Dans l'idée, un petit test:
Prenez votre idole absolue, l'homme ou la femme de vos rêves (genre Angelina jolie (comme je vous comprends <3) ou son Brad-Mari. Ou des gens comme, au hasard Anthony Hopkins, hein, je dis ça je dis rien.) et imaginez vous à un moment, avoir le choix entre votre partenaire, là, en caleçon sur le canap à manger des doritos, et votre idole qui (dans un accès de lucidité sans doute, car vous êtes une personne extraordinaire) (dites-moi si j'en fait trop) aurait décidé de vous demander votre main.

Votre amour mental absolu ou votre partenaire.

Et bien voila, si vous hésitez une demi seconde, c'est que votre partenaire n'est pas le bon, et que vous pouvez retourner quêter pour en chercher un autre.
Tampis.
(non parce que les chances que vous vous mariiez avec Anthony Hopkins sont maigres, mais ce test est excellent.)

Mon ex, je savais que c'était pas l'amour de ma vie.
Donc c'était pas trop trop grave à la limite.
Mais le Roi je l'échangerai même pas contre DEUX Anthony Hopkins.

Parce qu'il est parfait pour moi.
Je sais que je ne trouverais JAMAIS mieux dans ma vie. Et que je ne pourrais pas aimer plus quelqu'un.

Il faut être sûr.
sur au point de pouvoir marcher dans les flammes sur la foi de votre amour commun. Et ça veut aussi dire être sûr jusqu'au sang de l'amour de l'autre pour vous.
Et si au bout de plus d'un an, vous n'êtes pas sûr, c'est que c'est mal barré.
C'est difficile d'engager une vie commune sur de l'incertitude.

Règle numéro 2 : connaissez l'autre comme votre poche.



Il est parfaitement impossible de connaitre totalement une personne (et on ne se connait même pas totalement soi-même ou alors ça exigerait une psychanalyse constante, et honnêtement, même moi j'ai arrêté, c'est fatiguant.) donc vous ne prenez aucun risque de ne pas préserver la part de mystère.

Il ne s'agit pas de tout dire ni ne faire l'inquisiteur dans la vie de l'autre.
Mais d'être suffisamment intéressé pour pouvoir anticiper les envies de votre partenaire, et pour pouvoir lui faire plaisir.
Et si vos envies diffèrent, jouer la carte du 50/50 quitte à tenir des listes:
Aujourd’hui on a fait un truc que tu aimes, demain, c'est mon tour.
Et il faut vous intéresser SINCÈREMENT aux goûts de votre partenaire sinon c'est même pas la peine.

Ca vaut pour tout.

La musique.
(ce qui est très très important en fait.)
La musique c'est l'âme d'une personne. ce qui la touche, ce qui la détends. il est très important que chacun puisse avoir son espace musical.
Et si vous aimez tout les deux la même musique: amen.

Les sorties.
Moi par exemple j'aime aller voir des animaux.
Mew, lui il aime bien aller dans des ptit bars, ou des festoches à thèmes, genre week ends médiévaux.
Donc c'est chacun son tour.
On voit ses amis quand on peut, on voit aussi les miens quand on peut.
Et on essaie de contenter tout le monde.

Les films.
(et j'en parlerai après.)

C'est très important que PERSONNE dans votre couple ne développe de frustration.
C'est la frustration qui détruit le couple.

Donc, connaissez l'autre, faites vous plaisir ensemble, et laissez tout le monde s'exprimer, surtout.

Règle numéro 3 : Regardez des films!! 

Le film, c'est la soirée au coin du feu moderne, et en moins chiant.
Le film c'est le truc cool qui fait plaisir.
Et c'est une mini aventure à chaque fois.

Et surtout:
Si l'autre vous propose des films qui ne sont pas du tout dans votre "zone de confort" cinématographique: surtout dites oui.
Déjà parce que la culture cinématographique est importante, que la découverte est importante, et que le monde du cinéma est tellement dense et vaste que de propositions en propositions, vous trouverez forcément des films qui vous plaisent.

Nous on s’astreint à environs 5 films par semaine. Nouveaux ou pas.
Et au moins deux sorties ciné par mois (oui d'accord que là, il faut avoir la thune, mais y'a plein de moyens d'avoir des réducs et vous pouvez emporter un paquet d'Haribo acheté au Lidl avec vous pour pas acheter des pop corns super chers.).

Le truc c'est que les films, après, on peut en discuter, dire pourquoi on les a aimé (ou pourquoi vous pensez que "Intouchables" est une bouse intergalactique mal filmée, mal cadrée et qui sent fort ), ça donne des idées pour d'autres films, ça fait rêver, et ça sort la tête des problèmes.
Et ça, c'est cool.

Les films c'est un truc important dans un couple.

Règle numéro 4 : Faites des concessions


Madame pinguin a abandonné l'idée que monsieur pinguin
mange lentement.
C'est la vie, se dit madame pinguin en reprenant délicatement
une bouchée de salade, mais Ernest sont mari vaut bien
ça.
(j'adore ce gif au passage.)
(en réalité je suis monsieur pinguin. )

C'est le truc chiant du couple.

Tout le monde fait des concessions tout le temps.
J'en fais, le Roi en fait, même nos chats en font.

Quand vous ne faites pas de concessions c'est pas que vous êtes sur la même longueur d'onde absolue, c'est qu'en réalité l'autre souffre en silence.
Je dis pas ça pour vous foutre le blues, c'est la réalité.

Il faut savoir se regarder en face, bien dans les yeux et se dire:
"Est-ce que quelque chose dans mon attitude, dans mon comportement, gène mon partenaire, et peut le faire souffrir à la longue? Qu'est-ce que je peux faire pour le rendre plus à l'aise?"

Dites vous qu'en face, l'autre fait des efforts pour votre petite gueule, donc vous devez en faire autant, voir plus pour lui.
Il y a en face de vous une personne qui vous aime au point d'en bousiller sa zone de confort (ce qui est en ce qui me concerne une des choses les plus importantes du monde devant même les tartines à l'avocat et les films de Peter Jackson.) et ça, ça mérite que vous vous bougiez le derche en pleurant de reconnaissance.

Aucun être n'est parfait.
Vous n'êtes pas parfait.
Et si ça se trouve, vous êtes p't'être même un putain d'emmerdeur ou une belle chieuse sans le savoir.
Faites en sorte que l'autre soit aussi heureux que vous voulez l'être et dans un couple en aucun cas le bonheur ne doit être au dépends de l'un des deux.
Si vous pensez passer votre vie à faire plaisir à votre partenaire, il en fait de même pour vous.

Il n'est pas question de fierté, ou d'ego.
Jamais.

De toute façon, si vous pensez que vous "rabaisser" à découvrir votre égo devant votre partenaire vous est préjudiciable, c'est que votre relation est vouée à l'échec.
Vous devez être capable de vous effacer devant le bonheur de l'autre.
Et c'est valable pour tout le monde.
Si chacun de vous deux fait passer le bonheur de l'autre avant lui-même, c'est gagné.

Faire des concessions, c'est le quotidien d'un couple.
Il ne s'agit pas de s'oublier devant l'autre, mais de deux individus qui se protègent mutuellement.
Vous avez dans les mains le bonheur d'une personne qui vous aime.
C'est une putain de responsabilité.

(navré pour ce passage moralisateur, c'est une leçon que j'ai apprise d'une manière pas jolie. Donc je ne prendrait pas de gants avec.)


Règle numéro 5 - Faites des projets


Oui, facile à dire comme ça.

Mais le but du projet c'est quand même d'avoir un truc qui enthousiasme les deux parties du couple, et dont on peut parler avant, pendant et après sa réalisation.

Ca peut être n'importe quoi.

Prendre un appart en commun, aller visiter un endroit, prendre un animal ensemble, préparer un évènement un peu sympa, prendre des cours de macramé, aller camper...
N'importe quoi.

Mais le but c'est que ça vous rapproche. Pas que ça soit sujet à des engueulos perpétuels.
Si l'un d'entre vous n'est pas à l'aise avec le projet, ça va mal se finir.

Et ce n'est pas obligé que ce soit un projet important, mais que vous soyez contents à l'idée de le lancer. Que vous ayez quelque chose à regarder quand vous pensez à votre futur de couple.
Parce que le présent c'est très bien, mais c'est aussi sécurisant pour tout le monde de se dire que demain ou dans six mois on va être capable de faire quelque chose tout les deux.
Ca fait du bien au moral.

Et si votre partner in crime a lui aussi des projets: intéressez vous.
Demandez lui, montrez de l'intérêt pour sa vie. (sans être intrusif et lui braquer la lumière dans la face non plus hein, on est pas au KGB...)

Règle numéro 6 : Vivez pour vous même.



Un couple.

Oui.

C'est deux individus qui décident d'être liés ensemble.
Deux INDIVIDUS.

Un couple ne peut réellement fonctionner que s'il s'agit de deux individus distinct qui ont chacun une vie propre avant d'embarquer l'autre dans leur délire personnel.
Il vaut largement mieux pouvoir vivre par soi-même avant de vivre à deux.

Et par ne vivre par soi-même j'entends :
Etre tout à fait capable d'être heureux et équilibré dans sa tête dans la solitude.
Il ne s'agit pas de clamer à la face du monde que tout va bien quand on est seul, il s'agit d'être serein avec soi-même.

Parce qu'au final, le but d'un couple, c'est d'apporter le bonheur. Et c'est un peu difficile quand le couple tient sur des bases merdiques.
Je comprends qu'on se raccroche à l'autre quand ça ne va pas, et ça peut donner des couples extraordinaire, mais il faut que le couple encourage chacun des individus à son développement personnel.
Le bonheur est une affaire personnelle. Vous seul pouvez savoir quand vous êtes vraiment heureux et les chemins nécessaires à votre bonheur.
Et si votre couple ne vous apporte aucun épanouissement personnel, c'est qu'il faut changer de méthode.

(Dans le même ordre d'idée, demandez vous, quand au même, au hasard d'un soir de méditation devant des pâtes au fromage, si vous aidez l'autre à s'épanouir... )

Du coup:
Faites vos activités aussi de votre côté.
Et c'est ok.

Vous avez chacun une vie, et vous êtes des individus différents. Vous avez le droit de ne pas faire les même choses et c'est ok.
Et c'est même mieux.
Sinon au final vous n'aurez plus rien à vous raconter.

Et en ce qui me concerne, si je n'ai pas mes deux heures de solitude perso quotidiennes, je deviens méchante.
et le Roi n'y es pour rien.

Foutez vous un peu la paix.
Vous avez le droit d'être peinard, l'autre aussi.
Si aucun de vous n'est capable de faire un peu d'introspection de temps en temps, le couple est caduque parce que personne ne sait où il en est, et c'est mauvais.

Vivez pour vous même, vous vivrez mieux à deux.

Règle numéro 7 : Apprenez à pardonner 



On fait tous de la merde.
vraiment.
Même vous.

Alors le but c'est pas d'être neuneu.
A vous de voir où est-ce que vous posez les limites du pardon.
Que peut-être que la tromperie, vous ne pourrez pas la pardonner, mais les trucs pas cools dits sous la colère, si.

Vous avez le droit d'être en colère, mais parfois, il faut aussi se laisser aller au pardon.
Il faut pardonner comme l'autre peut vous pardonner.
Et si l'autre ne vous pardonne pas, il faut aussi savoir pourquoi.

Et quand je dis pardonner c'est:
Rayer définitivement le dossier, pour toujours et ne jamais le ressortir. Case closed.
Aucun couple ne peut se construire en traînant 50 kilos de valises de choses non pardonnées et ressorties à TOUTES LES FRAKINGS DISPUTES.
Arrêtez de créer un casier à votre partenaire.
(et par là même peut-être qu'il oubliera le vôtre.)

Ce qui nous amène directement à :

Règle numéro 8 : Lâchez prise.

Humour.
*se balance sur sa chaise de traumatisme putain d'épisode de merde
Moffat je te hais*
Il y a des choses qui ne sont pas importantes.
Sérieusement.

Un couple, c'est deux zones de confort qui se tapent dedans, ok.
Mais vraiment, il y a des choses qui ne sont pas importantes.

Des trucs comme la cuvette baissée ou relevée, c'est pas important.
Si l'autre ne veut pas faire un truc, prenez le par le cul, et faites lui faire, mais ça ne sert à rien de s'énerver parce que putain, des fois, personne n'a envie de changer la litière. 
(situation vécue. et encore la Furry Family ne pue pas du derche plus que de raison, donc ça va.)

Et lâchez prise sur d'autres choses.
Si l'autre n'est pas bien disposé là dessuite, il le sera bientôt.
Tout ce qui vous est dit ,n'est pas personnel.
Adaptez vous, et n'obligez pas toutes les situation à se tordre à votre bon vouloir parce que vous ferez un ulcère d'ici deux ans.

Il faut faire la part des choses entre le truc qui n'est pas tolérable et la broutille.
Il faut arrêter de se faire mal.
Occupez votre cerveau à autre chose, et dites vous que au final, vous n'avez le contrôle sur rien d'autre dans l'univers que, plus ou moins, décider quand fermer la porte de votre appartement, ou quelle sera la couleur de la tasse dans laquelle vous boirez votre thé aujourd'hui.
Le reste vous échappe et vous échappera toute votre vie. 
Déstressez.

Dans le même ordre d'idée, et ça ne regarde que moi mais ma vie va beaucoup mieux depuis que j'observe cette règle:
Ne criez jamais.

Déjà parce qu'on explique beaucoup mieux les choses sans crier, surtout quand on est en colère. 
Que les cris entraînent les cris et l'hystérie collective.
Que les cris sont une agression.

Mais qu'en plus de ça : le cri est un aveu de faiblesse.
Celui qui crie a perdu.
(règle numéro 1 que l'on apprends quand on s'occupe de gosses. et ça marche aussi tellement avec les adultes. )

On ne règle jamais une dispute en se gueulant dessus.
Et en agressant quelqu'un.
En plus si vous criez sur votre partenaire vous pouvez aussi bien lui taper dessus. Le cri est une agression, point barre.
Il s'agit de plier l'autre à sa volonté, on en vient très vite à celui qui hurle le plus fort, voire aux mains (ce qui est pas mieux) ou alors l'autre va se recroqueviller traumatisé dans son coin et il n'en sortira rien de bon quoi qu'il arrive.

Règle numéro 9 : changez vos habitudes et aménagez l'effet de surprise.



Party hard

Faites des trucs spontanés.

Ne restez pas toujours dans votre putain de zone de confort.
De toute façon, à partir du moment où vous êtes en couple, dites vous que des choses vont changer, donc ne geignez pas.

Proposez des trucs.
Proposez des sorties, proposez de vous enduire de chantilly, proposez de jouer à des choses, même à la marelle, proposez!
Et dites oui quand on vous propose.

Soyez ouverts d'esprits.
(et d'ailleurs si ça vous chante, bande de canaillous.)

Ou alors ne demandez pas et faites.
Des cadeaux, une séance photo improvisée où vous vous amusez (même avec un lumix pourrit, hein, j'm'en fous), faites des plats exotiques,réservez un restau (j'ai faim, ne me jugez pas), préparez un strip tease (bonjour les garçons, sachez que ça s'applique aussi à vous.), démerdez vous.

De temps en temps, il faut un peu se bouger.
Si vous vous ennuyez, dites vous que l'autre aussi, et plutôt que d'attendre que l'autre bouge, bougez!
Vous avez aussi les putains de commande de votre vie, hein, n'attendez pas toujours que tout vienne de l'autre, si ça se trouve il attend pareil et vous vous momifierez dans votre ennui.

Pour les cas d'ennuis extrême je propose le visionnage de Doom, Double Dragon, Conan le barbare et/ou Beowulf avec Christophe "hehehe" Lambert et quelques verres de votre alcool préféré dans le pif.

La dernière fois on a finit à poil dans la salle de bain à faire des selfies en se marrant comme des baleines.
(ou vous pouvez vous lancer dans une partie de bataille endiablée, je ne vous juge pas.)
(sinon: cinéma.)
(toujours. Movies are solutions.)


Règle numéro 10 : Aimez vous, et soyez en conscients.


Ca peut paraître un conseil à la con.
Mais ça peut aussi résoudre pas mal de vos emmerdes.

A un moment il faut arrêter de se prendre la tête, et faire confiance.
Un couple qui n'est pas basé sur de la confiance, dans lesquels vous fouillez les affaires les uns des autres est un couple qui ne peut pas fonctionner en cas de coup dur.

Et la confiance est un choix.
On a le choix de lâcher prise (cf au dessus, dites moi si je me répète) et de se confier entièrement à l'autre.
Mais sachez que si vous n'avez pas confiance, l'autre ne peut pas en avoir non plus.
Parce qu'on ne peut pas se confier à quelqu'un qui se méfie de vous.

Si vous aimez, que vous êtes aimé, soyez en conscient, et arrêter de toujours le remettre en question.
remettre en question un amour donné ne fait que le fragiliser.
Et lui enlève sa valeur.

L'amour existe et n'a pas à être prouvé toutes les dix minutes.
L'amour est là, et il ne peut s'épanouir que si on l'entretient et qu'on lui fiche la paix aussi.
Pas si on le branche sur respirateur et qu'on lui checke le pouls toutes les cinq secondes.

Soyez conscient de votre amour et de celui qu'on vous donne et laissez l'idée de la tranquillité et de la PUTAIN DE CHANCE TA MÈRE d'un amour partagé vous envahir et profitez.
Putain, profitez.
Respirez.
Et c'est bon.
Vous avez le droit aussi de vous reposer.
Vous êtes deux.
Tout va bien.



Ps: dans le cas de mes lecteurs n'étant pas en couple, je m'excuse de l'immensité de cet article sur le couple. voila.
Dans le cas de mes lecteurs en couple, ce sont des conseils que j'ai appliqué à moi-même et qui m'ont aidé à mieux vivre, à vous de voir ce que vous voulez prendre. mais il s'agit surtout d'arrêter de se faire du mal.
Je vous aime, faites attention à vous.


PPS: j'ai commencé cet article depuis 5 jours tellement j'ai pas le temps et que je bosse.Rien que pour vous: le facebook du projet photo sur lequel je sue sang et eau. Site internet prévu dans 5 jours. Voila.




mercredi 10 septembre 2014

Je me Pacse dans deux jours.



Coucou vous.

Déjà je voudrais remercier avec la plus grande des chaleurs les gens qui ont commenté sur mon dernier article.
Je cherchais un moyen de vous remercier pour votre gentillesse et votre sincérité, et j'ai envie de dire à tous ceux qui passent par ici à quel point vos commentaires m'ont fait plaisir et m'ont touché.
Et je suis contente d'avoir de tels lecteurs. Si jamais mes articles ont pu vous aider un tant sois peu, à voir la vie sous un angle pas trop dégueulasse ou à relativiser certaines choses, mon travail sur cette Terre est déjà bien entamé.
N'oubliez pas: même les weirdos ont le droit de s'aimer. On peut être heureux avec soi-même.
(à moins de tuer et manger des enfants ou de brutaliser des chatons, mais je vous laisse avec votre conscience, hein...)

Je vous offre un motivationnal Doctor:

<3


Bien.
Alors, je n'ai pas écrit depuis Aout.
C'est mal.
Je dirais pour ma défense que depuis que je me suis installée en tant que photographe, je bosse comme une malade (j'ai pas de week ends et encore moins de congés payés) et j'ai commencé une série qui me booke mon planning tout les jours jusqu'approximativement le 27 octobre, à raison de huit à dix heures par jour.
Alors, chuis contente.
Mais j'ai mal.
(hier j'ai redécouvert l'incroyable fait de passer 4 heures dans le canapé à faire rien. c'était bien. mais je me suis sentie fort fort coupable. )

Bref on s'en fout.
Vendredi, je me Pacse.

Voilavoila.
Alors je suis très très contente, et en même temps très très déboussolée  et en même temps je l'ai pas vu venir, alors quand on s'est rendu compte avec le Roi qu'on allait se Pacser, ça a fait bizarre.

...
Oui, non, on ne l'a pas vu venir.

Je m'explique.

Mew z'et moi, on a toujours été relativement spontanés dans nos agissements.
Genre un jour, après 4 petit mois tout improbables de vie communes en mode "tu habites à deux heures de bagnoles et c'est long mais on va faire avec" il a raté un examen à son travail et ledit travail a décidé de le muter dans Dobor à un poste à 150 mètres de ma maison.
"Bah, habitons ensemble", qu'on s'est dit, sans chercher plus loin la complication "gnan mais ssa fé pa lontem kon é ensebl, ssa va pa marsher."

On est des gens spontanés.

Et tout le temps comme ça.
"Partons en Belgique."
Un mois après, on mangeait des gaufres à Bruxelles.

"Londres?" "Londres."
Un mois après on se roulait dans les vapeurs de méthanes londoniennes.

C'est comme ça qu'il y a six mois, on s'est dit:
"Dis donc, ce serait pratique de se Pacser, non? Les impôts, tout ça, c'est pas mal hein?"
Pif, on y a pas trop réfléchit, quelques semaines après, je vérifiais les démarches, de fil en aiguille au fil de conversations méga banales ça m'a emmené au tribunal d'instance, et début juin j'en suis ressortie avec un rencard pour mi septembre, date de notre Pacs.


On était contents de nous même.

Du coup, vu que j'avais déjà gaffé en oubliant de la prévenir qu'on avait l'intention d'unir notre feuille d'impôt à la vie, à la mort, j'ai appelé ma Mom.

"STROP BIEN, ON VA FAIRE UNE SOIREE AVEC TOUTE LA FAMIIIIIIILLE!!"

...
Bigre.

C'est qu'on s'attendait pas à ça en fait.
On avait fait ça tout en smooth, genre, conséquence logique de la vie, et ce débordement de joie intempestif et futurement festif nous a fait un peu bizarre.

Du coup, on a dit aux copains qu'on se Pacsait.
Genre, comme ça, entre le cidre et le fromage.

"STROP BIEN ON VA FAIRE LA TEUF ALL NIGHT LONG ON EST SUPER CONTENTS WIIIIIIIIIIIIIII".

Double bigre.

En fait, c'est la joie des gens qui nous a fait réaliser qu'on était en train de passer un pallier important dans notre vie.

C'est pas qu'on en avait rien à foutre, hein, mais c'était banal, et naturel, quelque chose qu'on faisait histoire de continuer la vie tranquillou pépou.
On y avait pas réfléchit plus que ça.

On a pas réfléchit à notre relation plus que ça, du tout, en fait.
"-On est amoureux?
-Ouaih.
-Et on va rester ensemble toute la vie.
-Non mais même après, seulement toute la vie, c'est trop casu.
-Grave."

Voila.
Dès fois on se dispute parce qu'on a peur de pas être amoureux assez fort et qu'on se tape des crises de paniques comme des cons, mais globalement, on peut se supporter 3 semaines d'affilée collés ensemble quasi h24 sans avoir la moindre envie de s'égorger.

On a un train de vie complètement pas cohérent rapport à mon travail aléatoire et aux heures farfelues du Roi qui se tape les 3 huit.
Du coup on est pas dans une routine moche, et on se satisfait des moments passés ensemble.
On se défoule pas l'un sur l'autre parce qu'on a tout les deux autre chose à foutre.
Et on est quand même vachement amoureux.
Ce qui doit aider.

Vachement amoureux avec vachement l'envie de vivre dans le calme.
Notre environnement est le moins stressant de la terre.
Pour trouver plus calme que chez nous (à part notre grand ménage mensuel) il faut déménager dans un cimeterre.

On est des gens cools et heureux.



On a énormément de trucs à faire de prévus.

-Partir en Finlande à vélo.(fous que nous sommes)
-Faire du GN en armure, et faire de l'épée médiévale.
-Avoir une maison de hobbit.
-Et un lardon braillard avec une dénomination mythologique.
-Voir le japon et la nouvelle Zélande.
-Se marier en mode païen sous un gros chêne ou un grand if, ou un gronarbre.
-Continuer à avoir des projets à la con.
-Avoir une pièce entière de bibliothèque. (et pas un cagibi.)
-Apprendre à sculpter la résine, l'époxy, et apprendre à travailler le cuir pour faire ns propres matos de guerrier.
-Déménager à l'étranger. Si possible un pays d'étrangie ou les étrangers parlent à base de vieux germanique et où il y a de la neige et des huskys.
-Etc...

Bref.
On a énormément de trucs à faire dans notre liste de "trucs à faire de la vie de ouf qu'on va rigolu" alors le Pacs, tu vois, c'est bien, mais on y avait pas vraiment réfléchit.
pas du tout.



Du coup, on s'est rendu compte que c'était super important, et qu'on s'engageait dans ce truc super important en mode extra relax.
Alors on s'est un p'tit peu questionnés quand même.

Vu la réaction des gens autours de nous, est-ce qu'on prenait à la légère un truc de ouf?
Genre on allait changer nos vies et on le savait pas?
(non.)

On a décider de s'en fiche, mais finalement, l'idée s'est un ptit peu installée dans nos têtes que c'était vraiment important.
Après tout, comme je l'ai un peu lâché à la face de ma Mom dernièrement, si, en fait c'est important, et dire que c'est pas important c'est un peu cracher à la figure de tous les couples que la loi interdisait de se marier jusqu'à il y a peu et qui n'avaient "que" ça.

C'est décider qu'on va vivre ensemble, (et autres trucs barbares, genre si on va partager les sous du ménage que nous formons, si on va se séparer, est-ce que c'est Mw ou moi qui part avec les plaques à inductions, blablabluh.) et décider qu'on dit à la mairie qu'on est des amoureux.
(car d'ici là nous vivions dans la clandestinité et le pêcher ma bonne dame.)
(les pêches c'est bon.)
(bah quoi? )

Ce qui fait que en fait, la France (à prononcer avec l'accent du terroir), sera au courant de notre union, et que maintenant nous en sommes responsables, tout ça.
Qu'on peut plus déconner et "casser" comme des lycéens, parce que maintenant si on se dispute, va falloir décider de qui a la garde de la XboX.

Héouaih.
On est des adultes nous, ouaich.




(enfin, on est beaucoup plus "partners in crime" qu'adultes responsables, mais l'Etat (avec une majuscule) n'est pas sensé le savoir.)
(et tant mieux pour lui.)

Néanmoins, maintenant, c'est sûr, on est dedans.
Moi en tout cas je suis dedans.
Et Le Roi Mew aussi je pense, à ses petites allusions contentes.

Et c'est là que je me dis que ça fait bizarre.
C'est pas un marriage, je veux dire, il n'y a pas toutes les obligations juridiques farfelues du mariage, mais il y a quand même des obligations, des choses légales, et il y a le grand saint Grâal de l'officialisation.
C'est assez étrange.

Est-ce qu'on a besoin de ça pour dire qu'on est vraiment ensemble?
Est-ce que ça va changer quelque chose pour nous?

Au final, j'aurais tendance à dire que non, et à rattacher ça à l'article précédent.
Dans le vrai monde réel de la réalité véritable de là où il y a des LOIS nous n'existons pas en tant qu'amoureux. enfin, si vaguement, parce qu'il y a nos deux noms sur la boite aux lettres et le bail de notre appartement.
*thumb up*

Finalement, on va tout simplement accorder la réalité dans laquelle on vit à la réalité du monde des Lois et tout ça.
C'est pas rien. Ca veut dire que personne pourra nous dénier le droit d'être amoureux et qu'on pourra se mettre en statu "Pacsé" sur Facebook histoire de faire jaser (parce que lulz?) (non en fait on s'en tamponne la coquillette avec un sucre.).

Parce que la réalité du monde véritable des gens qui vivent dehors tout ça, ça m'est égal, hein, si elle sait qu'on est amoureux.
En vrai, on sera ensemble toute la vie, celle d'après, et on se connaissait déjà dans celle d'avant.
Alors pour te dire si ça a à une importance pour nous d'avoir un tampon de félicitation vous avez le droit de niquer dans la légalité, et une image parce qu'on a bien tout fait nos démarches administratives.

La seule importance que ça à, en fait, d'officialiser une relation c'est les autres.
Impressionner les autres, réunir les autres, et clamer aux autres qu'on s'aime.
Comme si de faire valider l'amour par le plus de monde possible pouvait le rendre plus fort.

j'en sais rien.
Sans doute que oui, vivre au grand jour, tout ça.
C'est une merveilleuse occasion de hurler "regardez, on s'aime!" et d'être égoïstes.

Et j'approuve quand même pas mal ce geste.


Notre relation résumée en un gif (avec rôles interchangeables)


Sinon, parlons en des démarches administratives.
Parlons en.

Bon, j'ai pas regardé ce qu'il fallait pour se marier, mais vu la masse de trucs pour se Pacser, je pense que pour le mariage il doit falloir diverses empreintes (dont celles de l'intérieur des narines) ainsi qu'un échantillon de sang, et un test ADN.

Non mais sérieusement.
Il faut qu'on fasse une déclaration sur l'honneur (je me demande ce que ça donne pour les gens qui n'en ont aucun et grillent les handicapés sur les places de parkings spécialisés, ils font une déclaration sur la fourberie?) qu'on est ni frères, ni parents, ni cousins.
*frissons*
Sérieusement?
Non mais si je voulais vivre avec mon frère et forniquer avec lui j'irais pas le DÉCLARER à la mairie.
Bande de fous.

Ensuite, il faut faire une déclaration sur l'honneur (encore) qu'on habite bien ensemble.
Genre c'est quoi s't'un test au cas où on a menti, tout ça, ça serait pas plus simple de fournir un bail?
Ou une quittance de loyer, que sais-je.

Enfin, je vois le pratique pour les couples qui n'habitent pas vraiment ensemble, etc, mais, la déclaration sur l'honneur qu'on habite ensemble si c'est pour nous obliger à le prouver le mois d'après avec les impôts, je vois pas l'intérêt.

Après on doit faire la convention de Pacs.
...
Le machin que je me suis recopié à la main parce que je trouvais franchement, aller le faire imprimer chez copifac, c'était tounaz.

Donc, la convention de Pacs.
Où tu dois indiquer que machin et toi, vous vous Pacsez.
Ensuite donner vos dates de naissance, si vous êtes Français (à prononcer avec une baguette fraiche entre les dents) et oùs'que vous êtes nés si vous êtes bien d'chez nous.

Ensuite, il faut dire, non, définitivement, on est pas frère et soeurs. pas même cousins. Même au huitième degré.

Que ouiouioui, juré, on habite bien ensemble à l'endroit indiqué, oui, voila, merci.

Ensuite, il faut choisir si on doit apporter "ce qu'on peut, on est pauvre, casse pas les miches" au ménage, ou si on doit chacun mettre une somme donnée par mois pour le coca et les chocapics.
(nous avons choisis la première option parce qu'on est des gens simples.)

Après ça, il faut aussi choisir "l'option glauque" aussi nommé "en cas de rupture du Pacs".
Où tu apprends que si vous le rompez à deux, c'est bien, mais sinon, si y'en a qu'un des deux qui veut se casser, l'autre à qu'à fermer sa mouille.
Il y a l'option:
"On garde toutes les factures toute notre vie car vivons heureux ensemble jusqu'à la fin des temps, certes, mais si on se sépare c'est moi qu'ai acheté le Dyson, c'est moi qui part avec!"

....
Glamour à souhait.

Et y'a l'option "gros feignant confiant en la vie" (que nous avons donc choisit).
"Si vous vous séparez, vous faites comme vous pouvez, mais venez pas pleurnicher après, vous n'avez aucun recours, démerdez vous."
En gros, même si c'est lui qui a acheté mes jeux Batman, c'est moi qui les garde, et même si c'est moi qui lui ait offert ses lunettes steampunk, c'est lui qui les garde.

...
Dans le cas très improbable ou, soumis à des produits issus de Tchernobyl, nos supers pouvoirs respectifs nous empêchent d'être ensemble.

Dans tout les cas, nous irons victorieux, Vendredi, sapés comme des Gothiques un jour de classieuseté au tribunal pour recevoir notre sacro saint petit papier qui dit qu'on est Pacsés, et dans la légalité légale.

Toupareil.
Et essayer de ne pas perdre le fameux papier...
Histoire de ne pas faire comme d'habitude.

(ce que j'ai trouvé rigolu, c'est que genre, on est responsables des dettes l'un de l'autre, mais avec une clause "faut pas déconner" qui dit que, bon, si la datte est pour un truc pas essentiel au bien être de notre ménage, ben on est pas obligé de la subir tout les deux, hein.)
(genre s'endetter pour acheter une maison, ok, mais le crédit pour une vraie épée bâtarde Norvégienne, démerde toi.)
(ces gens sont d'une logique, c'est effrayant.)

Sur ce, je vais aller travailler mes photos, et préparer la teuf de ce week end.

je vous aime.


Gros comme ça.