mardi 27 août 2013

Ode to my Family.

Autant prévenir avant de partir, je n'ai aucune putain d'idée de là où cet article va m’amener.
Cette fois pas de projet d'articles, pas de causes à défendre, pas de plan de dissertation sur des opinions plus ou moins contestables.
Juste un gros poids au fond du ventre qui étrangle le monstre, mon univers, et m'empêche de réfléchir.

C'est ma mère qui m'a apprit qu'écrire, laisse s'écouler les mots, avait le pouvoir de tarir les larmes et d'expliquer les silences.

Ma mère qui m'a dit la dernière fois que je me suis rasée la tête que j'étais moche.
Ma mère qui a monté ma jambe tatouée à tout le monde en disant que c'était bien fait mais qu'elle trouvait ça très laid.
Ma mère qui trouve normal que ma frangine traite le Roi de con.
Ma mère qui pense que je suis une menteuse, une affabulatrice.
Ma mère qui "sait" que j'ai fumé au lycée, que j'ai séché des cours, que j'ai fait des choses pas très propres avec un mec plus vieux que moi, que je me suis faite dépuceler à quinze ans.
La Queen Mom.
Ma mère.

Et puis il y a ma soeur.
Ma soeur qui ne travaille jamais, qui n'aide jamais ma mère, qui se balade dans des fringues à plus de 50 euros la pièce, qui a une gueule grande ouverte du haut de ses même pas quinze ans, et qui me jette au visage que "au final on verra bien laquelle de nous deux s'en sortira le mieux, sale conne".
Ma soeur qui refuse de marcher dans la rue en même temps que moi.
Pour qui ne compte que le prestige, le fric, et son portable.
Ma soeur.

Et ma famille.
Mes grands parents dépassés et fatigués.
Mon oncle qui en a ras le cul.
Ma marraine qui pense aussi que je raconte n'importe quoi.
Cette condescendance constante quand ils me regardent.
Cette sensation de ne pas exister, de ne pas être là, de parler dans le vide.
Parce que je suis une ado attardée, une fille en crise, avec des drôles de fringues, qui se cherche.
Ma famille.

Mon père.
Mon père encore.
Mon père jamais présent, mon père qui fuit.
Mon père qui accumule les conneries comme des perles sur un collier trop plein.
Mon père qui n'arrive pas à communiquer avec moi, et pour cause, quand on récupère un gamin à dix-huit ans passé, et qu'on veut faire son éducation, on se rends vite compte qu'on ne peut pas faire grand chose.
Mon père qui regrette.

Tout ces gens.
Tellement condescendants.
Tellement désireux de me montrer ce que doit être ma vie.

Je n'ai pas besoin de vos conseils.
Ni de votre opinion.
Bientôt, j'attendrais les vingt-quatre années.
J'ai la tête rasée, des piercings, la jambe tatouée, je pratique une religion païenne, je vis à travers mon appareil photo, je veille sur ma famille de chats. C'est ce que je suis.
Et je n'ai pas besoin de vous pour savoir ce que je suis.
Je n'ai besoin de personne pour m'accepter telle que je suis.
Je suis moi dans l'entièreté de mon être.
Peut-être que je suis étrange et décalée par rapport à certain critères, mais je suis moi.

Et vous avez fait de moi ce que je suis.

Retour en arrière.

Avant ma naissance, ma mère est tombée amoureuse, folle, de mon père.
Il était grand, plus agé qu'elle, et ça a été le coup de foudre.
Ma mère était une passionnée, elle l'a aimé sans limite, mais mon père, lui, n'arrivais pas à se dire qu'il allait se caser avec quelqu'un.
Il a trompé ma mère.
Plusieurs fois.
Elle lui a pardonné.
Elle voulait un môme.
C'était pas facile pour elle, elle a fait plusieurs fausses couches avant de m'avoir.
Finalement, elle est tombée enceinte pour de vrai.
Mon père a crisé et s'est barré en Afrique.
Quand il est rentré, j'allais naître. Il ne voulait pas de moi.
Le jour de l'accouchement, il n'était pas là.
Quand j'étais bébé, il ne s'occupait pas de moi.

Quand j'avais deux ans, il a lourdé ma mère.
Puis quand j'avais trois ou quatre, il l'a reprit.
Il lui avait promit qu'ils habiteraient ensemble, et il m'avait promis qu'ils me feraient un frangin ou une frangine.
Quelques semaines après ces promesses, il a largué ma mère, encore.
Pour toujours.

Quand j'ai eu six ans, il a demandé la garde alternée.
Je n'avais pas aller chez mon père.
Je ne le connaissais pas beaucoup, et au fur et à mesure, il s'est mis à me faire peur.
Ma mère et moi étions très fusionnelles.
C'était la personne à qui je faisais le plus confiance.
A l'école j'avais des problèmes. Je me faisais taper dessus. Je n’aimais que lire et je n'aimais pas les autres enfants. J'avais peur d'aller à l'école.
Mon père s'est mis avec ma belle mère.
Une femme avec qui il trompait ma mère bien avant ma naissance.


Ma mère s'est mis avec mon beau père.
Au début il était gentil.
J'ai eu huit ans, ma petite soeur est née.
Je voulais une petite soeur.
Ma mère et mon beau père se disputaient beaucoup.
Il y a eu un séjour à la montagne, avec des grosses disputes. A la maison, ça marchait pas très bien. Et après la naissance de ma soeur, ils ont faillit se quitter.
A cette époque, j'avais très peur de mon père.
J'étais malade à chaque fois que je devais aller chez lui.
Je ne supportais pas sa nouvelle femme.
Avec ma mère et mon beau père on a été viré d'un premier appartement.
On est allé habiter ailleurs, dans une maison.
Ma mère et mon père hurlaient l'un contre l'autre à chaque fois que je devais aller voir mon père.
Mon beau père était souvent nerveux.
J'ai écrit à mon père pour le dire que je ne voulais plus le voir.
Je ne l'ai plus vu.
Il a cessé de venir.
Mon père est parti une nouvelle fois.

Je suis allée au collège.
Je ne savais pas nouer des relations sociales, alors je me suis fait encore taper dessus.
Ma mère a dit que c'était de ma faute.
Je n'ai plus parlé à ma mère.
De toute façon, elle se disputait avec mon père.
Ma petite soeur avait deux ans.
Elle adorait son père.
Elle venait parfois dans ma chambre et elle me mordait les bras au sang.
Ma mère me disait d'être gentille avec elle.
J'ai découvert le cinéma fantastique. J'ai arrêté de vivre dans le réel, et j'ai commencé à lire des histoires.
Ma mère est retombée enceinte. Un petit frère.
Il n'était pas assez fort et il est mort sans voir le monde.
Pauvre petit frère.

On a été virés de la maison.
On a tout mis au garde meuble et on est allé vivre chez mes grands parents. Dans l'appartement de mon arrière grand mère qui venait de mourir.
Au collège, je me faisais taper la tête contre les murs, je vivais au CDI.
Ma soeur était gâtée par son père qui avait complètement oublié que j'existais.
Entre temps, j'avais apprit que mon père lui aussi avait pondu une môme.
A la maison, ça hurlait tout le temps.
Tout le temps.
Tout le temps.
J'étais tombée en dépression.
J'étais persuadée que j'allais voir des monstres qui allaient me dévorer si je regardais le noir, la nuit. J'avais peur de la mort, parce que je pensais que la mort habitait dans mon ventre.
J'avais l'impression d'être folle.
Tout le monde hurlait.
Ma petite soeur était devenue anorexique à la mort de mon arrière grand mère.
J'avais peur qu'il lui arrive mal.

Mon beau père n'avait pas donné les courriers du garde meuble où on gardait toutes nos affaires depuis le déménagement dans le petit appartement de ma grand mère.
Ils ont tout envoyé au broyeur et vendu le reste.
On a tout perdu.
Toutes les photos.
Tout les souvenirs.
Tout nos jouets.
Ma mère a hurlé tellement fort ce jour là.
Je n'ai jamais entendu quelqu'un hurler avec autant de désespoir.
Ca a hurlé encore plus fort dans la maison.
J'ai commencé à détester mon beau père.
Et ma soeur me détestait pour ça.
Ma mère me prenait pour une folle.
Je me prenais pour une folle.

On est allé habiter dans une autre maison.
Ma soeur a eu un chien.
Mon beau père a tapé sur le chien.
Je suis rentrée au lycée.
J'avais envie de mourir tout les jours.
Au lycée, j'avais des amis. C'était bien.
Je m'y sentais mieux que chez moi.
Je suis devenue gothique par amour des fringues de mes potes et par amour de la littérature.
Ca hurlait à la maison.
Ca hurlait tout le temps.
Je ne pouvais plus dormir.
J'avais l'impression que si je dormais j'allais mourir.
C'est la musique qui m'a sauvé. C'est Placebo qui m'a sauvé. C'est Peter Jackson qui m'a sauvé, lui aussi.
J'avais définitivement perdu contact avec le monde réel.
Je voulais vivre pour sortir de cet enfer, ne plus voir mon beau père, ne plus entendre les hurlements perpétuels, les disputes, mais si j'avais vu la mort arriver, je l'aurais accueillit avec soulagement.
Je ne parlais plus à personne.
Plus à ma mère, plus à ma soeur, j'avais envie de tuer mon beau père.
A table, on me rabaissait toujours. Toujours. Je détestait les repas. On me disait toujours que je n'étais pas assez bien.

J'ai eu le bac.
Sans aucune fierté.
Je savais que je l'aurais, et je n'avais même pas travaillé pour ça.
Je voulais m'en aller de la maison et faire du cinéma.
Hors de question.
On m'a mis en fac de langue.
Je n'y ai rien foutu.
J'ai commencé à fumer parce que j'avais faim, parce que ma mère n'avait plus d'argent à cause de mon beau père.
J'ai rencontré My Love, mon amie de galères, et elle m'a aidé à aller mieux.
Elle m'a poussé à passer les concours d'école d'art.
Ma mère a lâché l'affaire, on a fait un emprunt à la banque.
Ce n'était pas l'école que je voulais, mais, soit, j'allais pouvoir faire ce que j'aimais.

A la maison, c'était le chaos.
La famille était folle.
Ca hurlait tout le temps.
J'en prenais plein la gueule comme tout le monde.
Tellement de méchanceté, tellement de haine.
Je ne sais même pas s'ils se rendaient compte.
Je rendais les coups pour ne pas hurler.
Je ne pouvais toujours pas dormir.
J'écrivais.
Pour ne pas être dans cette réalité.
Pour ne pas vivre cette vie.

Avec mon petit ami Soleil, j'ai pu échapper un peu à tout ça.
Etre moins chez moi.
Finalement, mon beau père est parti.
En laissant des dettes, et en traînant ma mère plus bas que terre devant ses propres parents.
Mon père a profité de ce moment pour réapparaître.
J'ai rencontré mon autre soeur.
Je lui ai donné tout l'amour que je pouvais.

J'ai fait mon école d'art.
Mais même mon beau père pati, la violence était continuelle.
Normale.
Des cris tout les jours.
Des menaces.
Des insultes.
Je voulais la paix.
Mon père a donné de l'argent, j'ai payé un appartement à côté de l'école.
Les fournitures, le papier, tout ça coûtait tellement cher...
J'ai eu faim.
Faim.
Si faim.
J'ai prit un chat pour ne pas être seule, et il y avait Soleil, qui n'aimait pas ce que j'étais, mais ça allait parce que je n'étais pas toute seule.
J'avais quelques amis de l'école.
My Love est partie en Angleterre. J'ai beaucoup pleuré.
La dépression est revenue.
Le monstre de la Mort dans mon ventre me mangeait de l'intérieur.
Je n'ai pas fini ma licence à l'école.
Ma mère ne me parlait plus beaucoup.
Mon père essayait de me comprendre.
Ma soeur me méprisait.

J'ai prit un nouvel appartement, j'ai commencé un travail, commencé à étudier pour un autre concours, à Angoulème.
Mon père venait voir si je travaillais.
Vers la fin de l'année, il m'a dit qu'il ne m'aiderai pas financièrement pour ce concours.
J'ai tenté quand même.
Je voulais pouvoir me rattacher à ma seule réalité.
La réalité dans laquelle je voulais vivre et qui n'était pas celle dans laquelle on m'avait poussée de force.
J'ai eu le concours.
Je l'ai eu.
Moi toute seule.
J'étais fière.
Mais il n'y avait plus d'argent.
Plus de bourses. Les dettes de la première école.
Alors, non.
Non, je n'irais pas dans cette nouvelle école.
J'ai essayé de me tuer.
J'ai vraiment essayé de me tuer.
La Mort n'a pas voulu de moi.

J'ai rencontré les Dieux de mes ancètres.
Puisé en moi l'espoir, je me suis accrochée à mes rêves.
Avec ma mère ça allait très mal, avec mon père aussi.
Ils ont payé une dame pour qu'on puisse se parler tout les trois, devant elle.
C'était ridicule.

Je voulais avancer toute seule.
Qu'importe le chemin.
C'était trop fort pour moi. Ce qui vit en moi est plus grand que moi même. Et je devais avancer.
Même si on se moque, même si ma mère me rejette, même si mon père s'emporte.
Je me suis retrouvée quasiment à la rue, j'ai failli crever de froid et de maladie.
J'ai rencontré le Roi.
J'ai encore déménagé.

Et maintenant, je suis là.

Alors qui?
Qui va me dire comment mener ma vie?
Qui va me dire ce que je suis supposée faire?
Qui va me dicter mes envies?

Ma mère?
Mon père?

Non.

Je ne suis pas une menteuse.
Je ne ment pas.
Je n'ai pas prit de drogue.
J'ai commencé à fumer à la fac.
J'ai eu un mec qui avait quinze ans de plus que moi, mais on a couché ensemble, quelques fois, et c'est tout.
Je n'ai jamais été pétée à plus en savoir où j'habite.
Je n'ai jamais eu de dettes.
Je n'ai jamais fait de mal consciemment à qui que ce soit, si ce n'était pas pour me défendre.

La seule chose que je veux.
Que je veux.
Plus que tout, plus que n'importe quoi d'autre.
C'est la paix.
Etre tranquille, dans mon chemin, avec MA famille.
Celle que je me suis faite.
Mes amis, le Roi, mes petites boules de poil.

Et je défie quiconque, parents compris, de venir m'apprendre à vivre.
De me dire comment je dois m'habiller, me coiffer, comment parler, comment vivre.

Parce que je sais qui je suis.
Qui je suis malgré vous.
Je suis fière de moi.
Je suis contente de la personne que je suis devenue.
Et il me tarde de voir la personne que je vais devenir.

Avec ma conscience pour moi.
Et une conscience nette.

Bien à vous.

Leo  QueenOfBones-
From Bones-Land

jeudi 1 août 2013

Beaucoup de bruit pour rien.

Tchouki tout le monde.

Du haut de mon stress post-concours (ahahahahah, je suis pas du tout nerveuse, ahahahahahah!!!!!), j'avais envie de faire un article.

L'idée c'était de faire un article sur l'homosexualité.
Voila, genre un papelard polémique avec des grands bout d’opinion rageuse dedans...
Le problème, c'est que, ma foi....

Je n'ai STRICTEMENT RIEN à raconter sur le sujet.
Je veux dire.
Mon avis sur la question de l'homosexualité se résume à "Oui, tu es homosexuel-le, c'est bien, passe moi la mayonnaise."
Je m'en tamponne le derrière dans les palétuviers, d'une force puissante.
Si des gens s'aiment et s'éclatent au plumard, ma foi, c'est très bien. Je veux dire, il y a des choses bien plus grave que de l'amour et de l'attirance. Genre, des trucs comme la guerre, la faim dans le monde, la crise du pétrole, la fonte des glaces...

A côté, quand deux personnes du même sexe se tiennent la main, je veux dire... Enfin... Je comprends pas... C'est grave?



A Bones-Land, on est relativement laxistes sur la question. Avec Mew on en a parlé, et nous avons décidé à l'unanimité que si un de nos mioches vient nous voir en se tordant les mains pour nous dire:
"-Pôpa, Môman, je crois que j'aime les (personnes du même sexe, insérez ici ce que vous voulez) (ce double sens est génial) (je veux dire.)"
La réaction sera la suivante:
"-C'est cool. Les consignes sont les mêmes que précédemment, protèges toi, regarde des deux côtés de la route avant de traverser, et lave toi les mains avant de passer à table. "

Non sérieux.
Une des personnes que j'admire le plus au monde (une personne de ma famille) est un monsieur qui aime les messieurs.  J'ai passé des moments trop cools avec lui, il vit avec son chéri depuis des années, et ils sont trop beaux.
Quand on parle de l'adoption non plus, je vois pas le soucis.
J'ai une cousine qui a deux mamans. Elle est équilibrée, a passé son bac avec mention, et a une brillante carrière qui l'attend. Et elle est plutôt à fond sur les garçons, d'après ce que j'en sais.

Bref.
L'homosexualité, pour moi, c'est à peu près aussi normal que toutes les autres choses de la nature.
C'est une attirance comme une autre.
Et mon opinion est la même sur, en vrac: la bisexualité, la transexualité, les travestis, etc, etc...
Je vois pas ce qui pourrait me gêner dans le fait que des personnes s'accomplissent à travers un chemin autre que le mien. Je cherche moi-même l'accomplissement personnel, si des gens le trouvent en faisant des choses qu'ils aiment, et en aimant d'autres personne: ainsi soit-il.


Weeeee!!!
Youpiiiiiii!!!!


Quand on a commencé à parler du mariage gay en France, et du projet de loi sur l'adoption par les couples homosexuels, ma réaction a été en deux temps:
"-Ah, enfin, la loi va être la même pour tout le monde!"
"-Chic, y'a des bébés qui vont trouver des parents!"

Oui, parce que dans "le pays de la liberté et des droits de l'homme", (olol!!!!), je trouvais pas que tout le monde naissait "libre et égaux en droits". Et que le premier article des droits de l'homme ne soit pas respecté, je trouvais ça vraaaaaaiment craignos.

Et puis, je sais que, même le le Père n'a pas vraiment eu vocation à être un parent quand j'étais bébé, il y a des couples d'hommes qui veulent des enfants plus que tout, parce que être parent, c'est très important. Transmettre, tout ça. Il y a des gens pour qui ça compte.
Pareil pour les couples de femmes, même si on fait moins chier les femmes sous prétexte que utérus = "envie folle de procréer!", ce qui n'est pas toujours vrai.

D'autant plus que, quand des homosexuels avaient des enfants, d'une manière où d'une autre, si le parent "officiel" mourrait, et que la famille de ce parent décidait que l'autre parent devait s'en aller, il n'avait pas le choix, et perdait son enfant. Ou si le parent décédé n'avait pas de famille, des petits devaient être séparé de son autre maman ou de son autre papa pour aller en foyer.
C'est pas un peu horrible?

Alors autant dire que des gamins allaient pouvoir être adoptés et avoir des maisons, et être en sécurité, je trouvais ça plutôt intelligents. Je râlais un peu moins contre le gouvernement qui m'avait supprimé ma bourse d'état.

Et puis, j'ai entendu parler du fameux truc de psychopathe catholiques, là:
(vous savez comme je porte les monothéistes dans mon coeur...)
"Un papa une maman". Et autre réfractaires.

Et là...

Qui sont ces affreux rabat-joie?
(Une belle bande de rabat-joises, ton Altesse)
(Private beaver joke, excusations.)
Et quels sont leurs arguments?

Après des recherches, ce sont en grande partis des bourgeois catholiques, conservateurs et religieux de tout poils, qui avancent des arguments élaborés comme:
-Dieu a créé l'homme et la femme pour qu'ils fassent des enfants, le reste est contre nature.
-C'est mauvais pour l'équilibre de l'enfant, d'avoir deux parents de même sexe.
-Et si on autorise ça, ça va faire des homosexuels de génération en génération! (wtf génétique?)
-Ca va permettre à des hommes de violer des enfants.
-Et si on autorise le mariage gay, après, tout sera permis, toutes les dérives!! La pédophilie et la zoophilie après ça!!!
-L'homosexualité, c'est un choix, de toute façon. C'est juste pour se démarquer, et foutre le bordel dans la société.

Ce à quoi j'ai répondu:



"Putain, trop drôle, c'est une vanne, c'est ça? Ahahah, trop fort, ces gens, meilleure blague de l'année... Attend, c'est du sérieux? Wtf?"

Et oui.
Ces gens sont sérieux.

Reprenons ces arguments pour voir ce qu'il y a comme blagues dedans:

-Dieu a créé l'homme et la femme pour qu'ils fassent des enfants, le reste est contre nature.

NIQUE DARWIN, NIQUE LE PROGRÈS, NIQUE LA SOCIETEEEEEEEE!!!
Bref.
Enfin, Dieu a posé l'homme et la femme sur Terre pour qu'ils niquent et se reproduisent.
Fort bien.
Je veux bien croire que, au delà de toute considération théologique, le but d'une espèce soit d'éparpiller ses brins d'ADN dans le monde.
Mais dans une société qui abrite 7 putain de milliards d'individus, on peut prète se calmer sur l'éparpillement génétique, non?
C'est quoi le problème? Que des femmes fassent l'amour en elles et que des hommes fassent l'amour entre eux?
Je sais bien que dans le monothéisme, chaque plaisir prit est un pêché, mais si vos vies sont pourries parce que vous avez choisit la voie de Dieu, c'est pas le problème d'un état laïque.
Vous n'avez pas à dicter vos choix à l'état. C'est triste mais c'est comme ça. Tac.

Dire que l'homosexualité n'est pas naturelle est aussi une hérésie.
(J'aime ce mot. Il sonne.)
Les animaux les plus intelligents pratiquent l'homosexualité. Dauphins, rats, grands singes.
Votre Dieu aurait créé des espèces homosexuelles?
Oh le filou.
Je serais vous, je m'adresserais direct au service des réclamations.

-C'est mauvais pour l'équilibre de l'enfant, d'avoir deux parents de même sexe.


Alors alors...
Qu'est-ce qui est le plus mauvais pour un enfant?
D'avoir deux parents aimants?

Ou d'avoir une mère qui élève seule son gosse (ses gosses?) parce que le père s'est tiré?
D'avoir des frères et soeur de pleins de pères différents, ou de plein de mère différents parce que papa est un coureur/maman est une aventurière?
D'être élevé avec 5 autres gosses parce que papa/maman profitent des allocs grâce à des gosses qu'ils ne prennent même pas la peine d'élever?
D'être battus quotidiennement parce que ils n'étaient pas vraiment désirés, mais que la religion interdit le préservatif?
D'avoir un père de 60 berges parce que maman a épousé un vieux riche pour se faire du blé? Que quand il aura vingt ans, son père en aura 80 et va mourir?
D'être à moitié gogol parce que maman s'est marié avec son cousin, et que, pas d'éparpillement génétique?

Mères célibataires, familles trop nombreuses, mariages avec une différence d'âge impossible, familles recomposées cinq ou six fois, enfants maltraités, laissés à l'abandon, mariages consanguins...

C'est bon pour un gamin?
C'est bon pour un gamin ce genre de situations?

Je vous jure sur la vie de ce que j'ai de plus cher que j'aurais mille fois préféré que ma maman se mette en couple avec une femme plutôt qu'elle se foute avec mon connard de beau père! J'aurais été mille fois plus heureuse. J'aurais même préférée qu'elle soit amoureuse d'une femme dès le départ plutôt que de tomber sur des hommes qui lui ont arraché le coeur avec des clous rouillés.

On trouve ça normal les familles recomposées, on a le droit de se marier avec les gens de sa famille (à la limite, l'amour ne se commande pas, mais moi, j'interdirais la procréation naturelle dans ce cas là... génétique, tout ça...), on a le droit de faire des gosses juste pour niquer le système des allocs, mais des couples qui veulent désespérément donner de l'amour et une famille à des gamins se le voient interdire POUR LEUR EQUILIBRE?

C'est juste débile.
Débile.



Je ne dis pas que les couples homosexuels restent ensemble toute leur vie.
Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de famille recomposées...
Mais il y aura des enfants aimés.
Et ça... C'est le plus important.

-Et si on autorise ça, ça va faire des homosexuels de génération en génération! (wtf génétique?)et
-L'homosexualité, c'est un choix, de toute façon. C'est juste pour se démarquer, et foutre le bordel dans la société.

Alors.
Je met ces deux arguments en miroir pour une bonne raison.

Non, être homosexuel n'est pas plus un choix que d'avoir les yeux verts. C'est comme ça. Que ça soit génétique ou psychologique, ce n'est pas un choix.

Est-ce que les hétéros ont fait le choix d'être hétéro?
Vous, petit hétérosexuels sans problèmes, quand avez vous fait le choix d'être hétéros? Un jour vous vous êtes regardés dans le miroir, vous avez bien réfléchit, et vous vous êtes dit "ouaih, hétéro, ça me semble safe, comme choix. je vais faire ça."

Non, hein?
Ben voila.

C'est peut-être génétique.
Mais dans ce cas, ça me ramène au point suivant.
Si c'est génétique, ça ne se transmet pas de manière automatique, et il ne peut pas y avoir des homosexuels de génération en génération, vu que à la base, c'est bien un couple hétéro qui a donné naissance à un homosexuel.

Stupide.

(Et puis je vois pas comment des gens qui croient que Dieu a créé le monde en 6 jours se mêlent de génétique.)

Et dans le cas de parents homosexuels adoptant des enfants, si les gamins deviennent homosexuels aussi, ça veut dire que c'est psychologique et pas génétique, et donc, qu'on est homo par phénomène d'imitation de son entourage.
Sauf que non: vu que, à la base, c'est bien des parents hétéros qui ont donné naissance aux parents homosexuels.

Nique la logique, dans ce cas.
Aucun de ces arguments ne tient debout.

-Ca va permettre à des hommes de violer des enfants.
Pardon?
OO

Depuis quand "homosexualité" = "pédophilie"?

On parle de gens qui veulent se marier par amour et fonder une famille, là.
Pas de dangereux psychopathes qui cherchent à trouver des enfants pour les violer sauvagement.
Il y a eu des faits divers, mais bon, je me souviens aussi de l'autrichien qui avait enfermé sa fille dans sa cave pour la violer pendant quinze ans. Et il était pas particulièrement homo.

Il y a des tarés partout.
Mais si voulez mon avis, la frustration sexuelle est beaucoup plus dangereuse dans le rapport que les homains ont avec les êtres faibles que l'homosexualité.

Je ferais garder mon môme tranquillou par mon meilleur pote gay, alors que jamais je ne le confierai à la garde d'un prêtre.

Comment ça, on gueule parce que j'ai fais le rapprochement facile prètre = pédophile.

C'est quoi qui vous dérange?
Pour vous, tout les gays sont biens des violeurs d'enfants en série.
C'est facile de faire des rapprochements vaseux.

Et les gens qui avancent ces arguments devraient avoir honte.


-Et si on autorise le mariage gay, après, tout sera permis, toutes les dérives!! La pédophilie et la zoophilie après ça!!!

Je suis obligée de répondre?

Enfin, je veux dire.
Moi ce qui m'inquiète, c'est qu'on marie des gens qui se connaissent depuis trois semaines.
Pas qu'on autorise des gens qui s'aiment à se marier.

Le mariage pour tous a été instauré.
Et la seule chose qui va se passer....
C'est que....


Omgs le suspense!!!!
DES GENS VONT SE MARIER!

...
Terrifiant.

Vraiment.

Hurm...

Ensuite, y'a un truc qui me dérange.
Le fait que les gens disent:
"-Oui, ben la définition du dictionnaire sur le mariage, c'est "union entre un homme et une femme", alors il faut inventer un nouveau mot!! On a qu'à pas dire mariage! Marage c'est pour un homme et une femme!!"

Ahahah.
Le dictionnaire détient la vérité, hein?
Le fameux "argument dictionnaire"...

Déjà, moi, je me méfierai d'un truc qui s'est lui même introduit le mot "kiffer".
Académie française, je te chidssu.

Ensuite, vous voulez un exemple du "dictionnaire détient la vérité"?

Maintenant, quand on regarde dans le dico, à "hystérie", on voit la définition d'une pathologie mentale, et d'une injure passée dans le langage courant.
Il y a une cinquantaine d'année, si on regardait, on y voyait la définition d'une maladie touchant uniquement les femmes, et créé par un traumatisme sexuel, et/ou un manque d'enfant.

Voila.
La vérité est dans le dictionnaire.
La beauté de la langue française.
On ne peut pas appeler ça un mariage parce que c'est "une union entre un homme et une femme".

C'est ça.
Les langues ne bougent jamais, il n'y a pas de progrès, pas d'avancée, pas de changement du langage. D'ailleurs, on parle tous la même langue qu'à la création du monde.
C'est connu.

...

C'est en changeant les mots qu'on change les meurs.
Je suis pour le mariage pour tous.
Pour la liberté d'aimer.
Pour l'adoption des nombreux enfants sans parents.

Parce que c'est ce qui est juste.
Et que aucune idéologie arriérée ne pourra jamais entraver la marche du progrès.
Vous aurez beau freiner des quatre fers, le mouvement est inéluctable.
Et vous le savez.

mercredi 31 juillet 2013

Le petit bout de viande qui rêvait d'être un être humain.

Autant prévenir, je suis une connasse de féministe.
Du moins, ce qu'on appelle une "connasse de féministe".

Dans l'esprit de beaucoup de gens "féministe" est forcément péjoratif.
Il s'agit de femmes, presque toutes lesbiennes camionneuses, trop moches pour se faire baiser, qui se laissent pousser les poils et qui revendiquent le droit à être l'égale des hommes tout ça parce qu'elles sont en fureur contre mère nature qui ne leur a pas fait pousser de testicules.
Ou d'hystériques acharnées qui n'attendent que votre sommeil, à vous les hommes, pour vous couper vos bijoux de famille afin de s'en faire des colliers.
Ou encore dernièrement, de filles à moitié à poil sans aucun propos.




Oui, mais non.
Je fais partie de ces femmes qui se revendiquent féministes parce que j'aimerai juste qu'on arrête de résumer mon existence à mon utérus plutôt qu'à la personne qu'il y a autour.
Je suis féministe parce que je suis un être humain.
Je parlais précédemment de mon regret qu'il n'y ait pas de genre indéfini dans la langue française pour pouvoir me l'approprier, et de mon désir que l'on m'appelle Monsieur, pour qu'on oublie de mettre mon vagin en avant avant mes qualités professionnelles.

Je suis une femme (ma foi, le miroir ne me contredit pas, je suis physiquement une femme, je le sais, je vérifie tout les matins), je vis avec un homme, je met des robes, je n'ai pas de poils sous les bras parce que ça pique et que j'aime pas ça, j'aime le vernis à paillettes (on le saura...) et je fais des "trucs de filles".
Comme environs 95% des féministes du monde, en fait.

Ceci étant posé.

Effectivement, j'aimerai que mon existence entière arrête de tourner autour du fait que j'ai un vagin et/ou que je puisse produire des gosses.
Merci.
J'aimerai que mon existence ne soit pas l'existence d'un bout de viande.

Mon problème est:
J'ai été élevée par espèce déesse guerrière (honnêtement, ma mère est un super sayan), dans l'idée qu'un femme est largement l'égale d'un homme, et j'ai embrassé la religion d'un peuple ou la valeur se mesure à la valeur personnelle et à la bravoure des actes.
Et chaque fois que je sors dans la rue, je me vois réduite à un bout de steak.




J'entends d'ici les hommes qui disent que, "alalah, mais franchement, les meufs, faut pas dramatiser, quoi, c'est pas grave, oh, pétez un coup, vous êtes pas si mal loties!"

Ah ouaih?

Situation lambda:
Il fait à peu près 35 000 Degrès celcius (pas kelvin, oh, faut pas pousser, on est pas dans le drama!) (huhu) dehors, et en tant que femme, vous sortez en short. Ou en jupe. Avec un débardeur.
La moyenne de sifflements, et autres "hé, oh, mamoizelle, t'es trop charmante, vazy, t'es BONNE!" que j'entends en descendant la rue passante de ma ville est de sept.
SEPT putains de remarques sur mon physique.

"Non mais vazy, c'est un compliment, t'es conne ou quoi?"




NON.
Une fois pour toutes, non.
Ça ne me fait ni plaisir, ni ne me glorifie d'être jugée, mesurée, regardée, reluquée, dès que je sors de chez moi.
"Bah, t'as qu'à pas t'habiller comme ça!!"

NOUS Y VOILA!!

Traduction:
En tant que femme, je suis uniquement un objet de désir, qui, si il veut avoir la paix, doit se cacher de la vue de ces messieurs. Parce que ces messieurs sont incapables de refouler leurs hormones.

Dieux tout puissants.

Les garçons, ça vous fait pas mal de vous abaisser au rangs d'animaux, et d'avouer que vous êtes incapables de maîtriser vos hormones? Ça vous fait pas chier d'avouer que vous ne pouvez pas contrôler?
Ça ne vous emmerde pas de devoir prouver votre virilité en abaissant les femmes au rangs de seins/sexes sur pattes tout en avouant vous même n'être qu'un paquet d'hormone sans savoir vivre ni cerveau?

Désolée.
Chez moi, la virilité s’acquiert par la noblesse des actes et la noblesse de l'esprit.
Alors le "madmoizelle, t'es BONNE" ne me fait éprouver pour toi que de la pitié. N'arriver à être un homme qu'en mettant tes testicules en avant est un aveu de faiblesse qui ne me fera jamais te regarder que comme un enfant.
(Comme un enfant qui a passé trop d'heures devant les Teletubbies.)


Deal with it.

J'ai parfaitement le droit de choisir comment m'habiller.
Et toi, petit garçon, tu as parfaitement le droit de fermer ta bouche trop grande pour ton âge.

Autre situation:
Variante de la première.
Je rentre chez moi. Il est tard, je sors du boulot, j'en ai plein les pattes, je suis seule dans la rue.
Un homme me suit en voiture, fenêtre baissée, en voulant que je monte.
Il va me suivre sur une centaine de mètres. Jusqu'à ce que je mette un gros coup avec des bottes en métal (New Rock, si tu m'entends, je t'aime d'amour, tu as sauvé ma vie, toi et moi, c'est pour toujours maintenant <3) dans la portière et qu'il se casse en me traitant de tarée.

Alors:
Non, c'est pas un cas isolé, la première fois le mec m'avait suivit TOUTE MA RUE (400 mètres) dans sa bagnole avant d'en sortir pour essayer de me choper.
Et oui: c'est une agression.

Qu'est-ce qui justifie ça?
Ma façon de m'habiller?
Non.
Je fais ce que je veux. Est-ce que je râle contre les mecs qui font dépasser leur caleçon dans la rue? Alors que c'est bien un sous vêtement quand même? Est-ce que je fais traiter de gigolo les garçons qui se baladent torse poil? Est-ce que je vais harceler un mec que je trouve mignon?
Non.
Et pourquoi? Parce que c'est un homme et que je suis une femme faible et que donc, je n'ai pas d'ascendant physique sur lui?
Je fais 1m83, avec les New rock, je tape près du mètre 90, je me suis déjà farci en baston des gens plus gros que moi, et brisé quelques mâchoires.
Non, j'ai pas peur de toi, homme.
Je te respecte tant que tu me respectes.
Tu m'agresses, je me défendrais. Et je te ferais mal.

Ma quoi, je suis une femme, donc tu as le droit de profiter de ton sois-disant ascendant physique sur moi pour me faire peur? Pour m'agresser dans la rue?

NON!!!

Tu dis que j'exagère, que je suis un cas isolé.
Ahahahah! Gros naïf.
Non plus.

Les filles ont peur de rentrer le soir.
Elles ont peur à cause de vous.
Si une fille est parano, c'est parce que sa mère lui a seriné que les hommes peuvent l'agresser, et qu'elle doit faire attention, qu'une de ses copines s'est déjà fait violer, qu'elle même a déjà été suivie.

Et c'est DE TA FAUTE!

Pas de la faute de tout les hommes, mais de la faute des gens comme toi, qui la jugent comme un bout de viande en face d'un prédateur.

Et je le répète, mais, moi, j'ai une culture guerrière. Et plutôt que de me faire embarquer dans une bagnole, rabaisser, insulter, attenter à mon honneur, je préfère frapper. Si je ne peux plus fuir, je frapperai.
Parce que je ne suis pas un bout de viande, mais un être humain.

D'ailleurs, autre situation:
Parlons du viol.

Moins de 10% des femmes victimes de viol portent plainte.
Pourquoi?

Mais parce que c'est de leur faute, ma bonne dame.



Alors, allons-y.

Expliquez moi comment une personne qui s'est faite agresser l'a cherché.
C'est exactement que le même système du:
"Mais attend, il avait un porte monnaie!! Il demandait à être braqué."

NON!!
NON NON NON!!!

Personne ne demande à être violé.
Personne ne demande à ce que quelqu'un le tabasse et le souille avec sa semence dégueulasse.
Personne ne demande à être traumatisé à vie.

Si une fille s'est faite violer, c'est pas sa faute.
C'est la faute des mecs qui l'ont violée, parce qu'ils ne sont que des animaux, des enfants sans discernement, qui ne savent pas réfréner des désirs d'homme.
C'est la faute des flics, qui rendent les victimes responsable, en jugeant leur maquillage, ou leur vêtements.

Homme, si tu as violé une femme, tu n'es pas digne de ton rang d'humain.

(Et c'est aussi valable pour les femmes violeuses. Quand on viole, on est un être faible. Une raclure. Fin de la discussion.)



Et en parlant de ça, tout les gens qui pensant que les victimes de viol étaient consentantes d'une certaine manière: je vous méprise et je maudis vos ancêtres.


BREF.

Parlons d'autre chose.

Vous vous souvenez, au début de l'article, j'ai dit que j'aimais: "faire des trucs de filles"

C'est quoi des trucs de fille?
Regarder des films romantiques en mangeant des glaces en pot, faire la cuisine, me vernir les pieds, regarder mes chaussures?
Et c'est quoi des trucs de garçon?
Mater le foot en buvant de la bière?

...

Non.
Toujours non.

Un exemple: je monte à cheval, je sais tirer à l'arc et avec un fusil, je grime aux arbres, et je sais m'orienter en forêt, faire un feu, tailler des armes rudimentaires...
J'ai une copine professeur de Kendo, une autre dresseuse de chevaux, une autre qui boxe...
De son côté, le Roi a peur des chiens, vendrait son âme pour ne pas monter sur un dada, je connais d'autres garçons qui font mieux la cuisine que moi, d'autres qui sont champion de ménage, et d'autre encore qui aiment la couture.

Les "trucs de fille" et "trucs de garçon", c'est nul.
Nuuuuuuul.

Je veux dire, il y a des garçons qui sont bien plus apte que moi à faire la vaisselle, et des filles qui sont bien plus apte qu'eux au kick boxing.

Et alors?

L'important c'est de faire ce qu'on aime, pas de s'enfermer dans un genre.

(Je dirais pour ma "défense" que mon père est très féru de préhistoire, et qu'il m'a apprit tout ce que je devais savoir sur la survie au temps des cavernes, et la chasse au mammouth. Ce qui, dans la vraie vie, niveau chasse au mammouth, est peu utile... Mais en cas d'apocalypse, attendez voir... )

Alors quand on me dit:

"Non mais t'es une fille, tu vas pas faire ça?"



Avoir un utérus ne me dispense pas d'avoir des activités.

D'ailleurs, la réciproque est vraie.

Les hommes non plus ne sont pas des bouts de viande.
Tout comme je ne suis pas une paire de seins qui parle, les hommes ne sont pas que des testicules aromatisées à la bière.
(Oh la vision de l'horreur...)

Le Roi Mew a pratiqué pendant des années un sport considéré comme majoritairement féminin.
Il a prit très cher.

C'est quoi cette propension à traiter d'homosexuel les garçons qui font des activités de femmes?
Je veux dire, on dit tout le temps que la cuisine "cey 1 truk 2 meuf, lol", mais personne va aller traiter Gordon Ramsay de tafiole.
A l'inverse, le grand séducteur dans How I Met Your Mother est joué par un homosexuel.
...
Je ne vois pas.

C'est quoi cette propension à penser que pour être un homme, il faut pisser debout et poser ses testicules sur la table en toute occasion?
C'est quoi cette insécurité masculine?
Vous avez peur qu'on vous castre si vous n'être pas assez poilus? Sincèrement?




Les hommes qui ont peur pour leur virilité sont ceux qui me font le plus peur...
C'est un peu comme se retrouver, au printemps, entre deux cerfs qui joutent pour la dominance du territoire.
(Souvenez vous de Bambi...)
(Voila.)
(C'était violent, pas vrai?)
(On ne parle pas assez de la violence dans les Disneys... Et oui, Disney, c'est pas Dora, les enfants...)

Les hommes devraient être plus détendus sur leur virilité, et les femmes devraient avoir moins peur.

Au final, on est un peu tous des êtes humains terrifiés.
Et c'est moche.

Je ne suis pas un morceau de viande.
Les femmes ne sont pas des morceaux de viande.
Les hommes ne sont pas des morceaux de viande.
Nous ne sommes pas des animaux.

Et je continuerai à me battre pour ça.
A ne rien céder, jour après jour.




Oh yeah.



samedi 27 juillet 2013

Petit guide de l'estime de soi et du bien être intérieur. (En voici un titre ambitieux...)


En discutait avec My Little Strawberry, tout à l'heure, qui me racontait ses déboires au royaume des Anglois,   je me suis rendue compte de l'importance qu'il pouvait y avoir à trouver du positivisme dans sa vie.

Certes, c'est un discours éculé de self-love, et autres bazars de magasines psychos à deux francs, mais, en jetant un petit regard autour de moi, je me suis rendue compte que, déjà, rétrospectivement, pour faire des progrès par rapport à mon regard envers moi-même, il a fallut beaucoup de travail, et que je m'affranchisse de plein de clichés que même une éducation relativement saine, libre, et non genrée, n'ont pas réussi à éviter.
Mais ensuite, rien autour de nous, que l'on soit une femme où un homme ne nous propose de nous aimer pour ce que nous sommes. Encore moins de nous servir de nos prédispositions pour les améliorer et en faire des outils, mais plutôt de devoir rentrer de force dans un moule.
Etre "plus".
Plus beau, plus mince, plus bronzé, plus conforme...
Et "moins".
Moins grand, moins gras, moins différent, moins remarquable...

En gros.
Jamais on ne nous propose de nous aimer pour ce que nous somme et d'utiliser nos avantages personnels pour avancer.
A la place, on nous propose trois ou quatre modèles auquel s’identifier, et des blâmes publics quand on s'en éloigne...



Bravo.
Négation de l'identité, personnes en crise de doute, dépressions, anorexie, suicide, etc, etc...
Je sais parfaitement de quoi je parle, je connais très bien le harcèlement scolaire (coucou, neuf ans de harcèlement scolaire, coucou!!!) et le problème du "rentre dans le moule, bitch!!"

Je me permet donc de proposer, en parlant de mon très lent parcours vers une acceptation (quasi, je suis pas Buddha non plus) complète de moi-même, et malgré mes moments de doute, un petit guide qui peut être lu aussi bien par les garçons que par les filles.

1 - Comprendre que la différence est positive et un atout dans la vie.
Alors, tout d'abord, on ne peut pas avancer sans ça.
Nous somme TOUS différents les uns des autres.
Physiquement et moralement.
Il y a une raison génétique pour ça. Le but de la vie est d'éparpiller assez d'ADN différent un peu partout pour faire avancer les espèces. La diversité génétique, qui se retrouve aussi au niveau moral.
Il faut de tout pour faire un monde, et c'est une réalité.
Donc nous sommes tous différents, avec des corps différents, des idées et des envies différentes, et c'est ça qui fait la richesse du monde.
C'est une différence qu'il faut cultiver plutôt que stigmatiser.

Ce qui nous ramène aussi à une forme d'humilité plutôt positive:
Tout comme notre voisin, nous sommes un amas de cellules.
Nous ne valons ni mieux, ni moins que lui.

Aux yeux de l'univers, nous avons exactement la même valeur.

"Dans la nature, une petite branche est aussi parfaite, ouvragée, et importante qu'une étoile".


La folie!!!


2 - Nous sommes tous des individus uniques.

Partant de ça, il faut maintenant assumer le fait que nous sommes des individus uniques.
Nous avons tous évolués différemment, nous aimons des choses différentes, et même si nous sommes construits sur une base similaire, nous ne sommes PAS tous pareils.
Il est donc complètement vain de vouloir rentrer dans des modèles préformatés.

Un exemple.
A l'école, nous n'apprenons pas du tout pareil. Nous ne réfléchissons pas pareil. Certains vont mémoriser grâce aux images, d'autres grâce aux sons, d'autres grâce à des réflexions autours de concepts...
Bref, nous ne sommes pas fait pour apprendre pareil.
Pourtant, on nous pousse tous vers le même modèle d'éducation, vers la même manière d'apprendre.
Au lieu de nous pousser à développer chacun une manière d'apprendre qui nous conviendrait et qui nous rendrait la vie plus facile.

Dans la vie d'adulte c'est pareil. Au lieu de diriger chacun vers un domaine de compétences qui lui appartient,  on nous parque relativement dans le même genre d'emploi, où nos facultés ne sont que peu sollicitées.
Pour pouvoir faire quelque chose qu'on aime, il faut, soit se battre, s'endetter auprès d'écoles ultra chère, soit utiliser des voies détournées qui durent des années... Et pour ceux qui n'auront eu ni la chance, ni la curiosité de découvrir une voie qui leur convenait, ils sont condamnés à donner de leur temps et de leur énergie dans des jobs souvent pénibles, qui n'apportent aucune satisfaction.

J'ai lu quelque part que nous sommes tous bon pour quelque chose, mais qu'il est inutile d'essayer d'apprendre à voler à un poisson.

Donc, si vous ne vous sentez pas à votre place, enfermé dans un système qui ne vous met pas en valeur, c'est sans doute que vous êtes un poisson qui s'ignore, parce qu'on ne lui a jamais donné de joli aquarium.
(My gods, que cette métaphore est foireuse... M'enfin, vous me suivez...)

En bref, nous sommes uniques, nous réagissons différemment, et nous ne pouvons pas rentrer dans les moules étroits qu'on nous propose.
Il faut assumer cette différence du corps et de l'esprit, pour pouvoir avancer, et chercher à se correspondre.

Car il est beaucoup plus important de se conformer à ce que l'on est, qu'à des exigences créées par une société qui ne nous connait pas et qui s'en tamponne de notre individu.

Après des années en tant que pondeuse à mis temps,
cette poule a choisit de se consacrer tout entière à sa passion:
le cabaret.

3 - Faire une liste de ses qualités:
Pour apprendre à se connaitre, il est important de faire une liste de ses qualités, et de ses prédispositions.

Si, on en a forcément.
Moi par exemple, je suis bonne en dessin, en verni à ongles, et pour écrire des histoires. Et puis je suis patiente.
Le Roi est excellent conteur, bon sportif, et bon en création de costumes. Et il est toujours positif en ce qui concerne les autres.
Bon.
C'est pas grand chose. Tout en étant beaucoup.
Savoir qu'on a des qualités, et qu'on est bon en quelque chose, ça aide à y voir plus clair.

Ça peut être n'importe quoi.
Le skate, le macramé, bien s'entendre avec les gosses, savoir faire de jolies photos, faire des gâteaux...
On s'en tamponne.
Il ne faut pas minimiser et être pessimiste.
L'idée c'est qu'on a forcément des qualités, et des prédispositions.
Et qu'il faut pouvoir les exploiter pour se sentir bien, et en fair equelque chose de positif dans sa vie.

Quelqu'un qui est doué de ses mains pourra se lancer dans la fabrication de ses propres vêtements, une personne douée en photo pourra faire un book , une personne avec un bon contact avec les animaux pourra sûrement travailler dans un refuge, etc, etc...

Il y a toujours moyen d'exploiter ses dispositions pour en faire quelque chose de positif.
On se sent mieux quand on utilise ses talents.

Loki est bon en magie et en machination.
Il a choisi d'utiliser ses talents pour envahir la terre.
Voila des talents bien employés!!

(NB: si vos dispositions sont le meurtre  et le découpage de corps, je vous conseille néanmoins d'aller consulter...)


4 - Faire une liste de ses réussites.
Il est important aussi de faire une liste des choses importantes qu'on a accomplit.

Ca peut être aussi "simple" que d'avoir eu son bac, ou d'avoir réussi à nager 1km à la piscine sans s'arrêter.
Il faut noter les choses dont on est fier.

Exemple:
Je suis fière d'avoir eu le concours de l'ESMI, d'avoir élevé mes trois chats, d'avoir un appartement, et de parler couramment anglais. Je suis fière aussi d'avoir des amis aussi exceptionnels que les miens.

Encore une fois, ce sont des choses anodines  mais quand j'y pense, je me dis que je peux accomplir des choses par moi même, et que je suis pas bonne à rien. Quand j'y pense, ça me rend contente.

Ma maman, par exemple, elle est fière d'avoir sa maison et de l'avoir décorée par elle-même, et elle est fière de son jardin.

Ca peut aussi être des choses moins importantes. Avoir réussit ma première béchamel me remplit de joie par exemple, parce qu'avant, je les ratais toujours, et c'était dégueulasse.

De plus, faire un petit résumé de ce qu'on a déjà fait permet aussi de savoir où l'on va.
Ce chat a apprit à sauter sur le lit.
Cela l'enjoie.
5 - Avoir toujours un but qui nous rend heureux.


Maintenant qu'on sait ce qu'on a fait, il est donc important de savoir où l'on va.

Pour cela, il faut définir ce qu'on veut, et se fixer toujours de petites choses qui aident à avancer.

Par exemple: j'attends octobre pour aller à Disneyland avec ma soeur.
Ça me rend toute contente quand j'y pense.

Il y a toujours quelque chose qu'on attend avec plaisir. Que ce soit quelque chose auquel on veut participer, comme, voir le prochain film que vous attendez depuis longtemps, (novembre 2013, je t'attend de pied ferme!!), ou quelque chose que vous voulez savoir faire, comme réussir des cupcakes, ou une figure en skate, ou finir un bouquin, que sais-je.
Ou même un but plus gros: passer un examen, déménager, arrêter de fumer que sais-je.

Il faut toujours avoir un but, petit ou grand, qui nous pousse vers l'avant.

Cela permet de définir ses priorités, et de penser à l'avenir en ne le voyant pas toujours tout noir.

Le but du crocodile est de bouffer le capitaine crochet.
Et cette perspective le réjouit d'avance.

6 - Définir un panel de ses goûts et de ses préférences.
Il faut aussi savoir s'entourer de choses qu'on aime, et définir ses goûts propres.
Pour avancer, il faut aussi penser au présent.
Et afin de se construire en tant qu'individu, il faut aussi connaître ses propres goûts.

Quels sont les choses qu'on aime et qui nous rende heureux? Qu'est-ce qui peut nous pousser à avoir des pensées positives et à s'aimer sois-même à travers les choses qu'on aime?

Quand on est attaché à quelque chose, cela dénote notre individualité, et donc, nous aide à nous construire.
On peut s'accepter au travers des choix qu'on fait.

Qu'ils soient musicaux, alimentaires, vestimentaires, etc...
L'important, c'est de savoir POURQUOI on aime quelque chose, et de ne jamais oublier que "parce que tout le monde aime" n'est PAS une bonne raison.
Je ne dis pas que suivre la mode n'est pas une bonne raison, si vous aimez la mode cela dénote au contraire de votre individualité, mais il est toujours bon de savoir POURQUOI on aime quelque chose.
Suivre aveuglément les tendances au mépris de ses choix personnels n'est pas une bonne chose.

Par exemple. (Oui, je me donne en exemple, parce que je suis la personne que je connais le mieux.)
J'aime la musique industrielle parce que j'aime son côté violent et mélodique, j'aime les fringues noires parce que je trouve ça très classe et modulable à l'infini, j'aime Ridley Scott parce qu'il m'étonne à chaque film, etc, etc...
En sachant ce qu'on aime, on se construit une personnalité.

Ces choix ne doivent pas être cohérents, par exemple, on peut aimer le vernis à paillettes, la pèche à la mouche, et les légos. Ce qui est important c'est de savoir ce qu'on aime.

Et d'en être fier.
Quand on sait pourquoi on aime quelque chose, on peut le cultiver et le défendre aux yeux des autres critiques éventuels. Il ne faut jamais avoir honte de ce qu'on aime si on aime une chose pour des raisons qui nous sont propres.

(NB: ceci est aussi valable si vous aimez le bondage, le sexe à plusieurs, les vibromasseurs géants, etc... Dans le domaine des choix, la sexualité est celui où il ne faut vraiment pas avoir honte d'être soi-même.)
7 - Se choisir des modèles.
Le plus efficace, pour s'accepter soi-même, c'est d'avoir des modèles que l'on admire et qui nous tirent vers le haut.
Et des modèles qui n'appartiennent qu'à nous.
Enfin, votre modèle, ça peut être Will Smith, pour sa carrière d'acteur, (je ne juge pas), qui est un modèle quand même bien répandu, mais il faut que ce soit un choix conscient. Il est bon d'avoir de l'émulation pour de bonnes raisons.

Un modèle aide à se construire et à se remettre en question.
On peut en changer, en avoir plusieurs, mais ce sont toujours des gens qui doivent vous inspirer et vous tirer vers le haut.

Des artistes, des photographes, des peintres, des personnalités diverses...

Moi mes modèles ce sont Emilie Autumn, parce que c'est une femme très forte, qui a une jolie carrière qui assume ses choix, et qui a développé sa propre beauté. Je la trouve magnifique.
Et Danny Boyle. Parce que c'est un réalisateur très prolixe qui a su développer des tas d'univers, et qui a même été chargé de la dernière cérémonie d'ouverture des J.O.

Ces personnes me tirent vers le haut et me font du bien. J'aime penser que ce sont des personnes accomplies, qui se sont dépassés pour en arriver là où elles sont, et que si elles ont pu le faire, je peux, de mon côté, et avec mes propres moyens, devenir moi aussi une personne accomplie.

Il est important d'avoir de l'émulation.
Même de gens proches de vous.
Un père, un oncle, votre mère, un parent, un ami...

Le but n'est pas de se diminuer par rapport à ces gens, mais de voir qu'il est possible d'atteindre des objectifs.



8 - Intégrer le fait que les critiques ne changent rien et ne peuvent rien.
Quand on démontre un peu d'individualité, il y a toujours des critiques, toujours.
Il y aura toujours des gens pour essayer de vous faire rentrer dans le rang, parfois même de façon violente. par des insultes, des brimades, et j'en passe.

Mais il faut penser à plusieurs choses face à ces comportements:

-La peur génère l'agressivité, et la peur vient de l'inconnu.
Une personne qui n'a pas apprit à voir les choses différemment, et à avoir de l'ouverture d'espirt aura peur de vous, car vous la choquez, vous ne cadrez pas avec son quotidien.
Donc elle va vous attaquer.
Une personne qui vous attaque pour vos choix de vie est une personne qui a peur de vous.

-Les critiques et les brimades viennent aussi souvent de la jalousie. C'est bête à dire, mais c'est vrai. Quand on sent le poids de la société sur ses épaules, et qu'à côté de vous passe une personne qui s'est ostensiblement affranchit de ses carcans et qui en est heureux, vous allez l'attaquer. Le faire rentrer dans le rang de force. Parce qu'on a pas le droit d'être différent et d'en être heureux. Pas avec tout les efforts que vous faites, vous, pour rentrer dans le rang.
Ça vaut pour les gens qui sont méchant envers les gros, les vieux qui veulent que les jeunes suivent leurs traces coûte que coûte, les gens qui crachent sur les gothiques, etc, etc...
Si on développe son bien être, on devient un ennemi de la société.

Il y a une stigmatisation systématique des gens qui affichent leurs choix de vie.
Dans Dobor, par exemple, il y a une petite dame, d'un certain âge, punk depuis des années, des cheveux violets coiffés en brosse, pantalon tartans, et doc Martens.
Je vous dit pas ce qu'elle prend...
Mais elle, elle s'en fout.

Parce que, la dernière chose à intégrer vis à vis de ces méchancetés:
Cela de change RIEN à ce que vous êtes ou à ce que vous aimez.

Vous ne connaissez pas ces gens, les trois quart du temps. Et si vous les connaissez, le seul fait qu'ils veulent brimer vos droits individuels fait que vous ne leur devez rien.
Rien de ce qui peut être dit ne chance ce que vous êtes, ni le travail lent que vous avez du accomplir pour devenir une personne, un individu, fier de sa vie et de ses choix.

Vous êtes beaux.
Dans votre individualité choisie, dans votre accomplissement de vous même.
Rien ne pourra changer ça.
Regardez ce que vous aimez, ce que vous êtes heureux de faire, ce que vous avez envie de faire, et finalement, ce que l'on peut vous dire sous le coup de la jalouse et de la méchanceté n'est rien par rapport à ça.

Rien du tout.



(Envoyez ces gens se faire foutre avec le sourire. En général, dire qu'on s'aime avec un grand sourire, ça calme bien des gens.)


9 - Se faire plaisir au moins une fois par jour.

Il est bon de s'offrir un petit plaisir au moins une fois par jour.
Une séance de ciné, une tasse de thé devant sa série préférée, une pâtisserie... Etc...

Il faut se faire plaisir à soi-même et se montrer qu'on s'aime.

Pour ça, j'ai établi un principe de réciprocité.
Chaque jour, je fais un truc chiant, ou pas forcément facile, comme trier les papiers, avancer dans mon bouquin, le ménage, etc...
Ça me permet de me féliciter d'avancer et de me féliciter d'avoir fait quelque chose de constructif, même une petite chose. Et en échange, je me fais plaisir.
Au début, je tenais un peu les comptes, maintenant c'est un habitude que j'ai prise quotidiennement.

Le but, c'est de ne pas se coucher sans avoir fait au moins quelque chose de bien de sa journée, et quelque chose qui me permettra de la regarder comme une journée somme toutes agréable.

Quand je bossais au Domac, par exemple, et que j'avais pas de vie, (oui, parce que maintenant, avec mon dos toupourri, je peux plus y aller), j'étais contente d'avoir fait des sous pour mes jours de congé, et comme petit plaisir, je testais chaque jour un nouveau burger, et en rentrant, je me faisais une tisane en regardant un film.

C'est nul.
Mais ça m'aidais à positiver, et finalement, c'était plutôt sympa.

Il faut apprendre à être fier de soi et à s'aimer au quotidien. A comprendre qu'on peut avancer, et qu'on vaut quelque chose.


Jack est fier de toi mon petit.
Bravo.

10 - Se sentir beau.
Facile à dire, je sais.
Il y a des tas de gens pas beaux.
Mais ces gens sont pas beaux, parce que eux ne se sentent pas beau.

Quand on se sent beau, on prends soin de soi, on s’apprête, on se chouchoute, on met des jolies fringues, on fait attention à soi.
Quand on se sent pas beau, on se sent pas beau, et on ne fera rien pour arranger ça.

Quel que soit votre gabarit, votre tour de taille, vos boutons, vos dents de travers, vos yeux qui partent un peu de travers, vous êtes beaux.

On a tous de la beauté en nous.
Et quand on se sent beau, on s'aime. Et quand on s'aime, on devient beau.

C'est facile de dire ça, mais ça a marché avec le Roi Mew.
Il se trouvait moche. On lui avait seriné qu'il était moche. Moi je lui ai dit qu'il était beau. Je lui ai montré tout ce qui était beau chez lui. Et à force de lui répéter, il s'est mis à s'aimer lui-même, et maintenant, il est encore plus beau qu'avant.
Et je suis fière de lui.

Il faut se regarder sans agressivité. Arrêter d'être méchant envers soi-même. Et c'est très difficile. Il y a deux mois, j'ai refais un crise à cause de mes fesses. Et c'est nul. Qui a décrété que mes fesses étaient laides?
Personne.
Moi, parce que j'étais parano à cause de canons de beauté qui ne me correspondent pas.

Nous sommes ce que nous sommes. Nous sommes des esprits habitant des corps précieux. Ces corps sont les nôtres. Il n'y a pas moyen d'en changer. On peut se teindre les cheveux, se maquiller, se tatouer faire de la chirurgie, si on en ressent le besoin, c'est normal d'avoir envie de correspondre à ses propres critères de beauté, mais il ne sert à rien de se faire mal pour être acceptée de manière hypocrite par une société qui, je le répète, ne nous connais ni ne nous aime.

Il faut aimer nos corps, parce que nos corps sont une fenêtre vers le plaisir que nous procure le monde.

Et il faut se sentir beau pour le devenir.

Trouver en nous même notre propre esthétisme. Des codes vestimentaires qui nous parlent, que l'on aime, créés grâce à nos choix, nos goûts, nos modèles, nos expériences.
Nous sommes des êtres complets méritants d'être célébrés.

Arrêtez de faire mal à vos corps pour être une chose que personne ne vous demande.
Soyez vous.
Et aimez vous pour ce que vous êtes.





11 - Ne pas juger.
Et pour finir, ne pas faire aux autres ce que vous n'aimez pas qu'on vous fasse.
Ne jugez pas quelqu'un sur son apparence, apprenez d'abord à connaitre la personne dont vous parlez.
N'accablez pas de honte quelqu'un parce qu'il est différent.
Il est ce qu'il aime.

Respect.

Parce que vous valez mieux que ça. Parce que nous n'allons pas nous laisser manger par la peur de l'individualité dont peut faire preuve notre prochain.
Au contraire, c'est une chose qu'il faut célébrer avec autant de force que notre propre individualité.

Et si une personne se cherche, plutôt que vous moquer, guidez là. Elle n'a peut-être pas encore l'expérience  ni la maturité dont vous faites preuves.
Soyez indulgents, on en est tous passé par là.

Et si quelqu'un vient vous voir avec des personnes agressives, défendez vous si c'est nécessaire, mais ne refusez pas le dialogue s'il est possible. C'est les petites gouttes d'eau qui font des océans.

Soyez gentils.
Pas bonnes poires, mais gentils.
Sinon, tout les efforts que vous aurez fait pour vous aimer ne vaudront rien s'il abritent une telle violence. Cela vous desservira plutôt que vous protéger.



Voila.
Ce petit guide a été écrit selon mes propres expériences, et avec le maximum de tolérance possible.
Il n'est pas une vérité universelle, mais il pourra peut-être aider des gens à avancer.

N'oubliez pas.
Vous êtes de fantastiques individus, et personne ne peut rien faire contre ça.
Développez vous, cherchez à devenir encore plus vous même, sans vous fermer aux autres.

Et bonne chance.