mercredi 9 janvier 2013

Les anti-gothiques, c'est pas automatique.


 Aujourd'hui, on va causer vous et moi.
On va parler d'un sujet fun, d'un sujet vivant, riant, et plein d'humour.
Les Gothiques.

Wednesday, une digne représentante
du mouvement.
Toujours le mot pour rire.
Hier soir, en plein débat philosophique (en fait il était 4 heures du mat et on commatait comme des cochons dans nos draps bordés de flanelle), le Roi des Ronces m'a posé une question fort intelligente:

"J'aimerai bien savoir, n'empêche, pourquoi les gothiques se font autant emmerder."

Et après, sur ces bonnes paroles, il s'est endormi.
(Sa majesté envoie du pâté.)
N'empêche que, au delà de ça, ça m'a fait réfléchir, et le début de réponse que j'ai construite avant que le Roi ne s'endorme (avec classe, comme le veut son rang) ne m'a pas assez satisfaite, et j'ai décidé de pousser plus loin la réflexion.

Alors il faut savoir que, non, je ne répond pas toujours par l'affirmative à la question:
"Wesh, madame t'es une gôthik ou bien?"
Tout simplement parce que ça me saoule.
Mais si je devais me considérer comme appartenant à un groupe social, au delà de toute religion, opinion politique (le pouvoir au peuple et des croquettes au thon pour tous) ou quoi que ce soit, oui, je me considérerai comme une Goth.
Oui, je suis dépressive, mais c'est une maladie, ça n'a rien à voir avec le Goth. A côté de ma maladie, je suis quand même une meuf qui a vachement envie de vivre. (Ouaih. Même que je mange du nutella, des fois. C'est bien la preuve.)
Oui, je porte du noir, de la dentelle, et des rayures à la Tim Burton.
Oui, j'aime écouter de la musique dans des caves. (sauf que les soirées sur Dobor, c'est un peu pas très super.)
Oui, des fois je vais dans des églises ou des cimetières. Pour le plaisir. Parce que c'est joli. Et parce que j'ai un Nikon et que j'aime m'en servir. (Je traîne aussi dans les gares désaffectées  et les hangars en ruine. Trop Dark, la meuf.)(Rebellitude, mon amour.)
Oui.
Et donc?
Ca vous fait une belle guibole de douze mètres?
Tant mieux, j'en suis ravie.

J'aime aussi les dinosaures, les bébés animaux, les paillettes, et les licornes. (Offrez moi un truc avec des paillettes, et je vous aimerai.)
Donc...
Bref.
Je suis une "Gôthik, wesh", et euh... Voila.

(Sa Majesté le Roi Mew s'en revendique aussi. Bref. Deux "Gôthiks" dans une maison. Tristesse. On a même pas réussi à s'ouvrir les veines avec nos couteaux à nutella pendant qu'on regardait le Roi Lion.)
(On est trop True, ça fait peur.)


Et donc, en tant que représentante (huhu) de la chose, je suis directement touchée par le:
"Et donc, pourquoi que les gothiques ils se font emmerder?"
Hummm... Epineuse question.
(cliché, avez vous dit?)

Tout d'abord, c'est quoi, un Gôthik?
(Cette orthographe va me saouler assez vite.)

Un gothique, c'est en quelques sorte le hippie du punk.
(Rengainez tout de suite ces fourches et ces faux, je m'explique.) (Sauvages.)
On va faire assez vite.
Au commencement était le rock, ensuite il y eut la guitare électrique, puis les hippies (qui se sont tués avec la drogue, ou sont devenus fonctionnaires) (bien tenté, cela dit), et ensuite, la génération suivante, dégoûtée du flower power, a vomi le "no future" en laissant sortir des jeunes complètement désillusionnés, qui ont formé le rang des Punks.
Eux aussi, ils sont tous morts.
(Il reste encore Johnny Rotten, cela dit. )
C'est là que ça se gâte.
Parce qu'il y avait aussi des jeunes désillusionnés, mais qui avaient pas envie de trop s'impliquer dans ce mouvement punk, mais qui partageaient leur envie de casser les codes d'une société qui partait en cahouette (je me suis laissée dire que l’Angleterre, fin 70's, c'etait moultement pas fun).
Et ces petit dépressifs, qui se sentaient trop à part de la société mais aussi trop bien pour elle, ont décidé de former (toujours par le biais de la musique), de créer le rang des Gothiques.
(D'où le terme "les hippies du punk". Un goth est de toute façon moins catégorique dans ses choix de vie, quoique tout aussi chiant, et sa garde robe vaut cher, il lui faut donc un travail. Parce que la paire de Demonias, elle se paie pas toute seule. )
A la base, le terme c'était plutôt "Corbeaux", le mot "Gothique" ayant été, comme souvent dans ce genre de milieu, créé par un journaliste en mal d'inspiration, et rejeté en force par les premiers Corbeaux.
Mais bref, le mot est resté, et on a eu droit à une tripotée de bons groupes.
Le mouvement a bien prit en Angleterre, en France, plus ou moins, en Allemagne, et a éclaté une seconde fois avec la nouvelle vague du Goth au début des années 90 en amérique.
(Allez-y, caillassez moi pour ce résumé, n'empêche que je sais ce que je dis, j'ai tellement potassé le sujet que j'en ai fait un exposé de plusieurs heures en histoire de l'art.)

L’essence du mouvement, à la base, c'est le look (faut pas se leurrer), un état d'esprit particulièrement cynique et élitiste (et pour certains, encore assez ouvert), et une culture vaste, faite de livres, de musique et d'Histoire.
Bon, okay, c'est pas l'Histoire de madame tout le monde, plutôt une curiosité malsaine pour les grands procès de la sorcellerie en Espagne, et les contes et légendes du Nord, mais n'empêche que, c'est de la culture quand même.

Ensuite, il faut savoir que c'est un mouvement extrêmement ramifié, qui résiste, persiste et signe depuis le milieu des années 70, et qui refuse de crever. Et pour survivre, les gothiques se sont trouvés des niches improbable, comme le Cyber (sorte d'aberration fluo avec des dreads en plastique. Les goths sont des hippies en PVC. ), l'Indus (sensiblement la même, mais avec un petit côté "métal qui gueule" et de la guitare), le Steam (uchronie rétro-futuriste où le jeu c'est de customiser tes fringues comme si tu vivais à l'ère victorienne. Le Goth aime les fringues. Plus c'est voyant, classieux et WTF, plus il aime), le Color (le gothique en version migraine pantone fluo), le Lolita (import du japon, bonjour), le Médiéval (genre épique avec des dragons, tout ça...), et j'en passe.
Et le Gothique en lui-même est une personne souvent élitiste et reloue au premier abord, qui ne se laisse pas approcher, et qui défends son mouvement (qui souvent, lui a ouvert les bras et permis de se trouver une identité là où la société le rebutait et le rejetait).
Mais finalement, le Gothique, même s'il a tendance à être une vraie Princesse Biatch à paillettes noires (fluo) (si.), est quand même quelqu'un qui sait ce que signifie le rejet, et qui a suffisamment d'éducation pour avoir accepté d'être différent, bien le vivre, voir même...
En être fier.

Et c'est LA que se situe le problème.


Lisbeth Salander.
Dans sa tenue de bal.

(Les allégations qui suivent sont des faits purement véridiques et sociologiques. Le Père étant un spécialiste préhisto, je connais relativement bien mon sujet, et j'évite de dire trop de conneries sans m'être renseignée. Ci-mer.)

Depuis le début, quand l'être humain a apprit à marcher et à prendre des pierres pour se défendre contre les fauves, il a vécu en tribus.
Parce que par rapport aux grosses bestioles à dents, griffes et cornes, il était un pauvre inadapté (et oui.), et que l'union faisait la force.
La tribu a permit de chasser des grosses proies et de se protéger.
La tribu a permit de développer des liens sociaux, des spécialisations ("toi tu vas fabriquer les outils, et moi je vais chasser, okay jean-michel?"), un sens du langage et de la hiérarchie, et même une religion ("on va vénérer les cailloux, ok les mecs?" "ah non, moi je préférais vénérer les ficus, vous êtes pourris.") (en vrai, c'est le culte des morts qui signe l’apparition de la religion.).

Donc, la tribu c'était le bien.
La tribu c'était la sécurité, c'était la loi, le foyer.
La tribu, c'était TOUT.
Seul, tu meurs. Easy, le choix, quand même.

Ensuite, l'homme s'est construits de plus grands tribus.
Et les grandes tribus sont devenues des peuples, et se sont tous tapés sur la face pour jouer à un concours de stouquette géant.
Le peuple, c'était ton camps, ce pour quoi tu te battais.
Il t'apportait la fierté, la richesse.
C'était ce en quoi tu croyais, ce en quoi tu devais être fidèle.

Sortir du peuple, c'était être un traître.
Un sans patrie.
Un moins que rien.
Et là, tu meurs.
(On t'aide à mourir, éventuellement.)

Il se trouve que, maintenant, nous ne sommes plus des tribus, ni même plus des peuples, mais quasiment une nation planétaire (internet, les médias de masse, tout ça...)
Et là dedans, il se trouve qu'il y a des dégénérés pour se mettre à l'écart.
Délibérément.
Et en être content.

Oh, les cons.

Batcave ta mère.

Alors que nous sommes dans un système ou tout est uniformisé, où on vous dit quoi écouter, quoi regarder, comment vous habiller... Un système où vous n'avez plus à chercher ce que vous aimez parce que l'on vous dit quoi aimer...
Il existe des gens, intelligents, super casse-roudoudous, hautains, mais éduqués (je parle du Gothique, qui connait son rayon,a dépassé les critères d'esthétiques et de rébellion pure et dure et a gagné le grade d'adulte, au moins moralement), qui est capable de se détacher, sans haine mais avec un mépris cynique, de cette société, pour se trouver lui, dans ce qu'il aime, en dépassant bien du cadre de partout.
Qui en est fier.
Qui porte sa fierté sur sa gueule.
L'impudent.

Dans un monde où tout est uniforme, ou même la mode underground est devenu une forme malsaine de "hipster", le gothique n'a jamais été accepté.
Parce que le gothique n'en a rien à foutre.

Le Gothique vit dans un monde où il a bien comprit qu'il pouvait vivre sans la tribu.
Et que ça le rendait plus heureux.
Ouch.
Même, qu'il pouvait aller créer sa petite tribu à côté, et créer ses propre règles, en marge.
Double-ouch.

De plus, le Goth, c'est pas le Keupon.
Il se réunis pas en meute, il vit pas dans la rue, il profite même pas du système.
Il est intégré dedans, a un travail, paie ses impôts, nourrit son chat noir avec des croquettes achetée au super U.
Mais il s'en bat l'os comme de l'an quarante de ce qui se passe autour. Il n’obéît pas aux codes, il ne fait même pas semblant de les comprendre, et il n'an besoin de personne pour se prouver ce qu'il est.
Le Goth n'a pas besoin de la tribu.
Et il a quitté les codes du peuple.

L'existence même du gothique crache à la gueule de la masse.
Et il n'en a rien à secouer.

Deux gothiques à la plage.
Le bikini, c'est surfait.


Surtout que, le gothique, en bon troll des famille, va bien marquer sa différence, se l'épingler sur la face, se maquiller à outrance, s'habiller selon des modes incongrues, aller chercher du côté des symboliques qui sentent le souffre (bonjour, les croix inversées et les voiles de deuil, hohoho), et faire ça avec une décontraction qui fait enrager.

Quand on a passé sa vie à essayer de rentrer dans le moule, à pas aller chercher plus loin que le bout d'NRJ12, Celio, et autres Dolce&Gabbana, dans l'espoir d'être accepté par la tribu, ben forcément, ça te gratte sur les croûtes.

Ce mec, il te crache à la face par le simple fait de respirer.
T'es pas assez bien pour lui alors que tu veux représenter l'élite.
Et même, tu ne fais pas partie de son univers. Tu ne rentres pas dans ses codes, il ne t'accepte pas, il ne te reconnait pas comme un des siens, et il ne peut même pas reconnaître les efforts que tu fais pour faire partie de la tribu, vu que, bon, la tribu, lui, c'est comme le monstre de Loch Ness. Il en a entendu parler.
De loin.

Alors, oui, ce mec, tu vas essayer de le faire rentrer de force dans le moule.
Ce connard.
Y'a pas de raison qu'il soit heureux en dehors de la tribu, c'est quoi cette histoire. Il manquerait plus qu'on ait le droit de faire ce qu'on veut. De s'habiller comme on veut. D'écouter ce qu'on veut.
Ce mec, c'est un sheitan, c'est une sorcière, un enfant du démon.
Il faut l'insulter. Lui cracher dessus.
Le tabasser.
Le violer.
(J'y vais fort. Internet, les mecs. Cherchez les faits divers. Qu'on rigole.)
Parce qu'il n'est pas humain.
En tout cas, pas humain comme toi. Il s'est mis à l'écart, il s'est condamné tout seul.

Mais pour le Gothique, lui, les insultes, il a l'habitude.
Se faire tabasser, menacer, ça lui est déjà arrivé.
Le Gothique s'aime.
Il aime sa liberté, il aime sa différence, il aime exister par elle.
Ca ne le fera pas changer si tu lui tapes dessus.
Il sera au contraire encore plus persuadé d'avoir choisi le camp de l'intelligence.

Pourquoi les gothiques se font emmerder?
Parce qu'ils te crachent à la face.

A grand coup de dentelle noire et d'ongles laqués.

Réaction typique de gothique contrarié.








dimanche 6 janvier 2013

Messieurs, vous êtes des princesses.


Et même de sacrées princesses.
Des putains d'emmerdeuses.

Ne mentez pas.
Des princesses à paillettes.

Quand je pense que, nous les filles, on a passé des années à essayer de transcender notre état féminin, et nos attitudes de connasses (avec plus ou moins de succès) pour se rendre compte que vous étiez pires que nous.
Bien pires.
Milles fois pires.

Vous êtes des princesses qui ne s'assument pas.

Voici les preuves:

1-Vous ne savez jamais ce que vous voulez et faites des gros caprices.
Exemple simple: le couple. (ça va, là, ça parle bien à tout le monde?)
Vous passez votre temps à vouloir montrer votre virilité, votre force, votre manlyness, toutes ces choses à base de "je suis un homme, je suis fort, je répare la voiture, et je peins les volets", mais dès que vous vous faites un bobo, que vous mouchez, vous venez pleurer dans nos jeans (oui, la jupe, c'est démodé).

Vous BOUDEZ.
Vous êtes capables de bouder parce qu'on vous a dit non.
"Non, pas ce soir." "Non, pas de roti de veau, j'aime pas ça." "Non, tu piques."
Et là, votre manlyness, elle est partie, pfuit, envolée.
Et il faut surtout pas vous le dire, sinon, vous boudez encore plus.

Vous n'arrivez pas à choisir votre place, entre l'homme ultra viril et le chaton mignon.
Et si on vous le fait remarquer, c'est le drââââme.

Et puis, vous pouvez faire des caprices pendant des jours pour avoir (au choix) tel jeu vidéo, tel DVD, tel jean trop beau (tu la sens la Princesse, là?), ou pour qu'on vous dise que, oui, on va aller avec vous voir ce festival de tunning/exposition de légo/rétrospective star wars...
(Honnêtement, nous les filles, on aime autant que vous les légos et Han Solo, mais fallait venir avec nous voir le salon de la paillette, et on se ferait pas désirer.)
(Bon, pour le tunning, je ne me prononce pas.)
(En fait, je ne comprends même pas le sujet...)

Bref:
Vous êtes des grosses drama queens.

2- Vous êtes apprêtés comme des vieilles bourgeoises.

Lui, c'est une princesse à paillettes, aussi.
Et en plus, il l'assume comme un grand.
C'est beau, tant de virilité.

Alors soyons d'accord que je ne m'adresse pas uniquement à ceux d'entre vous qui mettent des crèmes de soin, qui s'épilent dessous les bras (je n'ai pas d'avis là dessus, si nous les filles, on trouve ça chiant, vous avez le droit de tout couper vous aussi. on est en pays libre, zut.), qui se mettent du parfum, et qui passent des heures en shopping chez Jules.
(Aka: l'antre de Satan, que jamais je me suis fait autant chier à acheter des vêtements que dans ce magasin.)

Ça s'adresse à vous tous!
Même les gros bikers pleins de poils que j'ai vu hier soir (je traîne dans des endroits funs), font gaffe à leur tenue, à la taille de leur barbe, à la bonne longueur de leur favoris, etc, etc...
Même les étudiants en art tout secs et tout longs qui adoptent un look "négligé mais pas trop, avec juste ce qu'il faut d'écharpe qui pend négligemment autours du coup", vous croyez qu'on vous voit pas?
Et je ne parle même pas de ceux qui collectionnent les piercings et les tatouages, ce serait trop facile.

Vous faites autant attention à vos fringues que nous, votre look est parfaitement étudié, vos chemises sont des choix stratégiques.

Les mecs:
Vous êtes des fashionistas.

3- Même que vous avez des émotions, aussi, et que vous pleurez comme des bébés.




Mais vous ne l'assumez pas toujours.
Pas souvent.

Vous pensez encore dans un coin de votre tête que l'homme, ça doit être tout fort et plein de poils.
(sauf dans le cas où vous vous épilez dessous les bras. )
(je suppose.)
Mais vos muscles n'ont rien à voir avec vos émotions.
Sisi, c'est vrai.

Alors même s'il est relativement mieux accepté maintenant par les hommes de pleurer, et de se comporter en attention whores, voir même d'admettre des sentiments, c'est pas forcément un cas général.
Et chassez le naturel, il revient au galop.

"Je suis un mec, moi, je pleure pas."
*faceplant*

Faites moi rire.
Alors soit vous allez pleurer en cachette, et c'est le retour de la Princesse Drama Queen.
Soit vous vous retenez de pleurer, et vous êtes ridicules comme des vieilles dames vexées.

Vous avez le droit de pleurer.
Et de taper du pied par terre et de casser des vases si vous le voulez.
(Je suis sûre que même David Bowie a pleuré dans sa vie. Alors...)
(Si, David Bowie, il est viril.)
(Et il avait des super robes dans sa jeunesse.)

4-Vous faites des guéguerres et êtes toujours en compétition les uns les autres.





Non mais sérieux, hier, chez les bikers, j'ai entendu des compétitions sur "qui qu'à la plus jolie moto qui va plus vite et qui fait le plus de bruit."
Tu changeais les mots, et c'était comme des filles qui comparaient leurs sacs à main.
Deux heure plus tard, dans un autre bar, c'était un pur mec-princesse qui me parlait de la qualité de son shampooing, et comment ses amis avaient pas le droit d'avec les cheveux plus longs que lui et mieux peignés, parce que c'était lui qui avait les meilleurs cheveux.

...

Je passe sur les compétitions de bac à sable sur qui a les meilleurs scores aux jeux vidéos, et quelle est la plus belle des consoles.
("je trouve que cette machine à tout faire moulinex elle est vachement plus rapide, regarde moi cette beauté." "oui, mais moi, si tu veux, même sans ça, je te réussi des cakes de folie, ma chérie.")
(différence? none.)

Amis les hommes:
Vous êtes des grosses biatches.

5- En plus de ça, vous êtes des grosses commères sans pitié.




Ca parle des histoires de filles, et ça se moque.

Mais les hommes, entre eux, ça bitche.
Et c'est méchant.
Ca parle de taille de la stouquette, et tout.

On a rarement vu les filles faire des concours de tailles de boobs.
Nous, les filles, nous sommes résignées par ce que nous a donné la nature.
Et on a apprit à tricher avec les push-ups, surtout.
(Mettez des push-up de stouquette, et faites pas chier.)

C'est surtout que ça se moque des histoires de filles, mais ça va s'en mêler.
Et puis, vous avez déjà essayé de raconter des histoires de commères à un garçon? En lui parlant des gens qui connait?
Vous allez voir ses yeux s'éclairer, et l'étincelle du ragot s'allumer dans son regard.

C'est bon comme ça, ou je continue?

Les garçons, vous êtes des Princesses.
Des Princesses précieuses et pédantes entourées dans un voile de virilité en peau de stouquette, mais des Princesses quand même.

Moi, j'aime bien les hommes-Princesses, je trouve ça mignon.
Surtout que y'a de plus en plus de femmes-Princes, qui montent des meubles, coupent du bois et font du tunning.
(quoique, là, faut pas pousser, quand même.)

Soyez des Princesses.
Un peu de vernis à paillette?

PS: Sa majesté le Roi des Ronces est aussi une bonne Princesse, avec la tiare et tout, mais ça va, je crois qu'il assume. Avec virilité. Ahahah.

vendredi 4 janvier 2013

Et je fais bien ce que je veux, en fait.

"T'as ENCORE changé de mec?"
"T'es un petit peu inconstante, franchement."
"Toi, t'façon, tu restes jamais longtemps célibataire."
"Tu me désespères, meuf."
"Ah. Encore. Et ça va durer combien de semaines, ce nouveau délire?"

Wadafuq, man.
(Thor kiffe ce gif, il se frotte contre l'ecran en ronronnant.)
(Ce qui prouve que mes sujets ont des goûts sûrs.)

Ceci est l'article nécessaire.

Oui, j'ai ENCORE "changé de mec".
(Mes dieux, quels termes triviaux. On dirait que vous parlez de chaussures, quoi.)
(Bonjour le respect.)

Alors plutôt que de dire à mes amis d'aller se faire foutre avec un manche de pelle (ce que je ne fais pas, parce que je les aime), j'écris un article pour répondre à ces accusations qui me saoulent plus que tout et qui perturbent le karma du royaume.

Petit historique:

Fin lycée, je suis sortie avec un mec qui m'a faite cocue avec la moitié de Dobor.
J'ai juré sur ma vie de ne jamais faire subir ça à personne. Ne serait-ce que par respect de ma propre douleur, et de ma propre honte.

Puis, j'ai eu 17 ans, et je suis tombée amoureuse.
A-MOU-REU-SE.
Ca me faisait mal quand je me levais, mal quand je parlais, je ne pensais qu'à lui, c'était assez dingue.
J'ai été amoureuse pendant plusieurs mois, puis finalement, ça s'est fini, l'histoire était trop difficile, et je ne supportais pas que ça se passe mal.
J'ai rompu.
Le lendemain de la rupture, je suis allée à l'hosto pour un problème cardiaque foudroyant.
Je n'ai jamais eu la preuve du lien entre les deux, mais j'ai toujours eu un doute.

Je ne parle pas trop souvent de cette histoire.
C'est pas le top kiff de la mort, tu vois.
C'était mon Poète. Mon Amour maudit.
J'étais très tragique, comme fille.
(remarque, je le suis encore, mais plus discrètement.)

J'ai mis plus d'un an à m'en remettre, à en pleurer tout les soirs, à porter sa chemise, à penser à lui, etc, etc...
Le grand Lol.



 Ensuite, je suis allée avec le 'Taleux.
On s'était rencontré dans le bus, on avait bien accroché, passé un mois ensemble à parler, et finalement, il m'avait demandé si, voila quoi, yavait moyen de...
J'étais contente. Je l'aimais bien, moi.
C'était pas mon Poète, mais c'était un mec bien, j'étais bien avec lui, je réapprenais à aimer tranquillement.

Il était gentil le 'Taleux, mais il était un peu psychorigide. Et un peu trop sur Wow.
Il m'a largué comme un malpropre, sous la pluie, parce que j'étais pas assez "gothique" (trololo) pour lui, et que je lui faisais honte.

J'ai adoré.
Se retrouver seul sous la pluie à pleurer et se haïr d'exister, je trouve ça trop sympa.
Ambiance.

Ensuite, j'ai rencontré Soleil.
C'était un jour dégueulasse, j'étais en pleine baisse d'estime de moi-même. J'avais envie de me vomir.
Soleil m'a sourit.
Et ça m'a plu.
On est devenu des amoureux.

Soleil était parfait.
Doux, gentil, attentionné, aimant, etc, etc.
Il a calmé mes angoisses, m'a fait reprendre pied, m'a apprit à aimer avec calme et sérénité.
C'était pas le Poète. C'était pas l'Amour qui prends au tripes, c'était l'amour qui commence en rivière et finit en fleuve tranquille.
Je l'aimais fort.

Mais Soleil était complètement névrosé.
Je devais être comme lui voulait que je sois.
Une fois passé l'euphorie des débuts, il a essayé de complètement me phagocyter.
Il inspectait que ma maison sois propre, que tout sois rangé, que je ne sortes pas avec des fringues trop "goths", trop voyantes, etc, etc...
Je n'avais pas le droit de voir ses amis, ni sa famille, parce qu'il n'osait pas m'imposer auprès d'eux, que je ne faisais pas partie du même monde.

Mais je m'en foutais, je l'aimais.
J'étais bien, j'étais stable.
Même si je n'avais pas le droit d'écouter ma propre musique chez moi, au moins, j'avais une personne qui m'aimait. Et que je pouvais aimer.
Et puis, en amour, je suis parfaitement fidèle (oui, donc), et très dévouée.
Et si ça ne marchait pas, c'était forcément de ma faute.

Puis il m'a largué.
Plaf.
Parce que "toi est moi, on est trop différents, tu vois, moi je suis un hippie, toi t'es une gothique, t'es trop dépressive".

Ooooouh, la vilaine gothique.
Oui, bon, là, j'avoue que j'ai failli sauter d'un pont.

Sauf que.
J'avais le droit de m'habiller. D'écouter autre chose que de la musique de défoncés à l'herbe magique. De penser. De respirer.
Et je me sentais bien.
Si bien...

Mais.
Moi j'étais toute seule.
Après trois ans avec Soleil (aka "hippie de merde, je brûle tes dreads, sale hypocrite"), être seule, c'était vraiment, vraiment moche.
Disons que je pouvais plus vraiment penser à ne pas être "deux".
Je m'étais tellement oubliée dans la relation avec Soleil, toute à mon application d'aimer, que je ne me retrouvais plus.

Sur ces entrefaites, Insecte est arrivé.
Il était sympa, on a parlé, il était intéressé.
Rien de transcendant, c'était sympa, ses amis étaient sympa.
Et puis surtout, l'insecte, il m'aimait bien en tant que personne.
Alors moi, comme je me sentais bien avec lui, j'ai vraiment essayé de faire en sorte que ça marche depuis le début.

Mais bon, voila, trois mois plus tard, je me suis faite lourder.
Parce qu'il n'avait pas de sentiments.
Combo de largages x2.





J'ai un peu pleuré de dépit.
Quelque part, je croyais avoir touché le fond de la pitoyabilité (néologisme, que je t'aime), mais finalement, j'en étais loin.
Je me remettais mal de Soleil (normal, trois ans, quoi), et j'avais envie d'une histoire qui reparte directement comme ça. J'avais pas fait de transition dans l'amour que je donnais aux hommes.
Pour moi, tous les hommes, c'était Soleil.

Sauf que non.

Toujours peu de temps après, il y a eu le Fou.
Un collègue, super beau, avec qui je riais beaucoup, et avec lequel j'avais des relations très naturelles.
Je bavais un peu en le voyais depuis des mois.
Et mon célibat combo l'a interpellé.
On a fait des soirées ensemble, on s'est rapproché, je lui plaisais, il me plaisait.
C'était ni le Poète, ni Soleil, rien du tout.
C'était un très bon copain pour qui j'avais un gros faible.
Et je n'avais aucune raison de dire non s'il avait un faible pour moi.

Ca aurait pu se passer très bien pendant un bon bout de temps (on devait même aller dans la même école) (ça aurait été pas d'bol, remarque) si il n'avait pas été fou amoureux de sa meilleure amie, et qu'il n'avait décidé de partir avec.
Au bout de trois mois.
Combo de largages x3.



Là, du coup, j'ai commencé à me poser des questions.
Est-ce que je donnais trop sa chance à une histoire dès le début?
Sans doute que oui.
Mais pourquoi changer?
Est-ce que ce que je faisais, me mettre avec des garçons sans laisser passer des mois de deuil, c'était bien?
Est-ce que j'étais inconstante, et une grosse salope, au final?

Je n'ai pas réussi à répondre à ces questions.

Et puis, on s'est recontacté avec Écureuil.
Écureuil, c'est ma première fois. Mon premier câlin. Ma première grosse cachotterie (ne jamais dire à la Queen Mother qu'on a fauté avant ses 17 ans. Jamais.)
C'était aussi une histoire laissée en suspens.
On habitait trop loin quand on avait 16 ans. Et je l'ai quitté pour ça.
Parce que, quand tu as 16 ans, que ton amoureux habite à des centaines de kilomètres, tu ne peux pas rester avec. Ou alors tu es TRES amoureuse.
Et moi, mon seul amour qui tue, c'était Poète.
Et le seul amour fleuve qui pouvait tenir la distance, c'était Soleil.

Écureuil est revenu dans ma vie.
Il est revenu, et à joué au yoyo.

Écureuil, il est à l'armée, et il est jamais là.
Et puis, il est jamais sûr de rien. Il était pas sûr de vouloir de moi.
Et pour moi, c'était la solution parfaite.
Je le connaissais, il n'était jamais là, je pouvais me reconstruire sans avoir de comptes à rendre, mais il y avait une présence.

Et puis, j'avais mes amis.
Il y avait Druide, le Frère, Poupette, Papillon de Lumière, et Mew.
(Coucou, qui sont tous ces gens? Ahahah.)
Mew, il était quand même super gentil.
A venir avec moi au cinéma voir des films improbables
A prendre de mes nouvelles, discuter de plein de choses débiles. Ou même de trucs intelligents, faut pas croire.
Quelqu'un d'assez surprenant, en fait.

De l'autre côté, Écureuil, il voulait, puis il voulait pas.
De longs silences. De longs moments à attendre devant mon téléphone.

J'avais pas l'impression d'être sa copine, mais son "coach couple" à lui expliquer tout le temps comment ça marchait.
Il tolérait ma présence, mais ne la cherchait pas.
Il me contactait par acquis de conscience.

Il a essayé deux fois de me quitter.
"Tes sentiments sont plus forts que les miens."
(traduction: "une relation me fait flipper, je préférerai qu'on reste juste des fuck friends, un peu".)
Ca me faisait mal.
Mais j'ai essayé. J'ai vraiment essayé de faire que tout aille bien.

Et puis, avec Mew on a commencé à devenir vraiment des "amis".
J'avais envie de parler tout le temps avec lui, j'avais confiance en lui, et puis, j'avais pas à galérer pour lui parler. Il était là de son propre chef.
Et en plus, il esthétisait à mort, comme garçon.
(Si tu savaiiiiiiis.... Ahahah!! )

Au bout d'un moment, ça m'a claqué à la face.
J'en avais ras le bol d'être le coach sentiments d’Écureuil. J'avais envie de m'en aller pour pouvoir passer tout mon temps avec Mew.
Même si je ne pensais pas avoir la moindre chance, j'avais juste envie d'être le plus possible avec lui.
Mon petit coeur était tout chose.
C'était joli comme pour le Poète, mais tranquille comme avec Soleil.
Et ça, moi, ça mettait plein de coquelicots dans mon royaumes de Bones-Land.

J'ai laissé Écureuil partir.
Il ne voulait pas de cette relation. On était juste amis, après tout.
Combo largages x4.

Et puis, Mew est arrivé tranquillement.

Champ de coquelicots.

Alors oui:
"J'ai ENCORE changé de mec". 




Mais que je trouve quelqu'un pour me dire que je suis désespérante.
Pour réduire mon cheminement émotionnel en une suite coups de coeur sans but, en une suite de caprices.
Que j'en trouve un pour me dire que je suis volage.
Que je n'en ai rien à foutre, et que je papillonne.

Je n'ai jamais trompé personne.
Je n'ai jamais fait de mal à personne.
J'ai toujours suivit mes sentiments.

Avoir tenté de vivre des histoires n'est pas un crime. Surtout si c'est des histoires sincères.
Quoi, j'aurais du porter le deuil?
J'aurais du rester à pleurer Soleil pendant des années alors même que pleurer Poète dans un célibat triste et vide m'avait démolie?
J'aurais du dire non à des débuts d'histoires parce que la morale l'exigeait?

Non.
J'ai mis du temps à m'équilibrer.
Je suis devenue une adulte.
Écureuil m'a permit d'être seule et de trouver un équilibre.
Et d'avoir ensuite de nouveau des VRAIS sentiments.
(Non, pas pour lui, mais il n'en avait pas non plus pour moi.)
Des vrais, des jolis, qui m'ont éclaté à la tête, et que je n'avais pas vu depuis un bail.

Oui, je donne trop sa chance à mes histoires.
Je suis entière, et pas volage.
Quand je suis avec quelqu'un, je me dédie à lui.
Parce qu'une personne mérite qu'on lui donne du temps. Et de l'attention.
Parce que c'est le principe.

C'est comme ça.

Mew est devenu le Roi des Ronces du royaume Bones-Land.
(Une bien belle cérémonie que cette de son couronnement, croyez-moi. Toute la family était là et pleurait à chaudes larmes. Et je vous dit pas, les petit fours...)

Donc.
Redites moi, pour voir.
Que je suis "ENCORE" avec un "mec".

C'est pas "un mec", c'est le Roi des Ronces.

Toc.

(PS: la furry family l'a aussi déclaré "Roi des coussins humains" par décret. Pauvre homme. Une bien lourde tâche que celle là.)





"Nice ass, bitch."

De retour après quelques jours de "vacances" (pour cause d'ex colocataire pénible.)

Alors, autant prévenir, cet article puera le féminisme.
Vraiment.

C'est cela même.

C'était le soir du nouvel an et je m'étais faite toute jolie.
Bon, jolie en mode "kikoo, je suis une gothique, j'ai un serre taille, des chaussures à plateforme, et un haut de forme, hihihi".
Mais chacun trouve midi à sa porte, et j'étais quand même plutôt mignonne dans mon genre tout en étant décente. (Que ceux qui trouvent encore que le leggin avec une robe courte sont choquants me jettent leurs bas résilles.)

Et donc, me voila partie pour une petite soirée relativement paisible, marchant dans les rues de Dobor.
(L'avantage, quand on est grande et qu'on porte des plateformes de 15, c'est que même en prenant mon temps, avec la taille de ma foulée, j'avance assez vite.)

Arrêt de tram, première épreuve.
Là, un mec passablement "fatigué" (et qui sentait un mélange assez indéfinissable d'alcool et de sueur séchée), m'aborde de manière fort peu courtoise pour me demander où j'ai trouvé mes chaussures.
J'esquive vite, et je lui réponds que je ne sais plus.
Là, le type devient plus insistant, et se met à faire des commentaires assez graveleux sur mon anatomie, en terminant par un "nice ass, bitch."


Je monte dans le tram en lui répliquant moi aussi quelques:
"Go fuck your own mom, sucker." (tant qu'à s'insulter en anglais, autant le faire bien.)

Ensuite, la soirée se passe, on va chez des amis, j'ai droit aux habituels:
"Han elle a les cheveux rouges", mais ça, à la limite, bon.
Puis, chez ces amis, je sors, histoire de me rafraîchir un peu les idées, la soirée ayant bien avancé.
Et là, le système d'ouverture de la résidence étant bien pérave sa race (je lui en veux), je suis restée coincée en bas de la porte pendant une bonne demi-heure avec des mecs complètement bourrés qui se tabassaient.
Et l'un d'entre eux à essayé de me fourrer de force sa langue dans ma bouche pendant un temps fort certain.


Je passe sur les types qui sont venus me parler alors que j'allais juste passer un appel dehors, et sur les relous qui hurlent que "t'es bonne" dans la rue.
Et là, il ne s'agit que d'une seule soirée.

Alors c'est quoi le PUTAIN de problème, les mecs?

En premier lieu, je tiens à dire que je ne prends pas ça pour un compliment.
Surement pas.
Le fait que de parfaits inconnus m'imaginent à poil en train de faire de mettre leur kiki pas propre dedans moi, ou juste imaginent pouvoir me tripoter, alors qu'ils me voient dans la rue pour la première fois, ça me dégoûte.
Et c'est tout sauf respectueux.

Ensuite.
Je.
M'habille.
Comme.
Je.
Veux.

Et que ce soit bien clair.

Si un mec me voit dans la rue et à envie de me tirer par les cheveux jusque dans sa grotte parce que j'ai un décolleté et un jupe, ce n'est certainement pas moi qui ait un problème.
Je vois tellement de fesses de mecs, et de calebards en folie tous les jours en me baladant dans la rue depuis la mode des tailles basses que je pourrais moi aussi harceler les garçons.
Mais je ne le fais pas.
Parce que je suis satisfaite de ce que je suis, de ma sexualité, que je n'ai rien à prouver, et que harceler des gens, c'est un peu un truc de gros blaireau sans éducation.


Alors, donc, c'est quoi votre problème les mecs?
C'est quoi votre putain de problème?

Pourquoi est-ce que vous avez cru une seule seconde que votre insulte, votre tentative d'embrasser une fille de force, votre attouchement dans un bus, votre regard libidineux, vous aiderait dans la vie, ferait de vous une personne plus intelligente, plus intéressante, accomplie dans la vie, et moins frustrée?

Pourquoi est-ce que vous avez cru une seconde avoir le DROIT de poser vos pattes sur une femme?
Qu'est-ce qui vous laisse imaginer avoir ce droit?

Parce que vous avez plus de muscle?
Parce que la femme n'est qu'un objet?
Parce que la femme est faible, la femme se tait?

Parce que vous n'avez simplement aucune idée de comment vous contrôler?
Parce que vous êtes tellement stupides, goujats et sales que vous n'arrivez pas à avoir une fille à vous?


Et dans ce cas, est-ce que vous croyez sincèrement que ce genre de remarques primaires va vous aider?

Nous ne sommes pas des objets, nous sommes des êtres humains.
Et nous ne sommes pas responsable de votre frustration.

Parfois, quand j'attends le bus (et ce, même quand je suis habillée avec des fringues de garçons, baggy, sweat de mon père), des messieurs de l'âge de mon ex-boss (la trentaine), s'arrêtent pour savoir si je "travaille."
Si je suis une pute et que je vais coucher avec eux pour de l'argent.

Alors, je n'ai rien à dire sur les prostitué-e-s qui sont des gens qui gagnent leur vie comme ils peuvent (je pense sincèrement que tout travail qui n'est qu'alimentaire et fait sans aucune passion est une forme de prostitution de soi).
(On peut en parler, les mecs.)

Mais sérieusement.
Ce ne sont pas des hommes laids, ni vieux.
Quel est le problème des ces gens?
Ils pourraient avoir une copine, une femme même.
Ou alors, peut-être qu'ils en ont. Et qu'ils ont laissé leur couple péricliter, et doivent aller passer leur frustration sur des filles qu'ils paient?

Si une femme ne devient à vos yeux qu'un moyen de passer votre frustration, si l'aboutissement de votre vie est de faire subir vos assauts à une jeune femme, la soumettre, alors votre vie est triste.

Et le pire, c'est quand on me dit:
"T'es vu comment tu te fringues? Tu l'as bien cherché, de te faire emmerder."



On me soutient que c'est de la faute des femmes. Qu'elles n'ont qu'à pas être si provocantes.
MAIS OUIIII!
C'est la faute des femmes, suis-je conne!

Est-ce que je crache dans la bouche de chaque ordure qui soutient ça, sous prétexte qu'il est débile, il l'a bien cherché?

Non.
Parce que je suis une personne bien éduquée.
Mais je le pourrais.
Parce que c'est tentant.

Les femmes ne cherchent pas à être agressée, insultées, violées.
Et pas mal de femmes savent se défendre.

J'invite les femmes à se défendre.

Quand un type vous met la main aux fesses dans le bus, foutez lui une mandale, frappez lui dans les genoux, explosez lui les testicules. De toute façon, il n'en a pas besoin.
Quand un sale sale vous siffle, insultez sa mère, ses ancêtres, son chien, et parlez lui de la taille de sa stouquette.
Quand un type essaye de mettre sa langue dans votre bouche sans que vous soyez d'accord, plantez lui votre talon de 12 dans l'oeil, et arrachez lui l'oreille avec vos ongles (vernis avec des paillettes.) (Nous sommes des reines, bordel.)
Et si vous êtes plutôt du genre doc martens que talons de 12, privez le de ses orteils et de l'utilisation de son (petit) pénis.



Je sais bien que la violence appelle la violence, mais dans ce cas, plus les femmes seront faibles, plus les hommes se sentiront forts.
Même s'il ne s'agit que de retrousser les dents et de grogner, faites le. Ca montre que vous pouvez mordre.

Les insultes et les sifflements ne sont pas moins grave que les mains au culs, les attouchements, ou le viol.
Tant que nous seront disposées à laisser penser que nous ne sommes que des objets, nous seront traitées comme des objets.

Personne n'a le droit de disposer de votre corps.
Vous le donnez  à qui vous voulez, et seulement quand vous le voulez.
Personne n'a le droit de vous insulter parce que vous êtes une femme, ou parce que vous êtes habillée court.
Vous avez le droit de vous aimer dans le miroir.
Avoir envie de séduire, et se plaire à soi même ne veut pas dire qu'on a le droit de vous harceler.

Et vous, les hommes.
Calmez-vous.
Un beau jour, ça va vous retomber sur la gueule.
Profond.
(CF: cet article de Jack Parker sur Madmoizelle.)


PS: "gnagnagna tous les hommes ne sont pas comme ça, gnagnagna, yen a des bien, aussi, gangnagna."
Je SAIS!
Je le sais fort bien.
J'en ai deux ou trois sous le coude, dont un en particulier, qui sont de vrais princes de contes de fée.
Mais je suis quand même sifflée tous les jours dans la rue par des lourds en chaleur.
Dites le contraire. I double dare you, mother fucker.