mardi 4 novembre 2014

Chère Beatrick.

D'abord.
Merci énormément pour tout vos gentils messages à tous. Merci énormément pour vos mots.
Vous êtes de chouettes êtres humains, et je suis ravie que nos routes se soient croisées.
Arc en ciel sur vos têtes.

Ensuite.
Mise en place du contexte.
Chaque fois que je reçoit un commentaire sur le blog, je le reçoit directement dans ma boite mail.
Parce que je ne vais pas sur le blog tout les jours.
Donc tout ce que vous avez à me dire, je le vois, même si je ne réponds pas aux commentaires.

Bien.
Donc, des fois, j'ai des gens qui lisent le blog. (ça arrive.)
Et des fois, des gens qui le lisent tellement que ils me laissent des messages sur tout le blog. C'est plutôt gentil.
Et c'est comme ça que, le 14 septembre dans la nuit j'ai eu une dizaine de commentaires d'une personne qui signe Beatrick.

Il y avait les commentaires gentils, du genre:

Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Je travaille dans un collège (et c'est ma joie.)" : 

Passionnant, cet article ! 


Et puis il y en avait plein d'autres.

Beatrick, tu dis que j'efface la "vérité qui dérange."
Non, en fait non. Je la met sous le nez des gens.
Regarde.

Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Ode to my Family." : 

Très intéressant encore une fois. Mais j'ai toujours du mal à comprendre, quand on est une telle écorchée de la vie, comment on se lance dans des études sans aucun débouché. Tu l'as dit, tu as été à deux doigts de la catastrophe, notamment à cause de ta famille de cas sociaux. 
Très chère Beatrick.
Je t'ai répondu. J'ai prit le temps de répondre à chacune de tes piques et chacune de tes accusations.

Junkie Bird Pictures a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Ode to my Family." : 

Parce que comme dit dans cet article, je fais ce que je veux.
Et qu'entre avoir une toute petite chance de faire ce que j'aime, et zéro chance par pragmatisme mal placé, je préfère me donner une chance.En réfléchissant comme ça, et en désavouant la possibilité de donner corps à ses ambitions, tu régis comme ont pu réagir tout les gens qui ont décidé que je devais mener ma vie comme ils le voulaient, mais "pour mon bien."

Il ne t'appartiens pas de porter ce jugement.
Quand à ma famille, ils sont ce qu'ils sont, mon beau père est une enflure, mais pour le reste il s'agit de ma famille, de personnes, qui ont parfois du mal à se comprendre les uns les autres, qui ont le caractère qu'ils ont, et qui ont fait des erreurs, et des erreurs de jugement.
Mais en aucun cas je ne te donne le droit de les traiter de cas sociaux. Déjà parce qu'on est tous le cas social de quelqu'un et qu'on ne juge pas les gens sans les connaitre. 
Tu n'as pas à insulter ma famille.
Vraiment. Ce n'est pas ton rôle, Beatrick, et je ne te connais pas.
Tu as débarqué dans mon internet (dire "dans ma vie" serait un peu fort) et tu ne connais de ma famille que ce que j'en dis sur mon blog.
Je ne te donne pas le droit de porter de jugements sur eux. Et je te l'ai dit poliment.

Ferais-tu partie de ces personnes qui avalent sans distinction tout ce qu'on lui dit?
Ces personnes à la vision tellement manichéenne que même les productions Disney paraissent nuancées à côté?
Parce que tes réactions après ceci n'ont aucune raison d'être qu'une colère mal placée.

Bref.
Continuons.
Tu voulais la vérité, tu vas l'avoir.
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Anorexie, boulimie, thérapie. Vous êtes toutes jol..." : 

Je trouve qu'il faut aussi différencier ceux qui sont trop gros pour de vrais des ouineurs professionnels qui pleurent dès qu'ils ont 5 kg de trop. En gros, mettre du 42 en faisant plus d'1 m 80, bein pour moi ce n'est pas être gros.

Au delà de l'apparence dont au final, on en a rien à cogner, le surplus de poids cause surtout des gros problèmes de santé : diabète, troubles cardiaques car souvent hypercholesthérolémie, arthrose prématurée, douleurs diverses (dos, genous, articulations...), risque de cancer plus élevé etc.

Bien trop souvent, vous faites des articles pour dénoncer le culte de l'apparence en omettant le principal...' 


Ce commentaire là m'a mis en colère. 
Alors que je faisais un article sur les troubles MENTAUX et qui peuvent être mortels, qui accompagnent le culte de l'apparence, tu as balayé d'un revers de main nonchalant les encouragements que je donnais aux gens.

On avait pas besoin de tes conseils médicaux, là.
Va dire à une fille qui se trouve tellement moche en faisait 3 kilos de trop qu'elle se scarifie, se fait vomir, et se retrouve à l'hôpital que c'est une "ouineuse". Une chouineuse je suppose.
Merci de détruire ces gens.
J'étais en colère que tu dises ça. Que tu te permettes encore de juger les gens alors que tu as l'air à mille lieux de comprendre leurs problèmes.

Alors quoi?
Pour toi, dès qu'on est pas toi, dès qu'on est triste, on est un chouineur?
Je t'en prie.
On dirait ces vieilles personnes qui disent "non mais c'est pas grave, t'es en vie."
Est-ce qu'il n'y a vraiment rien d'autre pour toi?
Est-ce que tu es aigrie et en colère à ce point là? Bon sang, j'espère que non. Je veux croire que non.
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Les anti-gothiques, c'est pas automatique." : 

Ce n'est pas parce que tu es gothique que tu es (à tendance) dépressive. Evidemment. Par contre, ce que je peux t'affirmer, c'est que l'on voit un nombre élevé de gothiques (ou pseudo gothiques) genre qui se scarifient et traitées pour dépression. Si tu es gothique et pas happy kikoolol, il y a nécessairement un lien de cause à effet. Exactement de la même manière que je n'ai pas écouté du black/death metal par coïncidence, et que je n'ai pas fait le choix de faire des études d'infirmière dans le but de bosser en chambre mortuaire, par hasard. il y a un passé qui fait que l'on devient ce que l'on est devenu.


Bordel.
Oh non pitié.
Encore une fois j'ai prit la peine de te répondre.
Junkie Bird Pictures a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Les anti-gothiques, c'est pas automatique." : 

Il y a une différence énorme entre les corbeaux, qui sont des adultes, et des enfants attirés par le côté morbide d'un mouvement pour exorciser leur mal être.
Il y a énormément de jeunes qui se scarifient et sont traités pour dépression, tout court. (et je connais le sujet comme ma poche, mon oncle est un des grands pontes sur le sujet, il a été enseignant chercheur à MacGill pour des recherches sur la dépression et on en parle beaucoup.)
On peut aussi parler des gamins babos et teuffeurs, qui non content de se scarifier, traitent leur dépression dans les champis et la MD, ou des gosses stylés "racaille" qui passent leur mal être en se défonçant à l'alcool trois fois par semaine, et en tapant des plus jeunes, etc, etc...
(je me suis occupée de ces mômes là.)
C'est la jeunesse qui va mal, pas les gothiques. C'était juste le côté positif des tarés de punks londoniens des 70s à la base. 


Tellement de raccourcis à deux pesos dans ton discours.
Quand on t'écoutes, on a l'impression que le monde entier doit se plier à toi, tes expériences, et que tu détiens la sagesse.
Ce n'est pas vrai.

Ni toi, ni moi, ni personne ne détient la sagesse.
On a tous des chemins différents. On a tous des raisons différentes.
Ne rentre pas les gens dans des cases comme ça. S'il te plait.

Et tu veux la preuve que tu es aux fraises et que tu ne retiens que ce que tu veux d'un discours?
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "L'hôpital, ma bataille." : 

Bein non, on n' hospitalise pas pour une douleur au dos, c'est de la médecine de ville et pas de l'urgence. Bref les urgences n'étaient pas adaptées à la situation et tu as été mal prise en charge, ce qui est logique. Il aurait fallu te rendre chez ton médecin qui t'aurait prescrit, par exemple, des piqûres d'anti-inflammatoire. Des examens complémentaires. Et à l'imagerie, on décide ensuite s'il y a besoin d'une opération. Les urgences, c'est bon par exemple si tu te fais une fracture. 
Bien.
Et encore une fois:
Junkie Bird Pictures a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "L'hôpital, ma bataille." : 

C'est le médecin d'urgence qui m'a envoyé à l'hôpital parce que je ne pouvais pas me déplacer à moins qu'on me porte. J'ai pas choisi d'y aller, et les hôpitaux, si je peux les tenir loin de moi, en général je le fais. 


Voila.
Arrêtes de retenir seulement ce qui t'intéresses dans un discours.

Bref.
Du coup, sur l'article d'après, j'ai mis un petit mot pour toi Beatrick:
Hey.


Avant de commencer cet article je voudrais faire un petit aparté.

A la personne qui m'a laissé une demi douzaine de commentaires sur mes articles il y a peu (et à qui j'ai d'ailleurs répondu.) :

Que tu  apprécies mon blog est une chose, mais me définir par ce que je raconte sur mon ici= ahah. 
Je veux bien ton opinion, mais ne te permet en aucun cas de me juger comme si on était potes irl et de me sermonner comme si j'étais ta nièce de 12 ans. Bien à toi.


J'étais en colère.
Et après, j'avoue, j'ai trollé en mettant un gif parce que Beatrick, tu m'as dit :
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "De l'incroyable incident de la stupidité stupide." : 

J'adore ton blog ( je suis en train de le lire entièrement) à l'exception des gifs à deux balles.

Ce que je voulais te dire, c'est que tu perds beaucoup d'énergie pour juste des sombres cons, et ça ne sert à rien vu qu'un con reste toujours un con. Si ton amie fréquente des cons, c'est son affaire qu'elle a qu'à assumer seule. 

Avec les années (je trouve) on apprend éviter tout contact avec ce type de rebus de l'humanité. 


Non mais franchement.
Le coup sur les gifs, c'était méchant, et gratuit.
C'est mon blog quand même, j'en fais ce que je veux, je pense. 

Bref. 
J'ai mis cet aparté sur mon article, en ligne donc. En ne citant pas ton nom Beatrick, parce que ça me semblait quand même un peu rude de te pointer du doigt en disant "ahah, regardez Beatrick, et cherchez là dans les commentaires, elle a jugé ma famille, la salope."

J'ai dit que j'étais pas contente, et tes commentaire m'avaient parut déplacés. 
Voila. 

Suite à quoi, j'ai reçu dans ma boite mail deux commentaires: 

Un premier fort cordial:
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Le Pacs, l'amour pour les nuls, le bordel." : 

Beaucoup de conseils de bon sens là dedans, même s'ils font parfois découvrir l'eau tiède et que ce n'est pas toujours réalisable partout (question de goûts et de couleurs). 


Et un second, quand tu as du réaliser que c'était à toi que je m'adressais:
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Le Pacs, l'amour pour les nuls, le bordel." : 

C'est bien con de m'avoir laissé des commentaires dans les articles que je ne lirai jamais vu que je ne vais pas me retaper tout le blog pour ça et que je n'ai pas gardé un listing des commentaires que je t'ai laissé. Incroyable, je sais.

Tes gifs à deux balles sont tout moisi, c'est une réalité, si ça ne te convient pas, je m'en tamponne le coquillard, ça ne va pas m'empêcher de dire ce que j'ai envie de dire. Sache que c'est une évidence que tout le monde pense pareil et que si on ne te l'a pas déjà écrit, c'est parce que les gens sont faux-cul. 
...
Bref. 

Note que juste en ce moment même, là quand j'écris cet article tu me tapes un magnifique scandale parce que je ne réponds pas à tes commentaires douteux, et que là, han, bizarrement, sur ce commentaire, bah t'as pas envie de voir sir je t'ai répondu parce que, je cite "Incroyable, je n'ai pas gardé un listing des commentaires que je t'ai laissé."

Le changement de ton avec le premier commentaire est spectaculaire, et effectivement le vernis craque, et on passe d'une personne mesurée et tout en leçons à donner à quelqu'un de très excité et agressif, et c'est bien dommage. 
"Tout le monde pense que tes gifs à deux balles sont tout moisis, les gens sont des faux culs."

1 - Tout le monde?
Bordel, j'ai une communauté de fans qui va jusqu'au Canada (là où tu vis je crois bien) et qui trouves le temps d'échanger en dissertant sur mon bon usage des gifs.
Merci beaucoup mon coeur se réchauffe.

Je pense néanmoins que ce n'est pas le cas et que tu devrais cesser de parler à la place des gens, Beatrick.

2 - Les gens sont des faux culs.
Bah oui.
Continue à insulter mes lecteurs, j'adore.
C'est bien, tu voulais que je montre la vérité?
La vérité c'est que tu méprises tout le monde qui n'est pas de ton avis, même les lecteurs de ce blog qui ne t'on rien fait, et que tu les traites préventivement de faux culs sans les connaitre.
Habile.
Et diplomate.

Bref. Derechef.

Et le mieux, c'est que, j'ai vu ces commentaires sur ma BOITE MAIL.

Parce que sur le blog, il n'y avait rien.
Je sais pas si tu sais, mais quand on fait un blog, on a une page avec des statistiques, une pour la gestion des commentaires, une pour les commentaires non lus, etc, etc...
Et aucun de ces deux commentaires ne s'affichaient ni dans mon tableau de gestion du blog, ni dans le blog en lui même.
Et tu sais quoi?
Je ne modère même pas mes commentaires. Ils sont publiés directement.

Néanmoins, voyant que ça ne s'affichait nulle part, j'ai pensé que tu t'étais débinée. Et que tu avais effacé et le commentaire encourageant et le commentaire de rageux, pour ne pas passer pour une rageuse, justement.
Je crois que c'est toujours le cas.
Car comme tu le vois, les choses méchantes que tu peux dire, je les met bien ici au vu de tout le monde. Sans aucune honte ni aucune gêne.
C'est ce que tu voulais, réjouis toi, justice t'es faite.

Après tout ceci, j'ai eu du boulot (et oui) et j'ai pas écrit pendant quelques temps. Un mois et demie.
Et j'ai sorti un autre article.
Celui d'avant hier.

Un article dans lequel je sortais les tripes, toujours sans honte (parce que mieux vaut ne pas avoir honte de ce qu'on sort sur internet.)
Et auquel tu as répondu:
(très vite d'ailleurs, pour quelqu'un que tu traites en si pitoyable estime, j'ai l'air de te préoccuper.)
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Ceci est mon sang." : 

Euh... Bienvenue dans la vraie vie ? Tu crois que les cons, les autres (bref, tout le monde évidemment sauf toi qui est parfaite, tellement intègre et qui "vit ses rêves quitte à en mourir". Mais pas en silence bien sûr, en faisant un maximum de ouinage et en chiant un maximum à la face des autres quand, en arrivant à un âge avancé, on s'aperçoit que les rêves ne font pas vivre. Ca c'est un putain de scoop.

Mais qu'est ce que tu crois, que tu as le monopole de la souffrance et de la misère ? Que les autres n'en ont pas chié en ne "vivant pas leurs rêves" ?

Maintenant lève toi et marche. 
Par tout les dieux du Valhalla.
Qu'est-ce que j'ai rigolé.

"Tu crois que les cons, tout ce qui n'est pas toi".
C'est marrant. C'est exactement comme ça que tu te comportes.
Ta haine des gens, tu me l'as confirmée dans tes commentaires déjà, m'encourageant quand je disais que j'aimais pas les hippies, me disant que oui, on est bien à l'étranger parce que la France c'est naze.
Tu te permet d'insulter les lecteurs de ce blog, les gens malades, de traiter tout le monde de faux cul.

Et tu me prêtes donc ton discours.
J'applaudirais presque des deux mains si je ne riais pas si fort.

"Bienvenue dans la vraie vie."
Méwi.
T'as quel âge?
"Bienvenue dans la vraie vie, dit alors le grand père, en bourrant sa pipe de tabac, et en passant son pouce sur les rides de son front, qui avaient vu passer bien des hivers."
Bref.
Tu es une insupportable donneuse de leçon jubilant à l'idée de voir chuter les autres. Ma peine te fait bander. Et ça se voit.
"Haha, la salope qui m'avait dit qu'elle était pas d'accord avec moi est dans la merde! Bienvenue dans la vraie vie, sale pute!"
Je suis une meuf de 25 ans qui essaie de devenir photographe, et je suis donc apparemment un furoncle sur ton corps de déesse contre lequel tu as décidé de mener une guerre personnelle.
Bravo; maturité évidente.

Sinon, si je "ouine" (ce mot ne veut rien dire dans mon langage mais je suppose que ça vient du Quebec) et que je chie à la face des gens:
Ma grande, je ne t'oblige pas à venir sur mon blog.

Si, de manière tellement ouverte et imagée, tu m'as fait savoir que j'étais une personne que tu ne supportes pas, venir lire ce que j'écrit, c'est du masochisme, et je ne peux rien pour toi.
Remarque que je n'avais même pas cité ton nom, je n'ai pas insisté sur les commentaires que tu as fait disparaître, et concrètement, dans ma réalité, tu es JUSTE un nom dans un commentaire. Tu pourrais être n'importe qui, je m'en cogne.
C'est toi qui m'attache de l'importance.

Hum...
Quand au discours sur:
"LES REVES TU VOIS CA FAIT VIVRE PERSONNE, AHAHAH."
...
La théorie de la personne méchante et aigrie est donc confirmée, je pense.
C'est triste de se satisfaire d'autant de haine.
"J'ai raison, hinhinhin, les rêves n'existent pas."
Disney Villain Seal of approval.

Bienbienbien.
ce commentaire je l'ai reçu HIER.
Au milieu d'autres commentaires (que j'ai remercié en début d'article, coeur sur vos franges).
Et donc ce commentaire n'est JAMAIS apparut.
Jamais.

Donc j'ai cru qu'une fois encore, rattrapée par une sagesse que donc tu ne possèdes apparemment pas, tu te censurait, sachant que sur internet, c'est facile de dire n'importe quoi, et d'apparaitre comme un gros connard.
Sauf que non.
(ou alors tu fais des choses sans t'en rendre compte et c'est grave.)

Parce que ce matin, je reçoit ça:
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Ceci est mon sang." : 

Et lâche en plus, on fait disparaître la vérité qui dérange. Quel être admirable tu es, finalement tes écrits sont bien représentatifs et on récolte bien ce que l'on sème. CQFD 

Je rêve.
Je ne modère pas mes commentaires, (note, ces copiés collés viennent de ma boite mail, donc, où je reçoit même les commentaires effacés) et je me fais accuser de lâcheté.
Moult rires gras.

Une vérité qui dérange?
Mais quelle vérité, Beatrick?
Ta vérité?
La vérité qui dit que toi seule a raison? Que tu as vas insulter des gens que tu ne connais pas sur des blogs en te réjouissant de leur malheur, leur imposer ta réalité, ta vision des choses?
Il n'y a qu'une vérité, là:
Tu veux que je te parle.
Parce que avant que je te dise que j'étais pas d'accord avec toi, tu te frottais à ma main:
Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "De l'incroyable incident de la stupidité stupide." : 

J'adore ton blog ( je suis en train de le lire entièrement) à l'exception des gifs à deux balles.

Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Je travaille dans un collège (et c'est ma joie.)" : 

Passionnant, cet article ! 

Beatrick a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Once upon a time... A Disneyland." : 

Sympa de vous voir enfin en photo tous les deux ! Tu n'es pas du tout grosse... 

Etc, etc...
Et que dès que je t'ai dit que ce que tu me disais ne me plaisait pas, je suis devenue une connasse à qui il faut apprendre la vie.

Bravo.
La vérité Beatrick, c'est que tu es vexée.

On récolte ce que l'on sème, que tu dis.
Regarde toi.

Je n'ai pas fait disparaître tes commentaires.
Commentes tant que tu veux.
Vient m'expliquer à quel point j'ai tort, à quel point je suis un être pitoyable.

Je m'en fiche.
Tu as eu ce que tu voulais.
Tout le monde voit ce que tu m'as dit, et je t'assures que je peux prédire tes réactions, et ce que tu vas me dire encore, toute pleine de rage, dans les commentaires.
Je m'appuie sur les gens pour te donner tort, je suis pitoyable, je ne suis rien d'autre qu'une petite merde d'artiste raté, etc, etc...
Je t'en prie.
Je n'aime pas qu'une personne qui se cache derrière un pseudo internet me traite de lâche.
Mais maintenant c'est fini. Tu vas redevenir ce que tu étais avant. Un pseudo sur dans ma connexion internet.
Un rien dans ma réalité.

Tu voulais que je rétablisse la "vérité qui dérange".
Voila.
C'est rétabli.
Maintenant, rappelle toi que c'est toi qui voulait ça.

Mon admirable lâcheté t'embrasse néanmoins, et espère que tu vas te défaire de toute cette haine dirigée au hasard sur internet.

A jamais.

PS: "
Avec les années (je trouve) on apprend éviter tout contact avec ce type de rebus de l'humanité. "

samedi 1 novembre 2014

Ceci est mon sang.

Tais toi car tu ne sais rien. 
Le gamin de 19 ans qui donne des leçons de morale au nom de sa sublime insolence. Le végétarien qui te dis avec condescendance que bien manger n'est pas un luxe. L'adulte, et le vieux qui te reprochent de ne pas gagner au moins un smic. Le patron, l'agent pôle emploi qui considèrent qu'avec un diplôme en cinéma on a bien de la chance de travailler au mac do. 
Reconnaissez au moins votre ignorance.
Vous ne méritez pas l'existence. Les gens comme moi sont la chair sur laquelle vous bâtissez votre empire.Buvez, ceci est mon sang.

Leçons de morale d'adolescence?
Bon dieux, je vous en prie. Cessez. 
L'adolescence n'a aucune humilité. Je le sais, oh bon sang, je le sais, j'ai été tellement adolescente, tellement longtemps, trop longtemps et trop arrogante. Une sorte de contrepoids du vol de mon enfance. Tellement adolescente que vous m'auriez vomit. 
Et je sais que je ne savais rien. 
Tellement rien.

C'était facile, oh bordel que c'est facile.
C'est facile de se laisser le luxe de souffrir quand on est nourrit. C'est facile de donner des leçons quand on a un toit. 
La rage est facile quand on a une chambre, quand on a un paravent.

La vie, non, ce n'est pas ça.
La vie c'est être perdu. C'est n'avoir aucune assurance. Rien.
Faire des choix c'est les assumer quitte à en mourir.
J'ai choisit d'être photographe, de vivre de mes passions, quitte à en mourir. Ca tombe bien. Je suis tellement pauvre que je pourrais bientôt ronger la crasse entre mes ongles pour survivre. J’entraîne tout ce que j'aime dans ma chute par orgueil, parce que j'ai de l'espoir, pour vivre de ce que j'aime,  et là il n'y a pas de révolte, juste une rage contre un système qui me tue.Je veux juste vivre.
Et le seul romantisme que je pourrait avoir, là maintenant c'est de rester digne et de m'ouvrir les veines dans la baignoire afin de ne pas faire porter au roi le poids mort qu'est mon existence.
Mais je ne peux pas.
Parce que j'ai trois chats. Trois chats.
Trois gosses.
Qui comptent sur moi.
J'ai un compagnon.
Qui en crèverait.
Et putain, oui, que je voudrais avoir cette noblesse adolescente qui me permet de dire d'un ton péremptoire "je ferais ça plus tard, et sinon je mourrais essayant".
Je voudrais mourir.

Sales connards.

Végétarien condescendant qui t'explique comment te nourrir et vivre ta vie. Sans poids sur ma conscience.
Connards.
Mon poids sur ma conscience c'est l'humanité.
Je n'ai pas honte de manger mon égal, j'ai honte de faire partie de l'humanité.
Je n'ai pas honte de bouffer des animaux. Je ne me sens pas coupable des abattoirs, je ne me sens pas responsable des holocaustes animalières quotidiennes. Je ne me sens pas humaine. Je me sens animale et je pleure pour mes frères et soeurs morts sans respect de leur âme, sans personne pour les remercie de donner leur vie pour la mienne.
Je ne porte aucune culpabilité.
Je porte le poids des erreurs des moutons qui forment l'humanité. Ma génération porte tellement fort le poids de toutes celles d'avant que j'ai arrêté de me sentir coupable.
On paie pour la guerre, pour le racisme, pour la politique, pour le gâchis de l'éducation, pour le changement désastreux de monnaie, pour une dette qui nous oblige à payer de notre sang la vie de tout les gens de plus de trente ans.
Et vous voudriez que je culpabilise? 

Manger est un luxe.
Et en ce qui me concerne, la santé, l'arrêt de la douleur est un luxe.
Alors "bien manger sans se sentir coupable", foutez vous le au cul.
Je n'ai aucune culpabilité.
L'industrie du lait, l'industrie de la viande, les monstruosités, la douleur constante, les cris que vous entendez dans vos têtes. Faites les taire si vous voulez. Renversez le gouvernement et l'ordre établi plutôt que de partager des recettes.
Laissez moi survivre avec 10 steaks dégueulasses pour 3 euros 50 parce que ça coûtera toujours moins cher que des légumes, et que c'est vrai.
Vous n'avez qu'à changer les choses, renverser la politique, plutôt que d'aller emmerder les pauvres.
Je mange ce que je veux parce que c'est mon SEUL plaisir. Mon SEUL loisir. Et je vous emmerde. Vous et votre conscience boiteuse.
Étouffez vous dans la culpabilité.
(je dirais bien que tout ceci ne s'adresse pas au végans et végés que j'ai comme amis, mais là concrètement, si ils sont mes amis, ils ne le prendront pas mal, et sinon tant pis. Braves gens, je désire une apocalypse. Ou une mort douce. Si vous ne "m'aimez" plus, tant mieux. On ne pleure pas ceux qui nous contrarient. )


L'adulte? Le vieux qui ne comprend pas?
Je t'emmerde.
Je t'emmerde parce que tout ça c'est de ta faute.
Tu as autorisé une société où l'ambition du bonheur se paie par la misère, où l'amour s'appelle "baise au 81212", où les études se remboursent toute une vie, et où les jeunes à l'intelligence décalée sont fourrés à coup de cachetons.
Oh, inutile de le nier. J'ai travaillé dans un collège. J'y ai vu l'enfer d'un broyeur. Moi qui aime les gamins ait été obligée de punir des gosses que leurs parents détestent. Des gosses sans avenirs et sans amour.
Adultes, vous avez niqué notre futur.
Vous n'avez aucune ambition, et vous souillez la notre.
Je vous hait.
Vos avez passé votre vie à délaver mes rêves.
Ils sont la seule chose que je garde contre moi.
J'ai testé. je me suis lancé.
Oh, peut-être que ça va décoller. Peut-être.
Ou peut-être je vais me tuer. Parce que sans eux, je ne suis rien. Et que vivre, construire une vie, sans être soi, c'est pire que l'enfer.
Je n'ai droit à rien.
Je n'ai droit à aucune aide, aucune considération. Mon corps est en miette. Mon matériel meurt.
Je voudrais vous emporter dans la tombe avec moi.
Je vous déteste.
Vos. Vos politiques. Vos plans sociaux. Vos éducateurs qui ont oublié ce qu'enfant voulait dire.
Vos et vos rêves morts.
Je voudrai vous tuer.
Non. je ne gagne pas de Smic. Non. J'ai tellement de dettes pendant tellement d'années à venir parce que j'ai cru en mes rêves que je vous ai vendu mon âme. Je ne vendrai pas mon corps à votre société.
Je vous vomis.


Le patron? Pôle emploi?
Je mangerai vos corps.
Vous n'êtes même pas de mon espèce.
Il n'y a aucune bête avec laquelle vous comparer. Même les fourmis prennent soins de leurs pucerons. Vous nous tuez car nous sommes interchangeables.
Nous ne sommes rien.
Qu'une distraction dans votre avancement sur une échelle sociale illusoire.
Vous n'avez aucun pouvoir. Vous le savez. Vous nous tuez.
Je ne vous hait pas.
J'ai pitié de vous.
Tellement pitié.

Et c'est tous ces gens là? Tous ces gens qui veulent me donner des leçons? Me cataloguer? M'épingler? M'apprendre à vivre?
Taisez vous.
Taisez vous parce que vous ne savez rien.

Certains savent.
Certains ont passé une vie entière à hurler.
Certains se débattent pour voir la lumière. Elle est au bout des ongles, réchauffe la pulpe des doigts, mais impossible de l'atteindre. Rage. frustration. Épuisement.
Vivre.
Je voudrais vivre.

Je fais mes propres choix.
Je choisis si je veux en mourir.
Oh non ce ne sont pas des paroles en l'air. Je ne me rangerai pas. Je ne ferai aucune concession. Aucune alternative.
Je trouverai un foyer à mes chats.
J'essaierai juste de ne pas faire souffrir mon Roi.
Je ne suis pas une écorchée. Je ne suis pas folle. C'est les autres qui sont tièdes. Les autres qui acceptent de vivre une demi vie de servitude. Faites en ce que vous voulez.
Mais cessez de juger mon existence.

Quand aux autres...
Continuez à hurler.
Débattez vous.
Griffez les murs.
Hurlez.

Que je vous entende...

jeudi 25 septembre 2014

Le Pacs, l'amour pour les nuls, le bordel.


Hey.


Avant de commencer cet article je voudrais faire un petit aparté.

A la personne qui m'a laissé une demi douzaine de commentaires sur mes articles il y a peu (et à qui j'ai d'ailleurs répondu.) :

Que tu  apprécies mon blog est une chose, mais me définir par ce que je raconte sur mon ici= ahah. 
Je veux bien ton opinion, mais ne te permet en aucun cas de me juger comme si on était potes irl et de me sermonner comme si j'étais ta nièce de 12 ans. Bien à toi.

Et aussi

Je met des gifs à la con si je veux.
Rien que pour toi : chicken dance.


:
Bien.Contrairement à ces débuts un peu froids, nous allons ici parler d'amûûûûûr.
(je sais que je fais régulièrement des apartés pour les gens qui commentent mais sinon j'ai aucune certitude que ça soit lu. Voila. des bisous je vous aime.)

Donc, je me suis pacsée il y a quelques jours.
(une semaine en fait je crois. je ne sais plus. Dieux que les jours s'écoulent vite quand on s'amuse.)
(ou quand on soigne son trop plein de fatigue à glander devant Arte.)
(je regarde Arte, ouaih, je vous emmerde. En replay même. TV is for movies. )

Et c'était...
Hum...
C'était...

RAH putain c'était fatiguant, et si je compte la dose d'épuisement d'un Pacs fait à l'arrache je veux même pas savoir pour un mariage préparé des mois à l'avance...

Voila.
Nous après le Pacs.
Meh.

Alors.
Le jour dit (un vendredi il me semble), tout guillerets, voila t'y pas qu'on se lève, avec la tête un peu dans l'cul vu qu'on avait pas dormir de la nuit à cause de l'anticipation.
(n'ayant aucune confiance dans les institutions juridiques, j'ai rêvé toute la nuit qu'on nous disait que c'était pas bon, et qu'il fallait rentrer chez nous refaire les papiers.)

On se lève et on met 4 plombes à s'habiller.
Parce que, tels Gomez et Morticia, on allait pas y aller habillés en ploucs.

Donc on est partis en avance pour.
Hum.
Faire des photocopies.

...
Oui non mais faire les photocopies des cartes d'identités à l'avance, c'est pour les faible, hein.
*se racle la gorge*
Bref.

On est donc partis, bras dessus et bras dessous, en faisant se poiler la race des passants.
Non parce que je suis grande et que le Roi est de taille normale. Alors je le dépasse de quelques centimètres et les gens trouvent ça hilarant.
Je devrais m'installer comme amuseur public.
(d'ailleurs une autre preuve que les gens n'ont aucune retenue, les ptit malins qui me trouvent super exotique et qui me prennent en photo dans Dobor font bien de courir vite... C'est un conseil...)

Et comme on était partis bien en avance quand même, le temps de faire tout le chemin à pied n'a rien changé, et on s'est retrouvés au tribunal avec une demi heure d'avance.

On a attendu.
On était prêts.

Ah, oui, au fait, pour les naïfs (dont certains de mes amis) qui croient avec une touchante innocence que les pacs se font à la mairie:
NON.

Ils ont lieu dans un placard, dans un placard.

Rectification:
Dans un placard au tribunal d'instance.
Qui est donc un placard administratif, planqué au fin fond de la ville.

Allez, je suis mauvaise langue, y'a quand même un portique de sécurité.
(qui sert sans doute à empêcher les mécontent d'aller braquer le placard.)
Et que je n'aime pas passer parce que je porte mon poids en métal rien que sur les mains et que donc ça sonne toujours.
Néanmoins, là, le vigile n'a pas essayé de me fouiller vu que je ne portais rien d'autre qu'une robe très courte avec des collants, à part mater dans mes boobs, y'avait peu de chance que je porte une arme. Même un couteau suisse.
Et ça s'fait ptètre pas de fouiller les gens qui vont unir leurs actes de naissance pour la vie, je ne sais...
(j'ai de drôles de notions des bienséances mais il me semble quand même que ça ne se fait pas.)

Et donc, oui, ça se fait au tribunal.
Genre, dans l'administration.
( = en enfer.)

Parce que tout ces gens là, les peydeys et les zomosessuelles du gazon, on va pas les amener à s'unir à vie à la mairie, oh!
Tu déconnes ou quoi.
Ca va se savoir sinon.
(l'es fou lui.)

Ah, et quand je dis au tribunal d'instance, c'est à dire que concrètement, même le "vrai" tribunal jugeait pas ça assez important pour installer le pacs dans ses locaux, et la personne qui t'uni avec ton/ta pacsé-e, c'est le greffier.
Voila.

Je réclame pas un haut gradé à corps et à cris pour ma petite personne, mais face au flonflon des mariages dans les mairies, tu m'étonnes que ça énerve un peu. Et franchement  quand j'ai vu OU on a été cliqués pour la vie (oui je vais y revenir très vite) je comprends UN PEU que les homosexuels aient un voulu changer parce que pas glop.

Bref.
Alors que nous appréciions dans une ambiance pas romantique pour un sou (mais on s'en foutait on était niais) le fait de s'être fait fouiller avant de se Pacser (romantiiiisme) y'a un monsieur qui est venu se plaindre pour la tutelle de sa mère.
Sordiiiiiiiiide.

Hu.
Le couple avant nous (on a croisé trois autres couples, que des hétéros, dis donc. Mort aux clichés!!) est parti avec leurs deux copains qui étaient venu faire les "témoins" (et qui n'avaient donc pas la place de tenir dans le bureau du greffier.) et ça a été à notre tour.

*émotion*


Séparti.

On est donc entré dans le bureau de la greffier, une femme au demeurant charmante.

Et donc, le bureau avait la largeur d'un bureau.
...
Le bureau (la pièce) avait la largeur d'un bureau (le meuble).
C'est à dire que concrètement, il faisait 2m50 de long sur 1m70 de large.

C'était misérable.
M'enfin la greffier était gentille, et elle nous accueilli avec le sourire.

Là on lui a donné les papiers qu'on s'était fait suer à recopier.
Puis elle a vérifié nos identités sur la base de donnée française.
Elle a cliqué.

"Voilà, vous êtes Pacsés."

Moment d'émotion mêlé de WTF.

Je m'attendais plus trop à grand chose, mais bon.
Clic, quoi.

Déception.

Enfin bref, on est ressortis contents.
On était Pacsés, et unis pour la vie que même que sur nos certificats de naissance ça se voit qu'on est ensemble.


Ouh yeah.


Puis on est rentré chez nous plein de joie et de bonheur, et comme le soir on était invités à bouffer pour fêter ça avec& la famille, je me suis couchée, et j'ai fait 3 heures de sieste.
Dans ma robe.
Yeah.

N'empêche qu'on vienne pas me rebattre les oreilles avec le mariage pour tous que "les peydeys ils peuvent se pacser qu'il nous fassent pas chier" parce que je vais leur faire visiter le placard où j'ai eu l'insigne honneur de voir mon nom uni à celui de l'homme de ma vie.
Pour voir.

C'était misérable, et c'est normal que les gens qui s'aiment aient droit à mieux.

Bref, après ma sieste, week-end épuisant à base de "je n'arrête pas de travailler et de faire des shootings photos mais je trouve le temps de me pacser et d'organiser des soirées qui se finissent à 6h du mat."
Je dodo.
Fatigue.
(bon là ça va mieux sauf que non en fait parce que j'ai fait mon site internet de mon projet photo et puis j'ai lancé les retouches photoshop, puis j'ai commencé la boutique de mes photos, et puis après j'ai travaillé encore. Et j'ai découvert Mass Effect. Aussi. Erreur fatale.)
(je veux faire des bisous à la jolie dame bleue.)

Bref.
Depuis le Pacs, concrètement, qu'est-ce qui a changé.
Rien.

On est toujours stupides.


On est heureux et amoureux.
Mais ça ça fait deux ans qu'on est niais comme ça.

On va se marier un jour.
Faire des gosses.
Déménager en Finlande.

Et on sera pareillement niais.
Et amoureux toujours.

Et je ne dis pas ça sous forme de voeux pieux.
Je dis ça parce que je sais que quoi qu'il arrive, nous serons dans cet état toute la vie. Et peut-être même après, avec un minimum de chance.

Pourquoi je le sais?

C'est là que s'ouvre mon chapitre sur "comment que ça tient bien l'amour."
Je veux bien qu'on me serine le cul sur le fait qu'on est bien mignon tout les deux mais que, olalah, c'est fou que ça tienne comme ça, patati.
Ca tient parce qu'on a fait un pacte de sang consacré par le Diable.
(non.)

Donc:
Comment que mon couple ça tient avec de l'acier trempé et comment que un couple ça peut marcher bien.
(vous êtes pas obligés de suivre mes conseils, hein, je suis pas Le Docteur de l'Amour, hein. Mais comme on me demande, moi je réponds.)
(Ces conseils sont à mon humble avis applicable dans le cadre d'un couple de 20 à environs 40 piges sans gamins.)
(je ne suis pas habilitée à filer des conseils pour une crise de la cinquantaine, avec tout ce que ça implique, ni à dire ce que doit être un couple AVEC un lardon, parce que ça me terrifie moi-même.)


Règle numéro 1 : sentir que c'est LE/LA Bon-ne.

Alors ça peut paraître débile comme conseil.
Mais c'est sans doute le plus important.

Sondez vous (pas trop profond pour ne pas endommager votre colon) et vous devez être sûr à 100% que c'est la personne avec qui vous allez finir.

Dans l'idée, un petit test:
Prenez votre idole absolue, l'homme ou la femme de vos rêves (genre Angelina jolie (comme je vous comprends <3) ou son Brad-Mari. Ou des gens comme, au hasard Anthony Hopkins, hein, je dis ça je dis rien.) et imaginez vous à un moment, avoir le choix entre votre partenaire, là, en caleçon sur le canap à manger des doritos, et votre idole qui (dans un accès de lucidité sans doute, car vous êtes une personne extraordinaire) (dites-moi si j'en fait trop) aurait décidé de vous demander votre main.

Votre amour mental absolu ou votre partenaire.

Et bien voila, si vous hésitez une demi seconde, c'est que votre partenaire n'est pas le bon, et que vous pouvez retourner quêter pour en chercher un autre.
Tampis.
(non parce que les chances que vous vous mariiez avec Anthony Hopkins sont maigres, mais ce test est excellent.)

Mon ex, je savais que c'était pas l'amour de ma vie.
Donc c'était pas trop trop grave à la limite.
Mais le Roi je l'échangerai même pas contre DEUX Anthony Hopkins.

Parce qu'il est parfait pour moi.
Je sais que je ne trouverais JAMAIS mieux dans ma vie. Et que je ne pourrais pas aimer plus quelqu'un.

Il faut être sûr.
sur au point de pouvoir marcher dans les flammes sur la foi de votre amour commun. Et ça veut aussi dire être sûr jusqu'au sang de l'amour de l'autre pour vous.
Et si au bout de plus d'un an, vous n'êtes pas sûr, c'est que c'est mal barré.
C'est difficile d'engager une vie commune sur de l'incertitude.

Règle numéro 2 : connaissez l'autre comme votre poche.



Il est parfaitement impossible de connaitre totalement une personne (et on ne se connait même pas totalement soi-même ou alors ça exigerait une psychanalyse constante, et honnêtement, même moi j'ai arrêté, c'est fatiguant.) donc vous ne prenez aucun risque de ne pas préserver la part de mystère.

Il ne s'agit pas de tout dire ni ne faire l'inquisiteur dans la vie de l'autre.
Mais d'être suffisamment intéressé pour pouvoir anticiper les envies de votre partenaire, et pour pouvoir lui faire plaisir.
Et si vos envies diffèrent, jouer la carte du 50/50 quitte à tenir des listes:
Aujourd’hui on a fait un truc que tu aimes, demain, c'est mon tour.
Et il faut vous intéresser SINCÈREMENT aux goûts de votre partenaire sinon c'est même pas la peine.

Ca vaut pour tout.

La musique.
(ce qui est très très important en fait.)
La musique c'est l'âme d'une personne. ce qui la touche, ce qui la détends. il est très important que chacun puisse avoir son espace musical.
Et si vous aimez tout les deux la même musique: amen.

Les sorties.
Moi par exemple j'aime aller voir des animaux.
Mew, lui il aime bien aller dans des ptit bars, ou des festoches à thèmes, genre week ends médiévaux.
Donc c'est chacun son tour.
On voit ses amis quand on peut, on voit aussi les miens quand on peut.
Et on essaie de contenter tout le monde.

Les films.
(et j'en parlerai après.)

C'est très important que PERSONNE dans votre couple ne développe de frustration.
C'est la frustration qui détruit le couple.

Donc, connaissez l'autre, faites vous plaisir ensemble, et laissez tout le monde s'exprimer, surtout.

Règle numéro 3 : Regardez des films!! 

Le film, c'est la soirée au coin du feu moderne, et en moins chiant.
Le film c'est le truc cool qui fait plaisir.
Et c'est une mini aventure à chaque fois.

Et surtout:
Si l'autre vous propose des films qui ne sont pas du tout dans votre "zone de confort" cinématographique: surtout dites oui.
Déjà parce que la culture cinématographique est importante, que la découverte est importante, et que le monde du cinéma est tellement dense et vaste que de propositions en propositions, vous trouverez forcément des films qui vous plaisent.

Nous on s’astreint à environs 5 films par semaine. Nouveaux ou pas.
Et au moins deux sorties ciné par mois (oui d'accord que là, il faut avoir la thune, mais y'a plein de moyens d'avoir des réducs et vous pouvez emporter un paquet d'Haribo acheté au Lidl avec vous pour pas acheter des pop corns super chers.).

Le truc c'est que les films, après, on peut en discuter, dire pourquoi on les a aimé (ou pourquoi vous pensez que "Intouchables" est une bouse intergalactique mal filmée, mal cadrée et qui sent fort ), ça donne des idées pour d'autres films, ça fait rêver, et ça sort la tête des problèmes.
Et ça, c'est cool.

Les films c'est un truc important dans un couple.

Règle numéro 4 : Faites des concessions


Madame pinguin a abandonné l'idée que monsieur pinguin
mange lentement.
C'est la vie, se dit madame pinguin en reprenant délicatement
une bouchée de salade, mais Ernest sont mari vaut bien
ça.
(j'adore ce gif au passage.)
(en réalité je suis monsieur pinguin. )

C'est le truc chiant du couple.

Tout le monde fait des concessions tout le temps.
J'en fais, le Roi en fait, même nos chats en font.

Quand vous ne faites pas de concessions c'est pas que vous êtes sur la même longueur d'onde absolue, c'est qu'en réalité l'autre souffre en silence.
Je dis pas ça pour vous foutre le blues, c'est la réalité.

Il faut savoir se regarder en face, bien dans les yeux et se dire:
"Est-ce que quelque chose dans mon attitude, dans mon comportement, gène mon partenaire, et peut le faire souffrir à la longue? Qu'est-ce que je peux faire pour le rendre plus à l'aise?"

Dites vous qu'en face, l'autre fait des efforts pour votre petite gueule, donc vous devez en faire autant, voir plus pour lui.
Il y a en face de vous une personne qui vous aime au point d'en bousiller sa zone de confort (ce qui est en ce qui me concerne une des choses les plus importantes du monde devant même les tartines à l'avocat et les films de Peter Jackson.) et ça, ça mérite que vous vous bougiez le derche en pleurant de reconnaissance.

Aucun être n'est parfait.
Vous n'êtes pas parfait.
Et si ça se trouve, vous êtes p't'être même un putain d'emmerdeur ou une belle chieuse sans le savoir.
Faites en sorte que l'autre soit aussi heureux que vous voulez l'être et dans un couple en aucun cas le bonheur ne doit être au dépends de l'un des deux.
Si vous pensez passer votre vie à faire plaisir à votre partenaire, il en fait de même pour vous.

Il n'est pas question de fierté, ou d'ego.
Jamais.

De toute façon, si vous pensez que vous "rabaisser" à découvrir votre égo devant votre partenaire vous est préjudiciable, c'est que votre relation est vouée à l'échec.
Vous devez être capable de vous effacer devant le bonheur de l'autre.
Et c'est valable pour tout le monde.
Si chacun de vous deux fait passer le bonheur de l'autre avant lui-même, c'est gagné.

Faire des concessions, c'est le quotidien d'un couple.
Il ne s'agit pas de s'oublier devant l'autre, mais de deux individus qui se protègent mutuellement.
Vous avez dans les mains le bonheur d'une personne qui vous aime.
C'est une putain de responsabilité.

(navré pour ce passage moralisateur, c'est une leçon que j'ai apprise d'une manière pas jolie. Donc je ne prendrait pas de gants avec.)


Règle numéro 5 - Faites des projets


Oui, facile à dire comme ça.

Mais le but du projet c'est quand même d'avoir un truc qui enthousiasme les deux parties du couple, et dont on peut parler avant, pendant et après sa réalisation.

Ca peut être n'importe quoi.

Prendre un appart en commun, aller visiter un endroit, prendre un animal ensemble, préparer un évènement un peu sympa, prendre des cours de macramé, aller camper...
N'importe quoi.

Mais le but c'est que ça vous rapproche. Pas que ça soit sujet à des engueulos perpétuels.
Si l'un d'entre vous n'est pas à l'aise avec le projet, ça va mal se finir.

Et ce n'est pas obligé que ce soit un projet important, mais que vous soyez contents à l'idée de le lancer. Que vous ayez quelque chose à regarder quand vous pensez à votre futur de couple.
Parce que le présent c'est très bien, mais c'est aussi sécurisant pour tout le monde de se dire que demain ou dans six mois on va être capable de faire quelque chose tout les deux.
Ca fait du bien au moral.

Et si votre partner in crime a lui aussi des projets: intéressez vous.
Demandez lui, montrez de l'intérêt pour sa vie. (sans être intrusif et lui braquer la lumière dans la face non plus hein, on est pas au KGB...)

Règle numéro 6 : Vivez pour vous même.



Un couple.

Oui.

C'est deux individus qui décident d'être liés ensemble.
Deux INDIVIDUS.

Un couple ne peut réellement fonctionner que s'il s'agit de deux individus distinct qui ont chacun une vie propre avant d'embarquer l'autre dans leur délire personnel.
Il vaut largement mieux pouvoir vivre par soi-même avant de vivre à deux.

Et par ne vivre par soi-même j'entends :
Etre tout à fait capable d'être heureux et équilibré dans sa tête dans la solitude.
Il ne s'agit pas de clamer à la face du monde que tout va bien quand on est seul, il s'agit d'être serein avec soi-même.

Parce qu'au final, le but d'un couple, c'est d'apporter le bonheur. Et c'est un peu difficile quand le couple tient sur des bases merdiques.
Je comprends qu'on se raccroche à l'autre quand ça ne va pas, et ça peut donner des couples extraordinaire, mais il faut que le couple encourage chacun des individus à son développement personnel.
Le bonheur est une affaire personnelle. Vous seul pouvez savoir quand vous êtes vraiment heureux et les chemins nécessaires à votre bonheur.
Et si votre couple ne vous apporte aucun épanouissement personnel, c'est qu'il faut changer de méthode.

(Dans le même ordre d'idée, demandez vous, quand au même, au hasard d'un soir de méditation devant des pâtes au fromage, si vous aidez l'autre à s'épanouir... )

Du coup:
Faites vos activités aussi de votre côté.
Et c'est ok.

Vous avez chacun une vie, et vous êtes des individus différents. Vous avez le droit de ne pas faire les même choses et c'est ok.
Et c'est même mieux.
Sinon au final vous n'aurez plus rien à vous raconter.

Et en ce qui me concerne, si je n'ai pas mes deux heures de solitude perso quotidiennes, je deviens méchante.
et le Roi n'y es pour rien.

Foutez vous un peu la paix.
Vous avez le droit d'être peinard, l'autre aussi.
Si aucun de vous n'est capable de faire un peu d'introspection de temps en temps, le couple est caduque parce que personne ne sait où il en est, et c'est mauvais.

Vivez pour vous même, vous vivrez mieux à deux.

Règle numéro 7 : Apprenez à pardonner 



On fait tous de la merde.
vraiment.
Même vous.

Alors le but c'est pas d'être neuneu.
A vous de voir où est-ce que vous posez les limites du pardon.
Que peut-être que la tromperie, vous ne pourrez pas la pardonner, mais les trucs pas cools dits sous la colère, si.

Vous avez le droit d'être en colère, mais parfois, il faut aussi se laisser aller au pardon.
Il faut pardonner comme l'autre peut vous pardonner.
Et si l'autre ne vous pardonne pas, il faut aussi savoir pourquoi.

Et quand je dis pardonner c'est:
Rayer définitivement le dossier, pour toujours et ne jamais le ressortir. Case closed.
Aucun couple ne peut se construire en traînant 50 kilos de valises de choses non pardonnées et ressorties à TOUTES LES FRAKINGS DISPUTES.
Arrêtez de créer un casier à votre partenaire.
(et par là même peut-être qu'il oubliera le vôtre.)

Ce qui nous amène directement à :

Règle numéro 8 : Lâchez prise.

Humour.
*se balance sur sa chaise de traumatisme putain d'épisode de merde
Moffat je te hais*
Il y a des choses qui ne sont pas importantes.
Sérieusement.

Un couple, c'est deux zones de confort qui se tapent dedans, ok.
Mais vraiment, il y a des choses qui ne sont pas importantes.

Des trucs comme la cuvette baissée ou relevée, c'est pas important.
Si l'autre ne veut pas faire un truc, prenez le par le cul, et faites lui faire, mais ça ne sert à rien de s'énerver parce que putain, des fois, personne n'a envie de changer la litière. 
(situation vécue. et encore la Furry Family ne pue pas du derche plus que de raison, donc ça va.)

Et lâchez prise sur d'autres choses.
Si l'autre n'est pas bien disposé là dessuite, il le sera bientôt.
Tout ce qui vous est dit ,n'est pas personnel.
Adaptez vous, et n'obligez pas toutes les situation à se tordre à votre bon vouloir parce que vous ferez un ulcère d'ici deux ans.

Il faut faire la part des choses entre le truc qui n'est pas tolérable et la broutille.
Il faut arrêter de se faire mal.
Occupez votre cerveau à autre chose, et dites vous que au final, vous n'avez le contrôle sur rien d'autre dans l'univers que, plus ou moins, décider quand fermer la porte de votre appartement, ou quelle sera la couleur de la tasse dans laquelle vous boirez votre thé aujourd'hui.
Le reste vous échappe et vous échappera toute votre vie. 
Déstressez.

Dans le même ordre d'idée, et ça ne regarde que moi mais ma vie va beaucoup mieux depuis que j'observe cette règle:
Ne criez jamais.

Déjà parce qu'on explique beaucoup mieux les choses sans crier, surtout quand on est en colère. 
Que les cris entraînent les cris et l'hystérie collective.
Que les cris sont une agression.

Mais qu'en plus de ça : le cri est un aveu de faiblesse.
Celui qui crie a perdu.
(règle numéro 1 que l'on apprends quand on s'occupe de gosses. et ça marche aussi tellement avec les adultes. )

On ne règle jamais une dispute en se gueulant dessus.
Et en agressant quelqu'un.
En plus si vous criez sur votre partenaire vous pouvez aussi bien lui taper dessus. Le cri est une agression, point barre.
Il s'agit de plier l'autre à sa volonté, on en vient très vite à celui qui hurle le plus fort, voire aux mains (ce qui est pas mieux) ou alors l'autre va se recroqueviller traumatisé dans son coin et il n'en sortira rien de bon quoi qu'il arrive.

Règle numéro 9 : changez vos habitudes et aménagez l'effet de surprise.



Party hard

Faites des trucs spontanés.

Ne restez pas toujours dans votre putain de zone de confort.
De toute façon, à partir du moment où vous êtes en couple, dites vous que des choses vont changer, donc ne geignez pas.

Proposez des trucs.
Proposez des sorties, proposez de vous enduire de chantilly, proposez de jouer à des choses, même à la marelle, proposez!
Et dites oui quand on vous propose.

Soyez ouverts d'esprits.
(et d'ailleurs si ça vous chante, bande de canaillous.)

Ou alors ne demandez pas et faites.
Des cadeaux, une séance photo improvisée où vous vous amusez (même avec un lumix pourrit, hein, j'm'en fous), faites des plats exotiques,réservez un restau (j'ai faim, ne me jugez pas), préparez un strip tease (bonjour les garçons, sachez que ça s'applique aussi à vous.), démerdez vous.

De temps en temps, il faut un peu se bouger.
Si vous vous ennuyez, dites vous que l'autre aussi, et plutôt que d'attendre que l'autre bouge, bougez!
Vous avez aussi les putains de commande de votre vie, hein, n'attendez pas toujours que tout vienne de l'autre, si ça se trouve il attend pareil et vous vous momifierez dans votre ennui.

Pour les cas d'ennuis extrême je propose le visionnage de Doom, Double Dragon, Conan le barbare et/ou Beowulf avec Christophe "hehehe" Lambert et quelques verres de votre alcool préféré dans le pif.

La dernière fois on a finit à poil dans la salle de bain à faire des selfies en se marrant comme des baleines.
(ou vous pouvez vous lancer dans une partie de bataille endiablée, je ne vous juge pas.)
(sinon: cinéma.)
(toujours. Movies are solutions.)


Règle numéro 10 : Aimez vous, et soyez en conscients.


Ca peut paraître un conseil à la con.
Mais ça peut aussi résoudre pas mal de vos emmerdes.

A un moment il faut arrêter de se prendre la tête, et faire confiance.
Un couple qui n'est pas basé sur de la confiance, dans lesquels vous fouillez les affaires les uns des autres est un couple qui ne peut pas fonctionner en cas de coup dur.

Et la confiance est un choix.
On a le choix de lâcher prise (cf au dessus, dites moi si je me répète) et de se confier entièrement à l'autre.
Mais sachez que si vous n'avez pas confiance, l'autre ne peut pas en avoir non plus.
Parce qu'on ne peut pas se confier à quelqu'un qui se méfie de vous.

Si vous aimez, que vous êtes aimé, soyez en conscient, et arrêter de toujours le remettre en question.
remettre en question un amour donné ne fait que le fragiliser.
Et lui enlève sa valeur.

L'amour existe et n'a pas à être prouvé toutes les dix minutes.
L'amour est là, et il ne peut s'épanouir que si on l'entretient et qu'on lui fiche la paix aussi.
Pas si on le branche sur respirateur et qu'on lui checke le pouls toutes les cinq secondes.

Soyez conscient de votre amour et de celui qu'on vous donne et laissez l'idée de la tranquillité et de la PUTAIN DE CHANCE TA MÈRE d'un amour partagé vous envahir et profitez.
Putain, profitez.
Respirez.
Et c'est bon.
Vous avez le droit aussi de vous reposer.
Vous êtes deux.
Tout va bien.



Ps: dans le cas de mes lecteurs n'étant pas en couple, je m'excuse de l'immensité de cet article sur le couple. voila.
Dans le cas de mes lecteurs en couple, ce sont des conseils que j'ai appliqué à moi-même et qui m'ont aidé à mieux vivre, à vous de voir ce que vous voulez prendre. mais il s'agit surtout d'arrêter de se faire du mal.
Je vous aime, faites attention à vous.


PPS: j'ai commencé cet article depuis 5 jours tellement j'ai pas le temps et que je bosse.Rien que pour vous: le facebook du projet photo sur lequel je sue sang et eau. Site internet prévu dans 5 jours. Voila.




mercredi 10 septembre 2014

Je me Pacse dans deux jours.



Coucou vous.

Déjà je voudrais remercier avec la plus grande des chaleurs les gens qui ont commenté sur mon dernier article.
Je cherchais un moyen de vous remercier pour votre gentillesse et votre sincérité, et j'ai envie de dire à tous ceux qui passent par ici à quel point vos commentaires m'ont fait plaisir et m'ont touché.
Et je suis contente d'avoir de tels lecteurs. Si jamais mes articles ont pu vous aider un tant sois peu, à voir la vie sous un angle pas trop dégueulasse ou à relativiser certaines choses, mon travail sur cette Terre est déjà bien entamé.
N'oubliez pas: même les weirdos ont le droit de s'aimer. On peut être heureux avec soi-même.
(à moins de tuer et manger des enfants ou de brutaliser des chatons, mais je vous laisse avec votre conscience, hein...)

Je vous offre un motivationnal Doctor:

<3


Bien.
Alors, je n'ai pas écrit depuis Aout.
C'est mal.
Je dirais pour ma défense que depuis que je me suis installée en tant que photographe, je bosse comme une malade (j'ai pas de week ends et encore moins de congés payés) et j'ai commencé une série qui me booke mon planning tout les jours jusqu'approximativement le 27 octobre, à raison de huit à dix heures par jour.
Alors, chuis contente.
Mais j'ai mal.
(hier j'ai redécouvert l'incroyable fait de passer 4 heures dans le canapé à faire rien. c'était bien. mais je me suis sentie fort fort coupable. )

Bref on s'en fout.
Vendredi, je me Pacse.

Voilavoila.
Alors je suis très très contente, et en même temps très très déboussolée  et en même temps je l'ai pas vu venir, alors quand on s'est rendu compte avec le Roi qu'on allait se Pacser, ça a fait bizarre.

...
Oui, non, on ne l'a pas vu venir.

Je m'explique.

Mew z'et moi, on a toujours été relativement spontanés dans nos agissements.
Genre un jour, après 4 petit mois tout improbables de vie communes en mode "tu habites à deux heures de bagnoles et c'est long mais on va faire avec" il a raté un examen à son travail et ledit travail a décidé de le muter dans Dobor à un poste à 150 mètres de ma maison.
"Bah, habitons ensemble", qu'on s'est dit, sans chercher plus loin la complication "gnan mais ssa fé pa lontem kon é ensebl, ssa va pa marsher."

On est des gens spontanés.

Et tout le temps comme ça.
"Partons en Belgique."
Un mois après, on mangeait des gaufres à Bruxelles.

"Londres?" "Londres."
Un mois après on se roulait dans les vapeurs de méthanes londoniennes.

C'est comme ça qu'il y a six mois, on s'est dit:
"Dis donc, ce serait pratique de se Pacser, non? Les impôts, tout ça, c'est pas mal hein?"
Pif, on y a pas trop réfléchit, quelques semaines après, je vérifiais les démarches, de fil en aiguille au fil de conversations méga banales ça m'a emmené au tribunal d'instance, et début juin j'en suis ressortie avec un rencard pour mi septembre, date de notre Pacs.


On était contents de nous même.

Du coup, vu que j'avais déjà gaffé en oubliant de la prévenir qu'on avait l'intention d'unir notre feuille d'impôt à la vie, à la mort, j'ai appelé ma Mom.

"STROP BIEN, ON VA FAIRE UNE SOIREE AVEC TOUTE LA FAMIIIIIIILLE!!"

...
Bigre.

C'est qu'on s'attendait pas à ça en fait.
On avait fait ça tout en smooth, genre, conséquence logique de la vie, et ce débordement de joie intempestif et futurement festif nous a fait un peu bizarre.

Du coup, on a dit aux copains qu'on se Pacsait.
Genre, comme ça, entre le cidre et le fromage.

"STROP BIEN ON VA FAIRE LA TEUF ALL NIGHT LONG ON EST SUPER CONTENTS WIIIIIIIIIIIIIII".

Double bigre.

En fait, c'est la joie des gens qui nous a fait réaliser qu'on était en train de passer un pallier important dans notre vie.

C'est pas qu'on en avait rien à foutre, hein, mais c'était banal, et naturel, quelque chose qu'on faisait histoire de continuer la vie tranquillou pépou.
On y avait pas réfléchit plus que ça.

On a pas réfléchit à notre relation plus que ça, du tout, en fait.
"-On est amoureux?
-Ouaih.
-Et on va rester ensemble toute la vie.
-Non mais même après, seulement toute la vie, c'est trop casu.
-Grave."

Voila.
Dès fois on se dispute parce qu'on a peur de pas être amoureux assez fort et qu'on se tape des crises de paniques comme des cons, mais globalement, on peut se supporter 3 semaines d'affilée collés ensemble quasi h24 sans avoir la moindre envie de s'égorger.

On a un train de vie complètement pas cohérent rapport à mon travail aléatoire et aux heures farfelues du Roi qui se tape les 3 huit.
Du coup on est pas dans une routine moche, et on se satisfait des moments passés ensemble.
On se défoule pas l'un sur l'autre parce qu'on a tout les deux autre chose à foutre.
Et on est quand même vachement amoureux.
Ce qui doit aider.

Vachement amoureux avec vachement l'envie de vivre dans le calme.
Notre environnement est le moins stressant de la terre.
Pour trouver plus calme que chez nous (à part notre grand ménage mensuel) il faut déménager dans un cimeterre.

On est des gens cools et heureux.



On a énormément de trucs à faire de prévus.

-Partir en Finlande à vélo.(fous que nous sommes)
-Faire du GN en armure, et faire de l'épée médiévale.
-Avoir une maison de hobbit.
-Et un lardon braillard avec une dénomination mythologique.
-Voir le japon et la nouvelle Zélande.
-Se marier en mode païen sous un gros chêne ou un grand if, ou un gronarbre.
-Continuer à avoir des projets à la con.
-Avoir une pièce entière de bibliothèque. (et pas un cagibi.)
-Apprendre à sculpter la résine, l'époxy, et apprendre à travailler le cuir pour faire ns propres matos de guerrier.
-Déménager à l'étranger. Si possible un pays d'étrangie ou les étrangers parlent à base de vieux germanique et où il y a de la neige et des huskys.
-Etc...

Bref.
On a énormément de trucs à faire dans notre liste de "trucs à faire de la vie de ouf qu'on va rigolu" alors le Pacs, tu vois, c'est bien, mais on y avait pas vraiment réfléchit.
pas du tout.



Du coup, on s'est rendu compte que c'était super important, et qu'on s'engageait dans ce truc super important en mode extra relax.
Alors on s'est un p'tit peu questionnés quand même.

Vu la réaction des gens autours de nous, est-ce qu'on prenait à la légère un truc de ouf?
Genre on allait changer nos vies et on le savait pas?
(non.)

On a décider de s'en fiche, mais finalement, l'idée s'est un ptit peu installée dans nos têtes que c'était vraiment important.
Après tout, comme je l'ai un peu lâché à la face de ma Mom dernièrement, si, en fait c'est important, et dire que c'est pas important c'est un peu cracher à la figure de tous les couples que la loi interdisait de se marier jusqu'à il y a peu et qui n'avaient "que" ça.

C'est décider qu'on va vivre ensemble, (et autres trucs barbares, genre si on va partager les sous du ménage que nous formons, si on va se séparer, est-ce que c'est Mw ou moi qui part avec les plaques à inductions, blablabluh.) et décider qu'on dit à la mairie qu'on est des amoureux.
(car d'ici là nous vivions dans la clandestinité et le pêcher ma bonne dame.)
(les pêches c'est bon.)
(bah quoi? )

Ce qui fait que en fait, la France (à prononcer avec l'accent du terroir), sera au courant de notre union, et que maintenant nous en sommes responsables, tout ça.
Qu'on peut plus déconner et "casser" comme des lycéens, parce que maintenant si on se dispute, va falloir décider de qui a la garde de la XboX.

Héouaih.
On est des adultes nous, ouaich.




(enfin, on est beaucoup plus "partners in crime" qu'adultes responsables, mais l'Etat (avec une majuscule) n'est pas sensé le savoir.)
(et tant mieux pour lui.)

Néanmoins, maintenant, c'est sûr, on est dedans.
Moi en tout cas je suis dedans.
Et Le Roi Mew aussi je pense, à ses petites allusions contentes.

Et c'est là que je me dis que ça fait bizarre.
C'est pas un marriage, je veux dire, il n'y a pas toutes les obligations juridiques farfelues du mariage, mais il y a quand même des obligations, des choses légales, et il y a le grand saint Grâal de l'officialisation.
C'est assez étrange.

Est-ce qu'on a besoin de ça pour dire qu'on est vraiment ensemble?
Est-ce que ça va changer quelque chose pour nous?

Au final, j'aurais tendance à dire que non, et à rattacher ça à l'article précédent.
Dans le vrai monde réel de la réalité véritable de là où il y a des LOIS nous n'existons pas en tant qu'amoureux. enfin, si vaguement, parce qu'il y a nos deux noms sur la boite aux lettres et le bail de notre appartement.
*thumb up*

Finalement, on va tout simplement accorder la réalité dans laquelle on vit à la réalité du monde des Lois et tout ça.
C'est pas rien. Ca veut dire que personne pourra nous dénier le droit d'être amoureux et qu'on pourra se mettre en statu "Pacsé" sur Facebook histoire de faire jaser (parce que lulz?) (non en fait on s'en tamponne la coquillette avec un sucre.).

Parce que la réalité du monde véritable des gens qui vivent dehors tout ça, ça m'est égal, hein, si elle sait qu'on est amoureux.
En vrai, on sera ensemble toute la vie, celle d'après, et on se connaissait déjà dans celle d'avant.
Alors pour te dire si ça a à une importance pour nous d'avoir un tampon de félicitation vous avez le droit de niquer dans la légalité, et une image parce qu'on a bien tout fait nos démarches administratives.

La seule importance que ça à, en fait, d'officialiser une relation c'est les autres.
Impressionner les autres, réunir les autres, et clamer aux autres qu'on s'aime.
Comme si de faire valider l'amour par le plus de monde possible pouvait le rendre plus fort.

j'en sais rien.
Sans doute que oui, vivre au grand jour, tout ça.
C'est une merveilleuse occasion de hurler "regardez, on s'aime!" et d'être égoïstes.

Et j'approuve quand même pas mal ce geste.


Notre relation résumée en un gif (avec rôles interchangeables)


Sinon, parlons en des démarches administratives.
Parlons en.

Bon, j'ai pas regardé ce qu'il fallait pour se marier, mais vu la masse de trucs pour se Pacser, je pense que pour le mariage il doit falloir diverses empreintes (dont celles de l'intérieur des narines) ainsi qu'un échantillon de sang, et un test ADN.

Non mais sérieusement.
Il faut qu'on fasse une déclaration sur l'honneur (je me demande ce que ça donne pour les gens qui n'en ont aucun et grillent les handicapés sur les places de parkings spécialisés, ils font une déclaration sur la fourberie?) qu'on est ni frères, ni parents, ni cousins.
*frissons*
Sérieusement?
Non mais si je voulais vivre avec mon frère et forniquer avec lui j'irais pas le DÉCLARER à la mairie.
Bande de fous.

Ensuite, il faut faire une déclaration sur l'honneur (encore) qu'on habite bien ensemble.
Genre c'est quoi s't'un test au cas où on a menti, tout ça, ça serait pas plus simple de fournir un bail?
Ou une quittance de loyer, que sais-je.

Enfin, je vois le pratique pour les couples qui n'habitent pas vraiment ensemble, etc, mais, la déclaration sur l'honneur qu'on habite ensemble si c'est pour nous obliger à le prouver le mois d'après avec les impôts, je vois pas l'intérêt.

Après on doit faire la convention de Pacs.
...
Le machin que je me suis recopié à la main parce que je trouvais franchement, aller le faire imprimer chez copifac, c'était tounaz.

Donc, la convention de Pacs.
Où tu dois indiquer que machin et toi, vous vous Pacsez.
Ensuite donner vos dates de naissance, si vous êtes Français (à prononcer avec une baguette fraiche entre les dents) et oùs'que vous êtes nés si vous êtes bien d'chez nous.

Ensuite, il faut dire, non, définitivement, on est pas frère et soeurs. pas même cousins. Même au huitième degré.

Que ouiouioui, juré, on habite bien ensemble à l'endroit indiqué, oui, voila, merci.

Ensuite, il faut choisir si on doit apporter "ce qu'on peut, on est pauvre, casse pas les miches" au ménage, ou si on doit chacun mettre une somme donnée par mois pour le coca et les chocapics.
(nous avons choisis la première option parce qu'on est des gens simples.)

Après ça, il faut aussi choisir "l'option glauque" aussi nommé "en cas de rupture du Pacs".
Où tu apprends que si vous le rompez à deux, c'est bien, mais sinon, si y'en a qu'un des deux qui veut se casser, l'autre à qu'à fermer sa mouille.
Il y a l'option:
"On garde toutes les factures toute notre vie car vivons heureux ensemble jusqu'à la fin des temps, certes, mais si on se sépare c'est moi qu'ai acheté le Dyson, c'est moi qui part avec!"

....
Glamour à souhait.

Et y'a l'option "gros feignant confiant en la vie" (que nous avons donc choisit).
"Si vous vous séparez, vous faites comme vous pouvez, mais venez pas pleurnicher après, vous n'avez aucun recours, démerdez vous."
En gros, même si c'est lui qui a acheté mes jeux Batman, c'est moi qui les garde, et même si c'est moi qui lui ait offert ses lunettes steampunk, c'est lui qui les garde.

...
Dans le cas très improbable ou, soumis à des produits issus de Tchernobyl, nos supers pouvoirs respectifs nous empêchent d'être ensemble.

Dans tout les cas, nous irons victorieux, Vendredi, sapés comme des Gothiques un jour de classieuseté au tribunal pour recevoir notre sacro saint petit papier qui dit qu'on est Pacsés, et dans la légalité légale.

Toupareil.
Et essayer de ne pas perdre le fameux papier...
Histoire de ne pas faire comme d'habitude.

(ce que j'ai trouvé rigolu, c'est que genre, on est responsables des dettes l'un de l'autre, mais avec une clause "faut pas déconner" qui dit que, bon, si la datte est pour un truc pas essentiel au bien être de notre ménage, ben on est pas obligé de la subir tout les deux, hein.)
(genre s'endetter pour acheter une maison, ok, mais le crédit pour une vraie épée bâtarde Norvégienne, démerde toi.)
(ces gens sont d'une logique, c'est effrayant.)

Sur ce, je vais aller travailler mes photos, et préparer la teuf de ce week end.

je vous aime.


Gros comme ça.