dimanche 18 mai 2014

Le poids de la responsabilité.

Tu le sens venir l'article de la reloue moralisatrice?
Oui, c'est lui même.
...
Enfin, pas tant que ça.

(Ah et comme je trouve qu'un bébé humain c'est plus moche que mignon, je ne mettrai que des bébés animaux en gifs. Parce que, oui, c'est "joli" un bébé humain, mais le seul que je trouverai beau c'est le mien. Déjà ma soeur je la trouvais moche, alors les autres hein...)
(Non c'est un peu mignon en fait.)
(Je suppose.)
(Je suppose aussi que le fait que les petits humains naissent "incomplets" au niveau croissance parce que sinon le temps de gestation d'un homme serait celui d'un éléphant et le petit casserait les os du bassin avant de naître rapport à la grosseur démesurée de son encéphale joue de beaucoup sur mon désintérêt des bébés humains très jeunes.)
(Bref, on s'en tamponne.)




Je traîne beaucoup sur internet en ce moment (mwui, comme depuis que j'ai 14 ans, mais shut), et un bon nombre de choses me révoltent en ce moment.

Comme dit précédemment un des textes m'ayant le plus apprit sur la vie est Le Petit Prince.
On y apprends très clairement, et de manière belle et assez triste que nous avons une responsabilité envers ce que nous avons apprivoisé.

Et, je vais mettre les pieds dans le plat tout de suite:
Il n'y a aucune différence entre adopter un animal pour en faire un animal de compagnie ou élever un bébé humain.

Pourquoi?
Au yeux du chaton/chiot/lapereau/blob violet/truc divers que vous mettez dans votre maison, il n'y a pas de différence. Vous devenez son parent.
A partir du moment où vous retirez un mammifère (et même certains oiseaux) ayant une structure sociale de son groupe familial pour l'emmener chez vous, vous devenez son référent absolu. Son parent. Sa famille.

L'oublier est une chose cruelle.

Quand on me traite de tarée parce que je considère qu'on est une famille de 5 à Bones Land: le Roi des Ronces, ma majesté, et la Furry Family (composée de mes trois poilus de chats), je hausse les épaules.
Pour mes chats, la structure sociale dans laquelle ils vivent est une structure familiale, nous sommes leurs référents, et je suis la "mère" de Cendres of Shadows qui est le chef des chats.
Ils m'ont intégrée comme faisait partie de leur famille. A part entière.

Pour eux il n'y a pas de frontière d'espèce.
Je suis un chat qui a des pattes top pratiques pour ouvrir les robinets et les paquets de croquettes, mais je suis un "comme eux".

En ce sens, qui est le plus évolué?
Moi parce que en tant qu'humain je suis sois disant plus intelligente et que je peux plier à ma loi des pauvres petit chats qui font même pas un dixième de mon poids, ou eux, parce qu'ils sont capables de voir au delà des apparences, et intégrer un être différent à leur famille, et l'aimer?



Je vous laisse trouver la réponse vous même.

Mais je refuse d'avoir le genre de cruauté qui me ferait me considérer comme supérieure aux êtres qui vivent avec moi alors qu'eux me traitent en égal et en tant que membre de leur famille.
Je ne pourrais pas dire qui est plus important pour moi, du Roi ou de la Furry family.
Vous choisiriez entre deux membres de votre famille?
Moi pas.

Ils sont plus petits, ils ne savent pas écrire, ni jouer à la Xbox, et ils vivront pas plus de vingt ans.
Mais je suis leur famille.
Ils sont donc la mienne, et leur confiance, et leur amour est une des plus belles choses du monde.

Dans la mesure du possible, on peut choisir sa famille.
Et si sa famille est d'une autre espèce, et bien?
Quand il y a eu un incendie dans ma maison, Cendres mon chat est restée entre mes jambes quand mes vêtements prenaient feu, et elle m'a veillé toutes mes nuits d'insomnie ensuite.
Ma mère n'est même pas venue me voir.

Qu'on ne me dise pas qu'un humain est supérieur à un animal.



Je voudrais vous parler d'éducation. De réciprocité. Et d'amour.
Il s'agit de ma vision des choses.
Je suppose toujours que les gens ont de bonnes raisons d'agir comme ils agissent.
Mais quand le bonheur et la vie d'autres êtres sont en jeux...

Je voudrais commencer en disant que, même si je trouve qu'un bébé humain, c'est pas très joli, j'ai bien l'intention de procréer ma propre grenouille rose et chauve un jour.

Mon premier souvenir est un rêve que je faisais souvent étant enfant.
C'est ma grand mère qui se penchait vers moi pour me dire mon nom.
Ma mère m'a raconté que ça c'est passé le jour de ma naissance, mais je ne pense pas que ça soit un vrai souvenir.

Mon premier vrai souvenir, j'avais deux ans.
C'est ma mère et mon père hurlant l'un sur l'autre, et ma mère m’attrapant violemment par la main pour m'emmener chez ma nounou.
J'ai tout oublié de mon ancienne maison là où il y avait mes parents.
Mais pas ça.
Je me souviendrais toujours des hurlements de mes parents. De ma mère qui pleurait souvent à cause de mon père.

J'ai été élevée en grande partie par les parents de ma mère.
Ma grand mère criait beaucoup beaucoup tout le temps pour rien. C'est dans son caractère.
Mon grand père, jamais.
Je n'ai jamais entendu mon grand père élever vraiment la voix.

Quand mon beau père est arrivé, tout est partie en sucette, et nous avons vécu dans des hurlements constants. De la naissance de ma frangine à mes dix-neuf ans.
Et maintenant encore.
Des hurlements constants.

...
La seule personne de ma famille ayant une quelconque autorité sur moi est mon grand père.
Un peu ma grand mère parce que je la respecte.
Mais si mon grand père me donne un ordre il y a des chances que je m'exécute immédiatement. Parce que j'ai le plus profond des respect pour lui.

(je précise pour les membres de ma famille qui me lisent peut-être, à commencer par mon oncle et mon parrain, que eux aussi je les respecte. Et que je les aime.)



Le résultat de tout ceci:
Je suis terrifiée par les cris, les disputes, j'ai horreur des situations de conflit, et j'essaie de ne laisser aucun soucis traîner entre ma famille et ma famille extended (mes amis frères et soeurs) et moi.
Je suis incapable de violence envers les bêtes, les enfants.

Et surtout, je suis convaincue que il faut quatre choses essentielles pour élever un être:
-De l'amour
-De la douceur
-De la communication
-De la tolérance basée sur du respect mutuel

Et que sont à bannir:
-Toutes formes de violence y comprit les cris et les châtiments corporels
-La tension dans une maison
-De la colère

Je sais.
On va peut-être dire que c'est facile à dire.

Mais j'ai vécu toute mon enfance chez mon grand père.
Et je n'ai jamais désobéi à mon grand père. Tout ce qu'il m'a inculqué, y comprit ne jamais mentir aux gens que j'aimais, respecter les gens plus âgés, prendre le temps d'écouter, avoir envie de découvrir d nouvelles choses... Ce sont des principes qui se sont gravées en moi en écoutant mon grand père.

Et se retrouver à l'âge de la retraite avec une gamine de 2 ans et demi sur les bras les trois quart du temps n'est pas une chose facile.
Et pourtant.
Il l'a fait.

Quand j'étais petite, ma mère n'a jamais crié, non plus. Elle ne m'a jamais puni. Elle n'a jamais fait preuve de méchanceté. J'ai vécu jusqu'à huit ans dans un océan de douceur. Les gens étaient gentils. Et selon mon grand père et mes oncles, j'étais plutôt du genre obéissante comme gosse, et pas bruyante.
Alors, c'est peut-être pas facile, mais c'est possible.



Je peux donner un autre exemple de ça.

Cendres, c'est mon premier bébé.
(J'ai eu un premier chat avant ça, mais mon ex la chassait de la maison. ça me rendait très triste. un jour elle s'est enfuit. j'ai eu un des plus gros chagrins de ma vie. je ne pardonne pas.)
La dame qui l'avait devait partir en vacances, et elle se débarrassait de la portée.

J'ai hérité d'une chatonne malade, bardée de puces et de gale, pas sevrée, pas encore éduquée, et qui avait perdu sa maman.
Je me souviendrais toujours de la scène où la dame a prit bébé Cendres, qui était plus petite qu'une de mes mains, de sa mère pour me la donner, parce qu'elle voulait pas garder les chatons plus longtemps. (et son excuse de vacances tenait pas vraiment la route, je crois en plus.) Et c'était affreux.
Pendant tout le trajet en bus pour la ramener chez moi, le chaton hurlait dans son petit carton et appelait désespérément sa maman.

Je l'ai prit contre moi, et je lui ai parlé, d'une voix très grave, en frottant mon nez contre sa tête dans le même geste qu'ont les mamans chat pour lécher leurs petits.
Elle s'est apaisée.

Depuis, j'ai été sa mère.



Je n'ai jamais eu à être méchante une seule fois avec Cendres.
Si, en fait, une fois, je l'ai sorti d'un mur où elle faisait ses griffes un peu brusquement parce qu'elle avait arraché un bout énorme de tapisserie. Et je m'en veux encore. (Je pourrais jamais être violente envers quoi que ce soit.)

Les maman chats ne sont pas violentes envers leurs petits pour qu'ils ne fassent pas n'importe quoi.
Je n'avais pas à être violente envers mon petit.

Pour la litière, je lui ai mis les pattes dedans et je lui ai montré comment gratter.
Pour sa toilette, je lui ai passé mon nez doucement le long de la fourrure comme le faisait sa maman.
Pour l'habituer à de la nourriture solide, je lui ai laissé manger la mienne, et je lui ai cassé des croquettes chatons en tut petit morceaux en les imbibant de lait. C'était un bébé très faible et j'avais peur qu'elle y passe. elle était couverte de parasite et ses yeux avaient des soucis. Elle a apprit en me regardant. Du coup, maintenant, elle aime les chips. Mais c'est un moindre mal.
Je lui ai soigné ses yeux, ses oreilles, et je l'ai nettoyé presque tout les jours parce qu'elle était pas assez solide pour résister aux traitements anti puces.

Je ne lui ai pas crié une seule fois dessus.
Et c'est le chat le plus obéissant et aimant que je connaisse. Des fois, elle me demande de participer à sa toilette en passant mon nez sur elle comme quand elle était chaton.

Et ses gamins, que j'ai nourrit au biberon parce qu'elle n'avait pas assez de lait, son des têtes de bois, mais, ils comprennent quand je dis non, et ils désobéissent peu. (Juste pour casser les couilles, parce que Thor s'appelle Thor, et que Thor does what he want.)



Quand je travaillais au collège, je n'ai que rarement eu besoin de crier.
Et le fait que je sois tout le temps calme me donnait de l'autorité.
Parce que dans la tourmente, on se tourne vers celui qui reste calme. Tout simplement.

La communication, la douceur, l'amour, la tolérance, sont aussi importante pour un humain qu'un animal.
Tu vas montrer à un enfant comment parler, à un bébé animal comment être délicat avec son environnement. Essentiellement par l'exemple.

Si l'enfant, ou le petit animal, fait quelque chose de mal, au départ, il ne sait pas que ce qu'il fait est mal, ou dangereux. Si la réaction immédiate opposée est la violence, en aucun cas, l'enfant ou le petit animal ne peut comprendre. et va prendre peur. Mais va répéter son action en vous cataloguant juste "d'instable".
Et dans le cas où l'enfant/l'animal a comprit et teste tes limites (dépasse les bornes pour te casser les couilles) être violent est encore plus dangereux.
Imposer des frontières fermes ne se fait pas à coup de baffes dans la gueule.
(et pour l'avoir vécu je sais de quoi je parle.)

La baffe dans la gueule fait perdre tout respect pour celui qui la donne.
"Si lui est capable de me faire mal alors que je ne peux pas me défendre, alors c'est que ce n'est pas quelqu'un de sûr."
Je me souviens de la peur panique dans les yeux de Cendres la seule fois où je l'ai brusquée (et c'était pas brutal, hein). C'était tellement affreux.
J'ai clairement lu "comment est-ce que TOI tu peux me faire du mal? Pourquoi TOI tu me fais du mal? J'avais confiance en toi."
Elle ne m'a pas approché pendant 24 heures.

Instaurer la peur comme moteur au lieu du respect et de la compréhension des frontières crée des individus instables, qui n'ont pas d'autres notions de respect que celle de la violence physique.

Nous sommes responsables de ce que nous avons apprivoisé.
Nous sommes responsable du bonheur, de la santé, de l'équilibre, et du bon développement de ce que nous avons apprivoisé.



Et en aucun cas ce que nous avons apprivoisé ne nous appartient.
Même si ce que tu as apprivoisé sors de ton utérus ou de tes bourses.

Ton bras t'appartient.
Ta voiture t'appartient.

Mais une créature capable de penser par elle même suffisamment pour décider quand chier et quand manger ne t'appartient pas.
Elle est sous ta protection, aussi longtemps qu'elle dépends de toi.
Et elle t'aimera aussi longtemps qu'elle estimera que tu es digne de ton amour.

L'amour de la famille n'est pas dû.
Tu n'es pas obligée d'aimer ton père, ta mère s'ils ne le méritent pas.

J'ai une amie, son père a failli la laisser mourir.
Clairement, je ne crois pas qu'elle soit obligée de l'aimer.

La chair de ta chair n'est pas une extension de toi même.
C'est un autre humain.
Qui pense, qui juge, et qui saura très vite mieux que toi ce qu'il a envie de faire.

Si tu ne l'as pas mit sur des rails assez bons dès le départ pour qu'il se drogue et couche avec des inconnus à 14 ans, c'est ton éducation qui est en cause. User de violence ou déclarer ton gamin cause perdue montre juste que tu es un mauvais parent, et un être humain pitoyable.

"Tu verras quand ton gosse se droguera, ou feras de la merde."

Ouaih.
Je verrais.

Tu sais quoi.
J'ai fais graver "Liberté" dans mon bras. Pour me rappeler ce que j'étais, pour me rappeler vers quoi tendre. Et vers quoi tends l'humain.
Pour me rappeler des principes simples.

Si l'héritier de Bones Land décide de prendre des trucs qui l'éloignent de la réalité, ou décide de faire, d'une manière ou d'une autre du mal à son corps (les piercings et tatouages ne comptent pas) (faut pas déconner pour le piercing dans la langue à 9 ans, mais avoir les oreilles percées quand t'as 15 ans, ça va, merde.) j'espère que j'aurais la présence d'esprit de l'emmener avec moi boire un chocolat, et de lui demander, clairement, en étant prête à toute entendre, si quelque chose le fait souffrir.
Et lui dire que, quoi qu'il fasse, je n'y peux rien, ce sera mon petit, je l'aimerai, quoi qu'il fasse. Alors il peut me faire confiance pour l'aider.

"Et moi je suis fière de toi. Et de tout ce que tu vas faire, même de rien d'extraordinaire."



Pensons tous très fort à ça.

Si nos parents nous avaient dit ça.
Pour combien d'entre nous est-ce que ça aurait changé les choses?

Et si mon enfant me parle, et que je m’aperçoit que je fais les choses mal, même en croyant bien faire. Que je m’aperçoit que mon enfant ne m'aime pas, que je le rends malheureux, de qui ça sera la faute?

On a pas le droit de faire la mal à ce que l'on a apprivoisé.
Même en pensant faire le bien.

J'ai souffert à cause de mes parents.
Même s'ils pensaient faire le bien.
Même s'ils pensaient faire le bien, je n'ai pas encore fini de reconstruire ce qu'ils ont cassé.

Je guérit.
En donnant de l'amour.
A mes petites boules de poil. A mon Roi. A ceux que je considère comme ma famille.
Mais ce sera long.

Je ne veux pas répéter ce schéma.

Je n'entrerais pas dans un processus de violence, d'irrespect, avec quoi que ce soit qui dépends de moi.

Quand mes chats pleurent, qu'ils boudent, il y'a toujours une raison.
(même si cette raison implique "je veux des caresse, ça fait une demi heure au moins que je n'en ai pas eu.")

Quand un bébé hurle à s'en fendre le coeur toutes les nuits ou qu'il a des problèmes. il y a toujours une raison. Ces raisons sont les trois quart du temps liées aux "parents". (ou humains en charge de l'animal qui va mal.) Quand les parents vont mal, les enfants vont mal.
Quand un parent tape son petit, c'est qu'il y a un problème.

Même les plus méchants des animaux mammifères (je compte les chimpanzés et les dauphins dans le tas) ne frappent pas leurs enfants avec la violence de certains humains.
Quelles sorte de sous merdes serions nous pour frapper nos petits?
Quelles sortes de déchets du monde animal serions nous pour exercer une domination physique sur des êtres dépendants de nous?



Encore une fois, on va me dire que c'est beau d'avoir des principes quand on a pas de gosses.

Je répondrais:
Si j'ai un bébé licorne de moi, un crapaud rose et braillant héritier du royaume de Bones Land, c'est sûr que je ferais des erreurs. Le parent parfait n'existe pas.

Mais ce sera mon unique trésor. Le fruit d'années d'attentes. Un nouveau membre de ma famille.
Et on sera tous là, même les chats, tous les uns autour des autres, avec le nouveau crapaud.
Et on l'aimera.
Et on ne lui tapera pas dessus. Et si il pleure la nuit, si il a peur, on sera là.
Comme quand Thor fait ses griffes sur mes papiers d'impôts. On va pas le frapper.

J'ai peut-être des principes à la con.
Mais je ne pense pas que la compréhension, et l'acceptation, et la douceur soient des choses mauvaises.
Je ne pense pas qu'essayer de faire au mieux en essayant de ne pas lever la main sur un être soit une chose mauvaise.

Nous sommes responsable de ce que nous avons apprivoisé.
Et cette responsabilité ne se romps pas comme ça.

Que vous éleviez un hamster ou un petit humain.
Même combat.
L'être sous ta garde te juge.
Et de la manière la plus impitoyable du monde.

Mieux vaut en être conscient.

Et ne pas paniquer je présume.



Je vous aime.







jeudi 15 mai 2014

Pourquoi se mettre à l'écart n'est pas une option.

Yoh.

Donc j'ai passé une semaine à Londres.
Et Londres, c'est bien.
C'est BIEN!

Les britanniques (il y a beaucoup d'ethnies différentes) ont un accent exquis, les gens sont polis, les rues sont très propres, ça ne sent pas le pipi, leur métro sent bon, les commerçant sont acceuillants et la bouffe est bonne. (et ouaih.)
Et surtout. Surtout.
Personne ne te regarde.
Personne ne t'insulte.
personne ne refuse de te parler parce que tu as un look décalé.
Personne ne m'a envoyé me faire foutre parce que j'ai les cheveux rasés et rouges, bleus et violets (oui je suis dans l'expérimentation, tac.)
Les Londoniens s'en foutent.
Les anglais s'en battent les burnes avec des coquillettes.
Et c'était bien.




Amère déception en revenant en France.
J'ai passé ma journée en ville, je me suis prit un nombre certain d'insultes (dont un "t'es moche" de la part d'une personne que je ne connais absolument pas.)
Putain de choc culturel.

Qu'est-ce que c'est que cette éducation qui autorise un parfait étranger à venir vous couiner sous le nez des commentaires sur votre physique.
Moi aussi je te trouve parfaitement pas à mon goût habillée dans la rue avec des sur vêtements et un gros ventre qui montre que tu n'as plus jamais fait de sport depuis ta terminale où tu te faisais régulièrement dispenser en bramant comme un veau que t'avais des règles. Mais je le garde pour moi. Car je suis polie.
(les veau mugissent mais c'était pour l'idée.)
(gnagnagna.)

Bref tout ça pour introduire l'article d'aujourd'hui et dire que je suis réellement choquée de l'attitude de mes concitoyens.

On m'a souvent posé la question:
"Si l'attitude des gens t'es insupportable, pourquoi est-ce que tu ne changes pas?"

J'y ai souvent réfléchit au début.
C'est vrai.
Si je n'étais pas acceptée par la société, si la majorité des gens me rejetaient, n'était-ce pas parce que j'étais trop différente et qu'il fallait que je change.
Malgré cela, je n'y suis jamais arrivée.
J'ai longtemps culpabilisé. Longtemps je n'ai "pas osé".
Mais je n'y arrivais pas. Rentrer dans le moule complètement. Ecouter la même musique que tout le monde. M'habiller selon une mode que je considérai plutôt stupide alors que mes aspirations vestimentaires oscillaient entre le vaguement punk et le très gothique sale.
J'ai rasé mes cheveux.
Je me les suis teint.
Je me suis maquillée comme un panda violé par un pot de peinture noire.
J'ai porté du vernis à paillettes et des chaussures à clou.
Et je me sentais bien.
Et à un moment le déclic s'est fait.



I DON'T CARE!!!
I COULDN'T FUCKING CARE LESS!!

Ces gens, je ne les connais pas.
Ils n'ont aucun impact sur ma vie.
Je ne dépends pas d'eux. De plus, si ils se permettent de me juger c'est que c'est des personnes mauvaises, ou trop hâtives, qui de toute manière ne pourront rien m'apporter.
Pourquoi the fuck je voudrais me rendre malheureuse et ressembler à autre chose que moi même pour des gens méchants à la vision étroite n'ayant aucun impact sur ma vie?

La seule chose qu'ils peuvent me faire c'est exprimer un fort mécontentement.

Seconde révélation:
Moi, j'ai un impact fort sur la vie de ses gens.
Pour qu'ils viennent se déplacer pour m'intimer de rentrer dans le moule alors que, concrètement, je ne fais rien de mal, c'est qu'ils ont peur.
Leur esprit étriqué n'est pas capable d'assez d'ouverture pour admettre qu'on peut vivre heureux en étant différent alors qu'eux même font énormément d'effort pour ressembler à tout le monde.
Je force leur esprit à voir qu'il y a autre chose que leur réalité formaté.
Et ça les mortifie au point qu'ils essaient de me faire rentrer dans le moule.

Conclusion:
Je suis mille fois plus forte, et j'ai mille fois plus d'impact que ces gens là.
Je n'ai rien à taper de leur existence, mais eux se souviendront longtemps de moi comme quelque chose qui les dérange.



Partant de là, voyons quel est le problème.
Je ne suis pas une personne déviante.
J'aime les animaux, les princesse, les licornes, je suis plutôt cultivée, et j'ai un niveau d'étude bac+3.
Je ne me drogue pas, ne boit pas des masses (parce que j'ai besoin d'énormément d'alcool pour être saoule donc ça me renvient cher, mais passons), ne fume même plus et sait monter un meuble ikea sans me planter et me retrouver avec la pièce en trop.
Globalement, au vu de ce curriculum disons que je suis pas vraiment une menace pour la société.

Mais si, en fait.
Pourquoi?
Parce que j'ai les cheveux arc en ciel et que je m'habille en noir avec des clous avec un penchant prononcé pour le mauvais goût à base de squelettes de licornes.

Menace.
Effondrement de la société sur ses bases.
Lapidez moi avec des exemplaires de Cosmo et des CDs de Maitre Gims.

...
Ce que tout ça veut dire c'est que l'allure vaut bien plus (tellement plus) que la valeur d'une personne. Et qu'on peut se permettre de te juger sans te connaitre non pas sur tes actions mais sur ta tronche.
Qu'il faudra en plus changer en fonction du vent de la société.
Tu ne vaut rien mon petit, l'apparence est tout, et tes opinions n'ont aucune importance.

Hurm.



Partant de là, je ne pense vraiment pas être le problème.

C'est la raison pour laquelle je n'ai pas l'intention d'entrer, de quelque manière que ce soit dans ce système.
Il est important pour moi de marquer ma "différence".

Premièrement parce que cette différence est rien de moins que ma personnalité. Et que je n'ai pas l'intention de l'étouffer.
Deuxièmement parce que ça serait stérile.

Rien ne changera jamais si je rentre dans le moule.
Si tout le monde rentre dans le moule la vie sera terne.
Si tout le monde rentrait dans le moule, il n'y aurait pas eu de progrès, d'avancées, et de changement des esprits. On continuerait à s'éclairer à la bougie et à lapider les femmes célibataires.

Il est impensable pour moi d'accepter un système ou l'apparence compte plus que les compétences, et ou l'agressivité prime sur le respect d'autrui.
Il est impensable pour moi d'être dans un monde où des médecins ont refusé de soigner successivement une amie très malade et une moi-même très mal en point parce qu'on était sois disant des droguées.
(mec, si je prenais de la dope, crois moi que j'aurais pas une crinière de poney magique, je dépenserait l'argent de mes cheveux en drogue et je serai vraiment moche, pour le coup.)

Il est impensable d'être dans un monde où des inconnus t'insultent dans la rue.
Prennent le droit de te juger.
Non mais QUI êtes vous pour oser m'insulter?
Soit la personne la plus parfaite du monde (qui dans ce cas ne m'insulterait pas) soit une personne parfaitement étriquée, et qui n'a donc pas à m'insulter rapport à l'usine à balais dans son fondement, voyez vous.



Oui je suis "différente" (olol, rappelez vous que je parle d'une différence vestimentaire et que j'ai pas genre la moitié du visage arrachée par un ours ou une difformité quelconque, si c'est pas malheureux de devoir réclamer le droit à porter des habits, bordel de foutre) mais je n'embête personne.
Je n'atteinte aux droits de personne.
Je ne choque personne. A part peut-être les témoins de Jehova en bas de ma rue, mais, bon, who cares?
(si vous êtes choqués par des cheveux votre vie est nulle.)
(je vous montrerai bien mes poils de chatte pour vous donner une raison de vous offusquer mais j'en ai plus.)
(ça y est, vous avez une raison de pleurnicher.)
(soyez heureux.)

Je pense sincèrement que la valeur d'une personne ne se rapporte pas aux vêtements qu'elle porte.
Sauf si tu fais de ta manière de t'habiller une façon d'être accepté par le plus grand nombre en dépit de tes propres choix et de ta propre personnalité.
En ce sens tu es un mouton.

Et tu te fais du mal.
Tu fais du mal à la société.
Tu fais tourner le monde en rond.

Explore, expérimente, trouve des choses nouvelles plutôt de que de te conformer aux attentes des gens qui ne t'aiment pas.



J'ai une soeur.
Une petite soeur.
Je ne l'aime pas plus qu'elle ne m'aime. Honnêtement. C'est horrible à dire, mais son existence m'indiffère. Quand à elle, elle me déteste. Elle passe son temps à me dire que je suis moche.
Mais je suis quand même triste pour elle.
Depuis qu'elle est petite, son père (qui n'est pas le Père, mon géniteur personnel) lui a inculqué que être différent c'était mal. et elle fait tout pour rentrer dans le moule. Boire, se faire tripoter par des jeunes bien plus vieux qu'elle (mais qui restent des jeunes pour moi) (vieille femme que je suis) (regarde mes cheveux blanc... hurm.), dépenser des centaines d'euros en habits de marque qu'elle ne mettra plus jamais vu qu'elle est en pleine croissance.
Et avoir des amis qui ne sont des "amis" (ahah) que parce que elle est dans une certaine norme sociale. Si elle dépasse, elle sera toute seule.

...
Elle n'a pas de gouts propre, aucun artiste qu'elle aime, aucune musique à laquelle elle s'attache...
Elle n'a aucune passion, aucune activité, pas de film préféré. Pas de livre qui lui tienne à coeur. pâs de héro, pas d'exemple, à part des artistes éphémères qui ne seront pas là dans un mois.

Moi qui ait tenu mon adolescence grâce à Peter Jackson et Brian Molko (merci) je ne comprends même pas.
Combien d'ado n'ont à ce point rien à quoi se rattacher que des modes volatiles?
Des personnalités forgées par les médias de masse. Des gens qui, une fois dans la vie, n'auront aucun guide, et qui seront agressif envers mes amis et moi, parce que, leur norme, leur normalité de pacotille forgée sur le vide des grandes industries et la peur du rejet, on s'en fiche.
Et que pour eux, voir la vacuité de leurs vies, l'inexistence du bien fondé de leurs certitudes, balayées d'un revers de main par notre simple présence sur leur chemin, c'est intolérable.

A côté de ces gens, nous brillons comme des soleils.




Se mettre à l'écart de cette société n'est pas une option.
Je ne prétends pas aimer ma société, ni essayer de la faire progresser.
Mais si je ne fais rien, si je me mens, que je me cache, si je fais semblant d'être autre chose que moi-même, alors je me condamne.
Est-ce que j'en ai envie?
Est-ce que j'ai envie de rester dans l'immobilité crasse que l'on me propose?
Non.

Est-ce que j'ai envie de me soumettre?
De baisser la tête lorsque que l'on m'insulte.

Non.
Je suis La Queen of Bones, du royaume de Bones Land, forgé dans ma tête et devenu réel dans mon univers. Héritière des Vikings, de leurs traditions et de leurs cultes.
Je mène ma vie avec fidélité et honneur.
Et je pisse sur ta norme moisie.




Tu ne m'imposeras rien.
Tu ne m'obligeras à rien.

Je serais encore et toujours moi, et je me montrerai telle que j'ai envie de me montrer. Si ça implique une mini jupe avec un pentacle, des piercing sur la face, trop de maquillage, des tatouages relativement visibles et les cheveux de trois couleurs différentes, soit.
Et si ça ennuie quelqu'un, tant pis.

Trouver un boulot?
Oui, je travaille pour moi pour le moment. Je fais ce que je veux.
Avoir un gosse plus tard?
Que je sache, les cheveux bleus ne sont pas génétiques, je pense qu'il naîtra brun et sans piercings ni tatouages. Si le contraire se produit, je vendrai cher des échantillons de nos ADNs à la science.
(et s'il naît avec une petite salamandre en bas de la colonne je l'abandonne devant une église.)
(faut pas déconner.)
(un gros skull avec marqué "born to kill" ou rien, licorne junior. Un peu de dignité.)

Je peux m'en tirer relativement bien dans la vie même en ayant la tronche que j'ai.
Et ma tronche me sied particulièrement.

Autre chose.
Les gens qui choisissent (par choix délibéré, conscient, et par réel amour pour ce genre de mode) d'être du côté maintream de la force (comme un Poussin de mes amis) ont toute mon affection.
Mais pas exemple, les petites gothiques qui ne sont gothiques que pour plaire à leur chéri qui lui est à fond new rock leather stripes bagdes Marduk headbang pogo hurlement primitif... Et qui écoutent en cachette Miley Cirus:
Stop dessuite, ça vous rendra pas heureuses d'être underground si profondément dedans vous vous ne l'êtes pas.

Prostituer son amour propre pour l'amour des autres ne rends personne heureux.
Au mieux ça rendra triste, au pire, ça vous tuera de chagrin, et l'entre deux n'est pas plus profitable.


En définitive:
Je n'ai pas à changer.
C'est la société qui doit changer.

La société et sa vision réductrice, robotique et uniforme de l'individu.
Chercher la sécurité dans ses semblables, c'est bien.
Nier le droit de ses semblables à l'individualité, c'est pas bien.

Et à toutes les personnes qui étaient (hurm) gothiques en étant plus jeunes et qui se sont "rangées" parce que "gaminboulotmarimaisonschtroumpf" :
Vous n'avez jamais été gothiques.
Vous avez fait chier vos parents pendant plusieurs années par besoin de chercher une "tribu" différente, mais au final vous vous êtes rangés dans une conformisme plus confortable.
Ce qui n'est pas "mauvais".
Vous n'étiez pas fait pour ça. Et vous avez fait votre expérience de la différence.

Tâchez juste de vous en rappeler lorsque vous croiserez des gens comme moi qui sont embarqués dans la différence (olol derechef) pour toute la vie certainement.
Ou lorsque que vos propres enfants voudrons se démarquer.
Restez tolérants avec les autres, et avec les vôtres.
C'est comme ça qu'autre final, peut-être un jour, on arrêtera de se faire insulter dans la rue.




En attendant.
Je vais remettre mon bonnet à oreilles avec des spikes et mes chaussures plateformes à motif de flammes.
Et je vais aller vivre ma vie tranquillement de mon côté.
Parce que c'est comme ça.
Que je le peux.

Et que j'en suis heureuse.



lundi 14 avril 2014

Ton voile, ta liberté, mon Mjollnir, ma parole.

Salut.

Tout d'abord je tiens à dire à la personne qui m'a gentiment demandé si j'étais allé voir l'assistante sociale sur un vieil article que, cet article est un vieil article, oui, j'étais allé voir une dame qui m'a gentiment octroyé deux coupons de 16 euros pour me nourrir moi et mes trois chats pendant un mois et que mes aides (de 60 euros) mensuelles ont été rejetées par la mairie parce que je gagnais trop d'argent.
Voila.
Sinon, non, j'y vais plus, merci, nous ne comptons plus que sur nous même.
Mais c'est gentil de s'en inquiéter, et ça partait d'une bonne intention.
Néanmoins on m'a fait comprendre qu'à moins de pondre trois gosses et de me faire déclarer en tant que mère célibataire, et avec la gueule que j'ai, je peux me brosser violemment le cul avant d'avoir des aides sociales.
Donc Lol.

Ensuite, avant de commencer cet article, et parce que je sais qu'on va me taxer d'anti-religieux primaire.
(et au cas où de pauvres âmes en peine arriveraient ici sans avoir lu les articles précédents.)

Je pratique la foi dans les dieux Ases, autrement appelée Asatru par les poètes du 17èmes siècle (alors qu'à la base cette religion n'avait pas de nom). Une religion "païenne" (olol) c'est à dire "non monothéiste et dont les pratiquants ont été convertis à grands renforts d'épées dans ta gueule par Rome". Polythéiste et vieille de plusieurs millénaires, rencontre entre les différents peuples nordiques et germaniques et le chamanisme ancestral des peuples du grand nord.
Voila.
Non, c'est pas "conventionnel" parce que ce n'est pas monothéiste, mais c'est pas plus étrange qu'une conversion au bouddhisme. Quoique pour un européen, j'aurais même tendance à dire que c'est moins étrange. Mais bref.

Donc OUI j'ai eu une éducation religieuse, et catholique.
Oui, j'ai étudié l'histoire et les grandes "religions fondatrices" (OLOL) et j'ai aussi étudié les religions païennes.
Et non je ne pratique ni la wicca ni les trucs new age qui ne me parlent aucunement.
(Et j'en profite pour caler ici qu'au Danemark notamment, et en Norvège je crois, ma religion est reconnue, et il y a eu une reformation de l'assemblée du Thing. Donc je suis pas seule dans mon délire merci.)
(Sauf en France. Ou on doit être douze. Peut-être.)

Donc.
On peut commencer.

Y'a deux ou trois jours, je lisais un article du site Madmoizelle.com qui parlait du port du voile.
http://www.madmoizelle.com/voile-temoignage-242436
(cet article donc.)
Et, en gros, pour ceux qui ont la flemme (et je sais qu'il y en a) (néanmoins je vous conseille d'aller vous faire votre idée par vous même), la demoiselle qui témoignait racontait que, selon un choix conscient, et parce que le modèle de la femme "occidentale" (wut) lui déplaisait, et était selon elle une soumission à un idéal trop difficile pour une femme, elle avait choisi de trouver sa liberté dans sa soumission à Dieu, et de le montrer par le voile.
Que le voile pour elle était un symbole de modestie.
Que la liberté de la femme "occidentale" n'était pas un modèle de liberté mais un carcan parce que la femme était obligée d'être parfaite.
Et que le voile était son symbole de la soumission à Dieu, pas quelque chose qui couvre.

...
Bienbienbien.
Hurm.




Du coup, j'ai essayé de réagir sur le forum.
J'ai dit que je ne comprenait pas comment soumission = liberté.

Je me suis fait répondre que j'avais à juger, et que les femmes se libéraient comme elles le voulaient.
Et que de toute façon, j'avais pas à appréhender son mode de vie avec ma vision "occidentale." (derechef.)
Et beaucoup de monde a soutenu cette jeune fille en disant que c'est beau, c'est une belle action, c'est un acte de courage.
(ahah, pensez maintenant à ce que je vous ai dit sur ma religion, et dites moi si vous avez pensé que je suis "trop décalée" ou "tarée de new age" ou si vous avez dit "waow, c'est bô, elle a troooop de courage.")
(bien.)
(Mais chez les Asatru le prosélytisme est interdit, donc j'ai pas le droit de faire ma promo, alors continuez à vous marrer ou renseignez vous, ça me fera une belle jambe en mousse toupareil.)

J'ai ensuite dit que je trouvais que le voile était quand même pas très très bien niveau "lutte contre le patriarcat", toutes ces choses. Et que voiler le corps et en faire un tabou était aller dans le sens de la culture du viol et de la bigoterie.
On m'a poliment demandé de fermer ma gueule, que mon avis ne faisait pas loi.
Et que juger était mal.
(ah-ha.)

J'ai ensuite dit que, quand même, c'était un peu violent, que quand une femme s'oppose aux principes de la laïcités demandant de ne pas afficher de signes ostentatoires de sa religion (libre pratique du culte, mais pas de prosélytisme, etc...) on lui dit "trop de courage, c'est beau, go girl" et que quand un autre dise "ouaih non mais ça me dérange un peu quand même, de cacher les femmes, je trouve ça réducteur surtout dans un pays laïque, quand même, ou les femmes se sont battues pour le féminisme."
On m'a dit:
"Ah oui? Tu crois qu'elle fait ça pour faire chier les Français? Mais grandit un peu. C'est vraiment nul comme réaction. Primaire."
Et on m'a un peu fait comprendre que j'étais une sale raciste de merde.



Maismaismaismais.
Que c'est intelligent tout ça.

Non.
Je suis pas raciste.
J'aime pas qu'on me fasse chier.
Et qu'une meuf vienne me balancer "au nom de principes vieux de 1400 ans créés pour des pécores illétrés dans un désert aride je vais chier sur tes principes féministes ancrés dans leurs temps" au coeur même d'un magazine que j'ai plutôt tendance à considérer comme intelligent à la base.
Ça.
Ça me fait carrément chier.
Violemment.

Comprenez moi.
Je suis bien placée pour savoir que suivre les traditions d'une religion est important quand c'est quelque chose dans laquelle on croit.
Je fais des libations aux Dieux quand je bois. (Oui j'ai le droit de boire Xd je fais ce que je veux, manquerait plus que ça.) Et ce dans le but de me souvenir de la chance que j'ai.
Je fête la roue de l'année.
Là ça va bientôt être Beltaine et je vais colorer des oeufs pour célébrer le printemps, Ing, Balder, et le renouveau des saisons. Car l'oeuf représente la naissance infinie, et donc le renouveau.
(Ah oui, les oeufs et tout. C'est une tradition viking. Pas Catholique. C'est comme le sapin. C'est païen. Et marie, toussa, le bleu de sa robe. C'est la couleur des déesses mère. Quand au diable, ahahah. En réalité il s'agit d'un dévoiement des dieux cornus, dont notamment Pan, Cernunnos et Loki, qui étaient les dieux des excès  et que l'Eglise ne voulait pas voir des orgies et des bacchanales parce que "'austérité" et "dévotion" (et aussi (mariage et procréation, lignées, descendance, pouvoir etc...). Le diable n'existe pas, désolée. C'est juste un masque moche sur de vieilles idoles sympathiques et avinées. :) Bisous. )

Mais.
Mes traditions ont une signification.
Une signification que j'ai comprit.
Une signification qui me touche.
Et il va de soit que je n'irais pas égorger de pauvres chèvres pour satisfaire Odin.
Et il va de soit aussi que je ne sortirait pas avec une arme blanche comme tout viking est censé le faire.
Parce que c'est interdit, et pas du tout adapté au monde moderne.

Les païens à travers le monde ont apprit à s'adapter.
Et pourtant c'est une religion qui est peut-être plus vieille que la religion juive. Qui en met plein dans la gueule niveau dates aux chrétiens. Qui ont eux même 600 ans de plus que les musulmans.

Alors pourquoi, bordel de chiotte, pourquoi est-ce que ces mecs ne peuvent pas s'adapter au monde moderne?


Goûte.
Tu n'iras pas en enfer.
Personne ne devrait être puni de se faire
plaisir.


Je le répète.
Ami, ta couleur de peau m’indiffère.
Tes opinions m'intéressent par contre.
Et quand tu as décidé que ton opinion était meilleure que la mienne.
Surtout si tu vis, envers et contre tous, dans des traditions confites dans le rance et qui n'ont plus leurs places dans le monde moderne.

Des exemples?
Alors...
Au hasard...
ÉGORGER ET LAISSER SE NOYER DANS LEURS SANG DES PAUVRES BÊTES QUI N'ONT RIEN DEMANDE A PERSONNE SUR LA BASE DE PRINCIPE D’HYGIÈNE D'IL Y A PLUS DE MILLE ANS DANS LE DÉSERT QUAND Y'AVAIT PAS DE FRIGO ET QU'IL FAISAIT  50 A L'OMBRE.
pfuh.
Pardon.

J'ai déjà parlé de mes principes omnivores ici (et je ne le referais pas) et je pense que les abbatoirs sont assez sordides pour qu'on ait pas besoin d'égorger des animaux en les laissant se noyer dans leur sang dans une douleur affreuse tout simplement parce que, chez les juifs et les musulmans, dans leur désert du début de leur histoire, la viande se conservait mieux si elle était exsangue.

C'est finit tout ça les copains.
Y'a des frigos maintenant.
Et des agents conservateurs.
Et un minimum d'humanité envers ces pauv's bêtes qui ne voient déjà pas le soleil. pas besoin de les torturer à la fin de leurs vies de merde.
Si votre seule excuse pour justifier cette débauche de souffrance animale inutile c'est "Dieu".
Vous êtes un connard.
Non, sérieux.

Et je chie mentalement dans votre bouche.
Ca vous changera de l'animal qui se convulse avec son sang qui
lui coule le long des narines en l'étouffant.
Ordure.

Autre chose.
Le porc.

...
*prends une grande respiration*

Il y a très très longtemps, les gens au sud de la Méditerranée sont allés péter la gueule à ceux au Nord de la Méditerranée . Ils se sont violemment tapés dessus. Et ceux du sud sont rentrés dans leurs pays avec des richesses notamment la viande de porc, que les gens du nord consommaient en grande quantité. Car tout est bon dans le cochon comme on le sait, et une bonne bête nourrit une famille de six pendant plusieurs mois.
MAIS.
Si on a prit soin de la saler différemment des autres viandes telles que la viande de chèvre, car le porc se conserve salé APRES avoir été cuite.
Et du coup, plein de gens du sud se sont fait avoir et ont eu des maladies (et ont crevé parce qu'ils avaient tué les locaux avant qu'ils leur filent le mode d'emploi de la cochonnaille) (ça arrive.)
Et la viande a été déclarée impropre à la consommation.
Et encore.
Pas toute la viande.
Une partie seulement.
Sur proclamation divine.
(Hallah ne voulant pas voir crever connement son peuple, ce qui est assez normal.)
Et ce jusqu'à ce qu'on sache quelle partie du cochonou rendait malade.
Si les chrétiens peuvent bouffer su saucissons et que c'est pas interdit dans la bible, c'est plus une histoire de géolocalisation  Lors de l'expansion du christianisme, le petit cochon était déjà bien connu des peuples locaux évangélisés à coup de glaive in da face, et donc, pas de soucis avec la viande.
Sinon il y a fort à parier qu'ils auraient eu droit eux aussi à l'interdit.
(ah, et pour la blague, tout ce qui est restriction alimentaire religieuse est à la base hygiénique. Comme le carême et le poisson le vendredi. Les seigneurs du moyen âge se nourrissant n'importe comment, les religieux de l'époque ont dit que Dieu avait décrété qu'il fallait manger maigre. Histoire de pas avoir trop de soucis au bide.)
(et sinon si on lit le Coran, et les règles islamistes, le cheval est interdit et le lapin déconseillé aussi. )
(je n'invente rien.)
(j'ai trop de la chance: il est fortement conseillé de boire plein d'hydromel chez nous. La bière, le vin et le cidre sont aussi fortement encouragés. Ainsi que les viandes en sauce. Strop dur d'être Païen.)
*va se servir un verre d'alcool et une tranche de saucisson pour tenir le coup*

Fin de l’aparté historique.

Alors.
Sachant ceci.
POURQUOI TA MÈRE TU FAIS CHIER AVEC LE SAUCISSON ?
SÉRIEUX?




Ca fait environs 400 plombes qu'on sait POURQUOI le cochon était pas consommable.
On peut pas passer au dessus?
Genre, en avoir plus rien à foutre?
Même vos religions disent que vous avez le droit à partir du moment que ça vous rends plus malade.

Pourquoi s'acharner?
Quel Dieu psychopathe va aller te brûler la moelle si jamais tu te fais du bacon pour le petit déjeuner?
Non mais honnêtement?
Je veux dire, sérieux?
Votre Dieu qui passe votre temps à vous tester avec des épreuves telles que "si tu manges du bacon tu souffriras en enfer"? Et vous vénérez ce type là?
Bon, ok, je ne suis personne pour juger, mais...
Vous allez aller en enfer?
Mais l'enfer n'existe pas, bordel. La vision de l'enfer avec les flammes est une invention pas cool des monothéistes qui avaient les couilles brisées par les bacchanales et orgies de tout poil. Il y a des traces historiques de ça.
Après bon, Lucifer, l'ange déchu, c'est une autre histoire. C'est avec lui qu'on a fait l'amalgame Satan/Lucifer. Mais Lucifer a bâti son royaume pour faire chier Dieu (qu'il n'aimait pas.) et pour lui péter la gueule le jour du jugement dernier. (qui est aussi historiquement une reprise du Ragnarok. Qui a donc déjà eu lieu dans notre mythologie et qui était une métaphore du moment où les hommes n'auraient plus besoin des dieux pour expliquer le monde.)
Et Lucifer, le mââââl a été créé par Dieu, comme toute chose.
Donc le mal est aussi partie intégrante de la création divine. Je vois pas où est cette espèce de peur/fascination  des "religions fondatrices" pour le mal.

...
Bon on m'a dit aussi:
"le cochon est mauvais parce qu'il a été créé par Satan"
...
Si c'est ton excuse de créationniste inculte pour emmerder le monde, tu es aussi un connard.

Une religion est une philosophie qui est censée t'élever, pas une vérité absolue qu'il faut embrasser sans regarder autours de soi.
Sinon, concrètement, je défendra ma maison avec une hache et je repeindrai les linteaux de ma porte du sang de mes ennemis.
(Non, ma religion n'est pas pacifique.) (C'est comme ça.)
Et avouez que ça ferait désordre.


Interlude subtil.

D'ailleurs.
Que l'on m'explique ce délire des Monotheistes:

Concrètement, vous avez tous des bases communes.
Vous êtes tous plus ou moins des upgrades les uns des autres, plus ou moins acceptés.
Et même à l'intérieur de vos religions, y'a différents courants.

Et vous êtes INCAPABLES de discuter tranquillement.
Genre.
Vous avez la vérité vraie.
Tout les autres c'est de la merde.
Dans chacun de vos livres saints, on vous dit que vous êtes LE PEUPLE ELU.
...
Et donc, maintenant, à l'époque de là maintenant, 2014, avec plus de 7 milliards d'humains sur terre, environs un bon millier de religions, des dizaines de milliers de cultes et de croyances, vous continuez à vous battre parce que vous êtes persuadés que tous, là, vous êtes meilleurs que tout le monde, parce qu'un de vos fondateurs, perdu dans un désert quelque part entre l’Afrique et le moyen orient, a eu des révélations mystiques?

Putain...

Et aucun d'entre vous n'y verra une allégorie de l'élévation, ou une métaphore historique, rien de tout ça.
Non.
Y'a un mec il a dit "peuple élu" du coup, comme ça flatte l'égo, peuple élu, quoi.
Vous êtes de grands grands malades.
Sans aucune modestie, sans aucun sens de la demi mesure, et c'est carrément nocif pour l'humanité, ça.
Moi, personnellement, j'aurais pas confiance en un peuple élu que tellement il est élu, il tape sur tout ses voisins, il communique pas avec les autres religions et il passe son temps à hurler que sa religion c'est la meilleure.
...
Putain, les mecs.
DES philosophies, DES religions, UN idéal de vie.
Non?
Bon, oubliez.
Vous me faites peur.

Tarés.

(notons que de la gaule aux royaumes du nord, les peuples anciens, les "barbares païens" ont donc préféré échanger leurs principes culturels au point de s'échanger les dieux. Et que s'ils se tapaient dessus c'était pour la terre, pas pour des principes divins. Pas d'hypocrisie. Ma tribue est plus forte que la tribu du vosin, elle va aller piller ses vaches et violer ses femmes, voila.)
(c'était barbare, mais c'était franc.)
(pas les Francs, qui eux aussi étaient des barbares.)
(des Francs très francs, certainement, notez bien.)
(bref.)


On en arrive à ma partie préférée.
Le litige.
Le caca mou de la religion.

LE VOALE.
(le voile.)

*grande inspiration*

Alors que les peuples du moyen Orient et du nord de l'Afrique batifolaient dans un animisme très scientifique et très éclairé (écriture, invention du zéro, mathématiques, etc, etc) dans la droit lignée des peuples égyptiens en babyloniens qui avaient bâtis de grandes civilisations , quelques peuplades berbères du désert profond se faisaient la guerre entre elles.
Et cette guerre consistait à (basiquement) "violez les femmes et volez les bêtes".
(volez les femmes aussi des fois;)
Du coup, alors que les femmes des cités érudites faisaient la danse des sept voiles, les pécores les cachaient dans des tentes, parquées, et les couvraient de la tête au pied, pour que lors de la prochaine razzia, les envahisseurs les laissent tranquilles parce qu'elles auraient été trop moches sous leurs tissus. (qui les faisaient certainement transpirer comme pas permit et schmoukter des pieds.)
Et quand le "prophète" est parti faire sa religion dans le désert, chassé avec sa tribu, il était aussi persécuté, et il a reprit les coutumes locales berbères.

Le voile est donc un outil anti-viol de pécore pour éviter que la jeune religion ne se fasse trop troller avec des viols de femmes, ce qui, pour un "peuple élu" la fout un peu mal, d'avoir des bâtards de viols d'étrangers partout.

...
Voila.
Historiquement, rien à voir avec la religion.

Mais c'est écrit dans un bouquin vieux d'il y a 1600 piges.
Donc.
Les nana d'aujourd'hui s'empaquètent la face.

Sérieux, meuf.
Tu veux lire Marjane Satrapi et clamer que ton voile est synonyme de liberté? Tu veux aller voir comment les nanas voilées de force vivent leur couverture sur la gueule au quotidien?
Tu veux clamer porter sur la tête un symbole d'opression dans un nombre certain de pays et dire que t'es libre?
Carrément.
Je vais aller dire au black de chez moi d'aller porter des chaînes aux pieds, et ça sera un super symbole de liberté, si tu vois l'analogie.

Au delà de ça, l’oppression du patriarcat, le corps qui devient quelque chose de sale, de tabou de sacré, le fait de ne pas se tenter les un les autres, symbole vestigial de l'époque ou violer sa femme, ou la femme du voisin était normal, et ou paraître moche tentait moins les hommes, qui préféraient aller violer des chèvres (oui, sens toi insultée) , dis moi que tu trouves ta liberté.

Et dans tout les cas, ou est-ce que ta liberté est dans la soumission?
Ou est-ce que ton Dieu te rends fort en te faisant te soumettre? Pourquoi ton Dieu ne marche t-il pas à tes côtés dans ton combat dans la liberté?
Pourquoi ton Dieu ne te prends t-il pas comme tu es?
Pourquoi ton Dieu t'ordonne t-il de cacher la chair qu'il a lui même créé?
Parce que, sale femme, tu portes en toi le pêché?
Parce que tu es issue d'un côte, et donc la moitié de l'homme et tu dois obeïr à ton dieu qui a eu l'aimable idée de te faire sortir de la côte d'Adam sur un caprice qui se faisait chier?
Est-ce tout ce que tu demeurera?
Un caprice qui vivra dans l'humilité factice pour ne pas être un symbole de tentation, et ne vivre une individualité que spirituelle, ne pouvant totalement jouïr de ce corps, pourtant divin?

Pourquoi ta liberté est-elle dans la soumission?
Es tu à ce point une esclave que tu remercie ton maître?

Sur le fameux forum, des musulmanes m'ont répondu.
La sexualité n'est pas interdite, mais si tu veux l'assouvir, ça ne doit être que dans le mariage. Si tu veux baiser, marie toi.
Une seule personne jouira de ton corps. Une seule. Toute ta vie. car tu es un vase sacré, femme. Ton coprs ne t'appartient pas, tu ne t'appartient même pas. Tu es l'objet de Dieu.

...
Putain.

Monothéistes.
Votre dieu vous hait.
Votre Dieu vous a mis au monde pour vous voir souffrir.
Ils vous fait payer les conneries de vos "ancètres". Et vous ne pourrez vous repentir que suite à une vie de soumission et de privation.
Dieu vous hait.




Mes dieux, je les aime.
Ils sont terribles, violents, parfois, mais aussi doux et humains. Ils apportent le printemps, et l'hiver. Il regardent tourner la roue du monde.
Ils me rendent fière d'être à leur côté.
La mythologie veut que les justes mangent à la table des dieux. Ceux qui ont prouvé leur valeur. Ceux qui ont profité de la vie.
Le sexe n'est pas interdit, il est célébré.
Les femmes devaient apprendre à se défendre autant que les hommes, et certaines de nos déesses sont des grandes guerrières.
L'homme a été créé en même temps, modelé par les Dieux sur une plage dans du bois venu de l'eau. L'homme et la femme.
Je marche égale à côté de l'homme.
C'est ce que dit ma religion. ma philosophie.
C'est pour ça que je l'ai choisit.

Mais pourquoi vous, est-ce que vous vous accrochez à des principes vieux, dépassés, et méchants?
Pourquoi trouver la liberté dans la soumission?

Autre chose.
Qu'est-ce que c'est que cette connerie sans nom de "modèle occidental".
Pourquoi même utiliser ce terme?
Elle le met en opposition avec quoi?
Avec la femme orientale?
La femme donc, qui dans les pays orientaux etc, battue, violée. Là où il y a ces horribles histoires de fillettes défigurées, vendues, ou les femmes sont lapidées pour parfois avoir montré leurs cheveux?
Pourquoi parler de "femme occidentale" si ce n'est pour la mettre en comparaison avec la "femme orientale".
Et même si tout ne se passe pas comme ça en orient et en Afrique du Nord, il y a quand même là bas beaucoup de progrès à faire pour les femmes. Alors utiliser le terme "femme occidentale" est un non sens.
d'autant plus quand on vit soit même en occident.
Quand on est née en occident.
Ca ne fait que démontrer sa volonté de se mettre à l'écart et creuser un peu plus un fossé déjà trop grand.

Et puis, pardonnez moi de me sentir insultée parce qui est dit de la "femme occidentale".
Par ce cliché de séries américaines.

Fuir un cliché pour tomber dans un dogme, what the holy shit?
Pourquoi?

Je me sens profondément insultée par cet article sur Madmoizelle.
Profondément.
Profondément insultée par ce que mes réactions (qui n'étaient pas agressives) ont suscité.

J'avais besoin de le dire.

Oui, je pense que ton voile, c'est de la connerie endoctrinée.
Je pense que c'est se voiler (pardon) la face sur une situation alarmante chez les femmes.
Je trouve qu'encourager le tabou du corps dans une situation pareille est strictement inconscient.
Je trouve que dire "pour faire du sexe il faut se marier" c'est mal.
Dans un siècle comme le notre, c'est profondément mal.

J'avais besoin de le dire.
Vraiment.
Et je me fais traiter de raciste parce que je lutte contre les doctrines, allez-y, je suis anti-monotheiste, donc partant de là, c'est très facile.
Je suis anti-endoctrinement, contre le baptême des bébés parce que je pense qu'une religion se choisit, et aussi contre les imbéciles qui vont me traiter de raciste.

Bring it on.


Prévisions des commentaires auquel je ne pense même pas participer.
*préparation du pop corn*
Ah et j'en ai rien à foutre de vos justifications à base de "non mais Dieu il..."
...
Se servir de votre dieu pour justifier un comportement soit criminel, soit endoctriné soit dangereux soit inconscient est une preuve de connerie.

(ah et la musulmane qui traînait sur le blog et qui a prétendu me dire que sa religion était amour, mais mieux que les autres, je t'en prie, fais toi plaiz'.)





samedi 12 avril 2014

Lettre à mon futur bébé licorne.


Hello, ma progéniture.

J'avais besoin de t'écrire cette lettre.
Pour toi, d'abord, mais pour moi aussi. pour me souvenir plus tard.

Je ne sais pas si tu seras un garçon ou une fille. J'aimerai un garçon. Je sais que je flipperai moins avec un garçon. Mais si tu es une fille, c'est pas grave. C'est bien une fille. J'en suis une. Tu vois comme quoi.
De toute façon, j'essaierai de vous élever pareil.
C'est sans doute un voeux pieu, mais tu sais, on fait ce qu'on peut.

C'est bizarre d'écrire une lettre à ses petits pas encore nés.
Je sais.
Mais sache le, gosse de moi, ta mère est bizarre. Tu l'entendras toute ta vie. Ta mère est bizarre parce qu'elle est fidèle à elle même. Et que c'est pas toujours bien vu.
On s'en fiche des gens. On s'en fiche vraiment. On a le droit d'être bizarre si on veut.
Mais ta mère est heureuse. Au moment où je te parle, je suis heureuse. C'est une chose rare, que l'on peut ne jamais connaître. Je nage dans le bonheur, bébé licorne de moi, et je voulais que tu le saches.


Ma vie. Allégorie.

Je voudrais d'abord que tu me pardonnes
J'ai mis des années à comprendre que, quand on est un parent, on fait toujours des bêtises. Pas exprès forcément  Mais qu'on fait quand même toujours des bêtises. Des bêtises qui blessent ses petits. Parfois on dit des choses qu'on ne pense pas. Ou on a des actes malheureux.
Mais tu sais, petite licorne, moi ça a pas toujours très bien été avec ma propre maman, et je sais qu'elle a fait de son mieux, mais en même temps, il n'y avait aucun moyen d'éviter que ça se passe mal entre nous.
Et je me suis promis toute ma vie d'essayer aussi fort que je peux de ne jamais gâcher la tienne, de ne jamais te rendre malheureux-se par ma faute.
Alors si tu te sens malheureux-se, brimé-e et triste, à cause de moi, de quelque chose que j'aurais pu te dire, pardonne moi, s'il te plaît, et dis le moi. Viens en parler avec moi, rappelle-moi ma promesse.
On ira parler quelque part, tranquillement, tu me diras ce qui va pas, je te raconterais des anecdotes sur mes bêtises adolescentes, et on redeviendra des gens en paix qui s'aiment. Une famille.
Je te le promet.
Je ferais de mon mieux.

Je pense à toi depuis des années.
J'ai envie que tu existes.
Mais j'attends le bon moment.
J'attends d'avoir bien vécu pour ne jamais te reprocher l'échec de ma vie. Je veux que tu sois le cheminement de mon accomplissement et pas un accomplissement en soi.
Je veux que ta vie soit la parallèle de la mienne et pas son prolongement. Je ne veux pas vivre à travers toi, mais à côté de toi.

Oui, je pense à toi.
Je me dis que tu dois être parfait, bébé licorne.
C'est comme ça que je t'imagine. Mon autre. Un bout de moi et un mélange d'amour.
Et je t'attends dans un coin de ma tête.

Ça me travaille beaucoup.
Je me dis "quand j'aurais un gosse, je ferais comme ça."
J'essaie de me préparer. De me donner des principes, de te préparer des libertés, et un avenir en même temps que j'essaie d'avancer le mien.
Mais à vingt-quatre ans, parfois, je me sens encore comme un enfant. Je regarde autours de moi, et je me sens démunie, je me dis "tout est passé si vite".
Et j'ai maintenant acquis la certitude qu'on est jamais prêt.
Je me retrouverai en face de toi, j'aurais une claque, et toutes mes certitudes tomberont en lambeau.
Tu me mettras en face de moi-même, de mes contradictions, et ça sera difficile.

J'aimerai que tu aies toutes les chances.
J'aimerai te donner des armes, et que ta vie ne connaisse pas de souffrances.
Mais il y en aura.
Il y en a toujours.
Alors j'essaierai de te protéger un maximum avant de te laisser partir.
Quand je pense à toi je pense aussi à mon avenir et à moi "plus tard" quand je serai "adulte".
Quand je serai "un sage."

Il ne me "tarde" pas de t'avoir.
En ce moment, je découvrir une vie de liberté, et j'en profite. Je savoure le bonheur.
Et je sais que quand tu existeras, tu auras été voulu-e et désiré-e.
Et ce sera cool.

C'est la promesse que je te fais, bébé licorne.
Ce sera cool quand tu seras là :)


tout pareil.
(mais peut-être sans le pet racoon.)

A dans le temps qu'il faudra.

D'ici là, je vais remplir ma vie de choses merveilleuses à vivre qui feront des belles histoires à te raconter.

See ya, baby mine.
We will love each other in an other time.